[12] L'Aveyron n°229 jui/aoû 2020
[12] L'Aveyron n°229 jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°229 de jui/aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aveyron

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, le département au côté des aveyronnais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Retrouvez la liste des producteurs locaux de vos communes sur aveyron.fr/producteurs-locaux Initiatives LES CIRCUITS COURTS ET SOLIDAIRES Pendant la période de confinement, une autre approche des relations humaines s’est développée. Soit pour continuer à exercer une activité professionnelle indispensable, soit pour venir en aide à des professions en difficultés. Rencontre avec trois acteurs aveyronnais qui ont innové pendant la période de confinement. BERNARD ROUALDÈS, MARAÎCHER À PORT D’AGRÈS Jusqu’au déclenchement de la pandémie, nous commercialisions nos légumes selon trois canaux  : un peu de vente directe à l’exploitation, sur les marchés hebdomadaires comme le samedi matin à Rodez et auprès des restaurateurs qui représentaient 50% de nos ventes. Pour continuer à écouler notre production, nous avons mis en place plusieurs points de livraison, mais rapidement, nous avons été débordés et nous avons restreint notre présence à deux sites  : Bourran à Rodez et Bezonnes. Le bouche à oreilles a très bien fonctionné, et il y a eu un fort effet d’entraînement par nos clients eux-mêmes. Mais ce n’a pas été simple à gérer. En effet les commandes étaient erregistrées par SMS ou par mail et il a fallu à moment-donné imposer certaines limites. En effet, les clients nous envoyaient leurs commandes à n’importe quelle heure du jour… et parfois de la nuit. Cela étant, le volume des commandes a été tel que nous avons embauché une personne en plus pour préparer les commandes quotidiennes. Certains jours, à Bourran, nous avions plus de 100 livraisons à préparer ! Pour nous, ce fut quand même une expérience intéressante. » MARC LOUBIÈRE, INITIATEUR DE L’AIDE AUX ROUTIERS À CANABOLS Je suis chauffeur routier, mais mon médecin m’avait confiné à mon domicile. Cela étant avec mon ami Gaël Riva, quand nous avons appris la détresse des routiers avec tous les restaurants fermés, on s’est dit qu’il fallait lancer une initiative solidaire. Nous sommes donc allés voir les grandes et moyennes surfaces alimentaires que nous connaissions. Et grâce à Leclerc, Proximarché à Laissac qui a été extraordinaire, Intermarché à Onet, Veyre Primeurs, le traiteur Chauchard, la ferme Boubal, ou L’épi du Rouergue, nous avons pu proposer des paniers repas aux routiers. Le premier jour, on a fait comme on a pu, mais au fil des jours et des dons, nous pouvions proposer des paniers aveyronnais, végétariens et halal ! Les restaurateurs locaux ont aussi cuisiné pour les routiers. Mais tout cela n’aurait pas été possible sans l’investissement des habitants des villages voisins. Cela a soudé les gens et ils ont partagé une belle initiative entre personnes qui parfois ne se connaissaient pas. 40 bénévoles se sont relayés pour assurer ce service, en respectant les gestes de sécurité. » MARIE ET SAMUEL ANDRIEU, RESTAURANT LE PLANOL À FLAVIN Depuis trois ans que nous avons repris le restaurant, nous avions déjà l’habitude de travailler au maximum avec des producteurs locaux. Mais pendant la période de confinement, nous nous sommes rapprochés encore plus de producteurs voisins. Cela nous a permis de proposer des menus en vente à emporter, avec les productions de canards de la ferme des Beaux Renards, les agneaux bio de la ferme du Mas Marcou et de la ferme de Bournhounet à Flavin. Nous nous sommes approvisionnés en miel de Flavin, en bleu des Causses, en fromages de chèvres au Vibal, en porcs élevés sur paille à Peyrusse le Roc… Grâce à ces productions en circuits courts, nous avons pu réaliser une vingtaine de repas à emporter par jour. Et nous avons continué le vendredi soir, car il y a une demande importante, nous avons ainsi réalisé environ 80 repas par soir. Au final, même si cela revient un peu plus cher, les gens apprécient et reviennent. Tout comme nous, ils sont fiers de déguster de bons petits plats, préparés à partir de produits locaux. »



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