[12] L'Aveyron n°177 septembre 2012
[12] L'Aveyron n°177 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°177 de septembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aveyron

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : des projets de territoires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 NOS RACINES histoire Durand du Pelvoux, « monté là-haut sans tambour ni trompette » Dans l’ambiance du massif des Ecrins Le capitaine Durand est né à Séverac-le-Château en 1797. Spécialiste de la géodésie par triangulation, il fut le premier homme à atteindre le sommet du Pelvoux, à près de 4 000 mètres, en 1828. Le premier point visé par le capitaine polytechnicien Adrien Armand Durand fut le signal du Lagast, depuis le sommet du clocher de la cathédrale de Rodez, chargé qu’il était « des opérations géodésiques de 1 er ordre qui sont relatives à l’exécution de la carte de France ». Parcourant les Alpes, il en mesurera la majorité des cimes. Mais sa plus grande réussite reste le relevé du Pelvoux. Le 15 août 1828, il écrit à ses supérieurs : « depuis le 29 juin jusqu’au 30 juillet, j’ai terminé la reconnaissance. J’ai, depuis ce jour, fait construire les signaux du Pelvoux et du Bec de Grenier ». Comme le souligne Roger Canac (lire cicontre), « pour construire des signaux sur le Pelvoux, il fallait y être monté ». Durand, pourtant, ne s’en glorifie pas mais la preuve existe. L’ascension a eu lieu entre le 30 juillet et le 15 août 1828. Ces jours ne furent « que des journées de travail ordinaires ». Le récit qu’il en fera – après la deuxième ascension, en 1830 probablement – est sec, purement descriptif. « (…) On traverse (le glacier) sur des dos de glace séparés de la grande masse par d’énormes crevasses. On fait des marches dans la glace avec une hache. (…). On tourne à droite et à gauche pour éviter les parties trop dangereuses et des parties presque verticales couvertes de neige et de glace. (…) et l’on arrive à une crête que l’on suit péniblement jusqu’à ce qu’on arrive sur le plateau de neige (…) et l’on arrive enfin au pied du rocher sur lequel est établi le signal ». Durand mourra en 1835 après être « monté là-haut sans tambour ni trompette ». L’hommage rendu au Capitaine Durand, avec une stèle élevée à sa mémoire dans le village d’Ailefroide, au pied du Pelvoux. EN SAVOIR PLUS Un livre : Durand du Pelvoux, Roger Canac, éd. De Borée, 2001. Roger Canac est lui aussi né en Aveyron, à Auriac-Lagast. Pâtre, il étudia au séminaire puis à la Sorbonne avant de devenir instituteur dans les Alpes, dans le massif de l’Oisans, et guide de haute montagne, accédant à la présidence du syndicat national de 1985 à 1988. Ecrivain, il a publié autant sur le Rouergue que sur les Alpes. Al canton Occitan, lenga plurala Es plan rare d’ausir parlar un francés academic. Es encara mai vertat per l’occitan que es una lenga sens acadèmia e que ramosa sièis dialèctes màgers : auvernhàs, lemosin e vivaro-alpin per l’occitan del nord ; gascon, lengadocian e provençau per l’occitan del sud. Es pas totjorn aisit de desfelsir las causas entre la forma oficiala d’una lenga e las formas d’usatge ; encara mai quand se tracha de sinonims. Per exemple, quand escrivèm « grifol », l’òm pensa mai que mai a la planta, sustot se l’òm demòra dins un país grifolièr, mas los que demòran dins una vila anciana pensan al bacin de rajols, subretot se la vila se trapa dins un airal que lo grifol li buta pas. Cal èsser de l’airal de Riupeirós per saupre que « lo cap en borra » es un biais de parlar del cap de vedèl dels repaisses de fièira o de fèsta, mai que mai pels maridatges. Es vertat que, per l’ensenhament, fa mestièr una lenga normalizada e actualizada. Es de mercés aquò que un projecte d’acadèmia per l’occitan es en camin. Mas aquò empacha pas d’emplegar las formas localas. Es un pauc çò qu’Antonin Perbòsc escriviá a Enric Mouly en 1928 per dire que valiá mai escriure dins son parlar puslèu que de manlevar als vesins estant que lo fons comun occitan demorava pro important.



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