[13] Accents n°197 fév/mar 2010
[13] Accents n°197 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de fév/mar 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : transports... coup d'accélérateur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
PHOTO : J.P. HERBECQ. Education Charlotte Volonakis, 20 ans (Association de Médiation Sociale) Collège Arthur Rimbaud (Marseille 15 e) : « Quand un 3 e vient vers me dire qu’il a réfléchi à ce que je lui ai dit et qu’il va changer d’attitude en me regardant bien droit dans les yeux, j’ai le sentiment d’être utile. » 14• ACCENTS Le dispositif de médiation sociale aux abords des collèges, mis en place par le Conseil général et l’État en 2002, est désormais reconnu comme un outil de maintien du lien social. Au collège et dans les quartiers, ils font partie du paysage. C’est dire si les élèves, les riverains et les commerçants ont désormais l’habitude de voir les médiateurs sociaux aux abords des collèges. Le dispositif de médiation sociale existe depuis 2002, il a été progressivement étendu à 39 collèges à Marseille et à huit autres villes du département. « Je suis là depuis trois mois, explique Charlotte Volonakis, 20 ans médiatrice au collège arthur Rimbaud (Marseille 15 e), pour incarner une présence adulte, celle qui fixe les limites de la transgression et peut éventuellement transmettre des valeurs de civisme et de respect ». La rue, une zone de droit « Outre la drogue, le racket, les vols, il existe des situations de moindre gravité à apaiser, où nous jouons les pompiers sociaux » explique Patrick Maillard le directeur d’adelies. « Pour Malika El Fehli (Association Adelies) travaille aux abords du collège Henri Wallon (Marseille 14 e). MÉDIATEURS AUX ABORDS DES COLLÈGES Dialoguer pour apaiser les tensions quelques mots, un regard, une bousculade, une querelle amoureuse ou parce qu’ils ont simplement faim, les adolescents vont vite s’échauffer à la sortie des cours. » L’association est l’une des trois structures financées par le Conseil général pour assurer ce travail de prévention, avec aMS (association de médiation sociale) et tEEF (tarascon Espace info Formation). Sans pouvoir de police, les médiateurs sont encadrés par des tuteurs et 82 agents de médiation sociale se répartissent en binôme sur 39 établissements du. département.• PHOTO : C. ROMBI
PHOTO : S. ECOCHARD• F 3 QUESTIONS À... Janine Ecochard, Vice-présidente du Conseil général déléguée à l’Education « Les abords des collèges sont plus sûrs » Qu’est-ce que la médiation sociale aux abords des collèges ? Janine Ecochard : C’est d’abord une expérience initiée il y a 8 ans dans notre département suite au constat d’insécurité régnant aux abords de certains collèges de Marseille et du département. Le Conseil général a volontairement fait appel à des médiateurs sociaux patrouillant sur un périmètre de 500 mètres autour des établissements au moment des entrées et des sorties des élèves. Le besoin était réel. Le choix des collèges s’est fait avec l’inspection d’académie. Ce dispositif s’est-il révélé positif ? J. E. : Ce souci de prévention et de veille a mûri en un dispositif dont l’opportunité est avérée. La sortie du collège n’est des coordinateurs et travaillent en relation avec les commissariats de quartier, les commerçants et les associations locales. ils rassemblent et traitent ainsi les informations relevées par les équipes de terrain : « Pas toujours des violences ou des constats de dégradations urbaines mais aussi l’absentéisme » explique Olivier Herbaut, coordinateur chez adelies. Malika El Fehli est médiatrice à Marseille, ce qui va lui servir de tremplin pour devenir Éducatrice spécialisée. Elle ne considère pas que la tension entre les jeunes soit pire qu’ailleurs. « Je les trouve juste agités, en pas une zone de non-droit. 24 collèges étaient concernés en 2002 contre 39 aujourd’hui. Le travail se fait en partenariat avec les équipes pédagogiques et les surveillants de l’Education nationale ou les médiateurs des collèges, la police et tous les autres agents de sûreté publique. Quel est l’avenir du dispositif ? J. E. : nous aurions souhaité étendre le dispositif pour toucher plus de collèges mais l’État n’accorde pas les financements complémentaires. Encore faudrait-il pour ce faire que l’Éducation nationale conserve les postes de surveillants et que les effectifs des forces de Police, ne diminuent pas. Les médiateurs doivent pouvoir rester dans leur mission. notre volonté, avant de sanctionner et de punir, est de prévenir. manque de douceur. Ce qu’ils vivent socialement est difficile. » Devenus aujourd’hui une référence, les médiateurs ont pris leur place auprès des jeunes en partageant leurs expériences. Cela peut prendre des mois pour établir une relation de confiance, ramener les jeunes au dialogue, rappeler les règles de vie en société. « Sans moraliser ou juger », comme le souligne Patrick Flory, président de la FCPE 13, pour qui « le médiateur social est tout sauf un système répressif ». Ce que les jeunes ont bien compris. n M.R. C LES PARENTS D’ÉLÈVES UNANIMES Pour Cécile Vignes de la Fédération de Parents d’élèves de l’enseignement public (Peep 13) « le dispositif médiation sociale aux abords des collèges serait bénéfique auprès de tous les établissements, pas seulement dans les contextes difficiles ». Pour Patrick Flory de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE 13), « il serait une erreur de mélanger les rôles : les médiateurs de collèges à l’intérieur, les médiateurs de proximité aux alentours, la police, et même les futures EMAS* du Rectorat ont des prérogatives distinctes : ils sont complémentaires. » *Emas : Equipes Mobiles Académiques de Sécurité postées par l’Education Nationale au début d’année sur l’ensemble de l’Académie Aix-Marseille. Le Conseil général prend en charge 53% du coût du dispositif de médiation sociale aux abords des. collèges contre 47% pour l’État. PHOTO : J.P. HERBECQ PHOTO : J.P. HERBECQ ACCENTS• 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :