[11] Perspectives n°25 mar/avr 2020
[11] Perspectives n°25 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de mar/avr 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'égalité hommes-femmes, c'est l'affaire de tous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CES ASSOCIATIONS QUI ACCOMPAGNENT LES FEMMES Elles sont nombreuses dans l’Aude ces associations à militer pour le droit des femmes, à œuvrer au quotidien pour que l’égalité entre les sexes ne soit pas un vain mot. S’il est impossible de toutes les citer, voici quelques initiatives remarquables qui contribuent à améliorer le quotidien des femmes sur notre territoire. COULEURS CITOYENNES VEUT « LIBÉRER LA PAROLE » À Carcassonne, l’association Couleurs citoyennes est installée au cœur du quartier de La Conte depuis près de 30 ans. Ses principes ? L’éducation, la transmission, le savoir et l’autonomie. Avec un leitmotiv  : l’égalité. Au collège Jules-Verne ou au lycée Jules-Fil notamment, dans les quartiers La Conte ou Ozanam, elle sensibilise les jeunes à la lutte contre les discriminations et les préjugés sexistes. « Nous voulons libérer la parole des femmes et faire évoluer les mentalités », confie Jackye Leclair, ancienne présidente de l’association et toujours membre active. « Le plus important est de pousser la porte de notre local. C’est le premier pas pour aller plus loin et avancer ensemble. » Les nombreux ateliers de l’association – lutte contre les violences conjugales, peinture, poésie, photographie, sociolinguistique, etc. – sont un moyen pour les participantes de rompre leur isolement et de partager leurs difficultés. « Par l’échange, ces femmes retrouvent l’estime d’elles-mêmes, reprennent confiance en elles et osent se lancer dans de nouveaux projets », remarque Jackye Leclair. 20 AUDEMAG I MARS-AVRIL 2020 ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES LE COLLECTIF 11 DROITS DES FEMMES MILITE, ORIENTE ET SENSIBILISE Au collectif 11 Droits des femmes, le militantisme féministe s’accompagne d’actions concrètes pour lutter contre les discriminations, les violences ou le sexisme. Dans le cas de violences, le collectif soutient les victimes en les accompagnant au commissariat si besoin, en se portant partie civile lors de procès ou en orientant les femmes vers d’autres associations. Des stages d’auto-défense physique et verbale sont aussi organisés. « Les femmes de tous âges sont victimes », souligne Rosine Charlut, la présidente du collectif 11 Droits des femmes. « L’égalité filles-garçons doit s’établir dès l’enfance avec une éducation non sexiste », poursuit-elle. Pour sensibiliser les jeunes, des interventions sont organisées dans les collèges et les lycées du département avec la distribution aux élèves de questionnaires sur le sexisme ou la diffusion de court-métrages pour ouvrir la réflexion. Lors du festival Kultur’elles, organisé chaque année par Music al Sol, le collectif 11 Droits des femmes, partenaire de l'événement, sensibilise le public au problème des violences conjugales. « Aujourd’hui, les femmes prennent la parole. De jeunes femmes utilisent leur notoriété pour faire entendre nos revendications », se félicite Élisabeth Oustric, la trésorière de l’association. « Mais c’est un long combat car les progrès sociaux obtenus par les femmes, comme le droit à l’avortement, sont fragiles et parfois remis en cause. » Pour en savoir plus sur les bons réflexes à avoir en cas de violences conjugales, voir notre rubrique C’est pratique, p.24-25
ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES UN « VIOLENTOMÈTRE » POUR MESURER SA SITUATION CONJUGALE Le collectif 11 Droit des femmes met à disposition des femmes un outil pour « mesurer » l’exposition des femmes à la violence dans leur relation de couple  : le violentomètre. Celui-ci permet de déterminer objectivement si la relation est saine et basée sur le consentement mutuel ou, au contraire, si elle est toxique et lorsqu’il est nécessaire d’en parler et de se faire aider. L’échelle comporte 24 graduations allant du vert, lorsque la relation est saine, à l’orange, quand les violences sont omniprésentes, et jusqu’au rouge, si l'un des partenaires est en danger et doit se protéger. Si votre compagnon « respecte vos décisions, vos désirs et vos goûts », et s’il « s’assure de votre accord pour ce que vous faites ensemble », alors votre couple est sain. S’il « rabaisse vos opinions et vos projets » et qu’il vous « isole de votre famille et de vos proches », vous êtes victime de violences qui n’ont pas lieu d’être. Enfin, s’il « pète les plombs lorsque quelque chose lui déplaît » ou qu’il « vous oblige à avoir des relations sexuelles », la relation est nocive  : protégez-vous et demandez de l’aide rapidement. AVEC LE CIDFF, « VOUS N’ÊTES PAS SEULES » Autre acteur associatif incontournable, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) propose des dispositifs d’écoute, d’accompagnement, d’orientation, de groupes de paroles et d’accueil de jour. Deux intervenantes sociales police et gendarmerie, une sur l’est du département, l’autre sur l’ouest, interviennent à la demande des forces de l'ordre quand elles reçoivent des victimes de violences, qu'elles portent plainte ou pas. « Chaque fois qu’un fait de violence est dénoncé ou que les forces de l'ordre interviennent au domicile, les intervenantes sont alertées », explique Marie-Christine Munoz, la présidente du CIDFF de l’Aude (voir notre rubrique Dans la peau de, p.15). « Elles entrent en contact avec les victimes pour leur proposer un rendez-vous et mettre en place un accompagnement social. L’objectif est que la femme victime (ou l’homme, le cas échéant) prenne conscience de sa situation de victime. » L’intervenante, en fonction de la situation, l’oriente vers des partenaires sociaux. Le CIDFF peut être cet interlocuteur pour lever certains freins. « L’important, poursuit Marie-Christine Munoz, est d’aider ces femmes à déconstruire l’emprise que l’auteur a sur sa victime et de leur démontrer qu’il existe des solutions pour se reconstruire par rapport aux enfants, au logement, à l’emploi. » Le CIDFF a aussi mis en place des ateliers pour les enfants de ces victimes de violences. « Aujourd’hui, nous ne parlons plus d’enfants témoins mais bien d’enfants victimes. En groupe, les enfants font des activités créatives et peuvent parler et se reconstruire. Le message pour ces femmes victimes de violences est de dire  : vous n’êtes pas seules. Vous pouvez être accompagnées psychologiquement, conseillées juridiquement, avoir des solutions pour le logement, pour vos enfants... Tous nos partenaires sont mobilisés pour les aider », rappelle la présidente du CIDFF. MARS-AVRIL 2020 I AUDEMAG 21



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