[11] Perspectives n°221 juin 2013
[11] Perspectives n°221 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°221 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (195 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : les mutations de l'agriculture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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agriculture Dans le schéma départemental d’aménagement du territoire Aude 2030, que les élus ont voté le 6 mai dernier et qui organise l’avenir de l’Aude – et de chacun dans l’Aude – pour les 15-20 prochaines années, l’agriculture reste, avec le tourisme, la pierre angulaire de l’économie audoise. Mais il va falloir l’aider à changer… Élus départementaux et des chambres consulaires s'unissent pour le projet Aude 2030 Les mutations de l'agriculture Les fragilités Deuxième activité économique du département derrière le tourisme mais seulement 7% du PIB. 7% de l’emploi, soit 9 000 temps plein pour 7 300 exploitations. Comme partout ailleurs, le nombre d’exploitations diminue : - 22% entre 2000 et 2010 (- 30% en Languedoc-Roussillon). Les petites exploitations sont en nette diminution (-27%) mais représentent encore 44% du total. 5 240 exploitations cultivent de la vigne (-28% en 10 ans). La viticulture couvre 1/3 de la surface agricole utile et contribue à hauteur de 59% à la valeur produite. L’arrachage (-15 000 ha entre 2006 et 2010) n’a pas été géré collectivement. Deux conséquences aujourd’hui : une perte de production qui impacte les coopératives et une multiplication des friches dont certaines ont des conséquences paysagères ou sanitaires importantes et contribuent à l’augmentation du risque incendie. Le revenu moyen des actifs agricoles audois est l’un des plus bas de France : 12 000 € annuels en 2010 et de grandes disparités extra et intra filières. Les atouts. La qualité sanitaire des productions, due à une climatologie favorable permet d’alléger les traitements. 2/3 des exploitations ont un produit sous signe officiel de qualité, 11% disposeront d’une certification bio en 2015. Près de 1 300 exploitations pratiquent la vente des produits en circuit court. 450 agriculteurs sont engagés dans la marque Pays Cathare. 6 Perspectives...
Les projets Soutenir, maintenir, développer et diversifier les productions agricoles, notamment en créant de nouvelles filières grâce à la recherche, l’expérimentation et l’accompagnement technique, en s’appuyant sur la restructuration parcellaire et le développement de l’irrigation. Dynamiser la filière viticole, notamment en fondant ou refondant l’image et la promotion des vins. L’image de nos produits n’est pas assez affirmée ni assez différenciée par rapport aux autres vins français. Augmenter le revenu des actifs agricoles, notamment en poursuivant les démarches de qualité. Maintenir l’équilibre, la qualité environnementale et paysagère des espaces ruraux et non urbanisés, notamment en aidant l’installation de jeunes agriculteurs. Il faut envisager une politique foncière qui maintiendrait une ceinture verte à vocation agricole (et notamment maraîchère) autour des projets immobiliers afin de préserver les terres agricoles de la pression foncière. n°221-juin 2013 Interview Trois questions à Alain Giniès, Vice-président du Conseil général en charge de l’agriculture Perspectives : L’agriculture a été à elle seule presque toute l’économie de l’Aude. Fait-elle partie aussi de son avenir ? Alain Giniès : Oui, pour au moins deux raisons. La première est que, sur certains territoires, rien ne viendra d’ailleurs pour la remplacer. Elle est donc évidemment l’avenir de ces territoires-là. La seconde raison est que nous avons ici un patrimoine agricole haut de gamme : l’Aude est le département qui compte le plus d’étoiles dans les guides gastronomiques, avec des restaurateurs qui travaillent tous sur des circuits courts et des produits frais. Nous savons donc produire. Nous savons travailler nos produits. En revanche, il faut reconnaître nos faiblesses pour leur donner de la valeur et les vendre. Perspectives : Pourquoi ? A.G. : Il y a une explication historique : notre terre est tellement riche que nous avons pu nous éparpiller partout avec pour seul commandement de produire beaucoup sans nous occuper du reste. On pêche donc par une sous capacité de commercialisation presque originelle. Il y a aussi une explication plus actuelle : notre agriculture – et toute notre économie – auraient vraiment besoin d’une école de commerce ici, à leurs côtés. Résultat : hors filière vitivinicole, nous ne sortons presque pas de produits transformés, qui exigent deux fois plus d’investissements pour le conditionnement et la préparation mais rapportent cinq fois plus. Perspectives : Que fait le conseil général ? Que peut-il faire de plus ? A.G. : Il a été précurseur en créant la marque Pays Cathare il y a vingt ans. Toutes les démarches qualité de ce genre doivent être développées parce que le temps des productions de masse est fini. Avec ses partenaires de la chambre d’Agriculture, de la chambre de Métiers et de l’Artisanat et des chambres de Commerce, il doit aussi continuer à développer les filières locales qui vont transformer les produits frais et les commercialiser parce que si nos produits sont de qualité, il faut qu’ils rapportent à chacun dans sa filière ce qu’ils valent vraiment. Enfin, nous aurons bientôt trois millions de touristes qui viennent dans l’Aude chaque année ; il faut leur apprendre à nous distinguer des autres. Nous n’avons qu’un seul but : apporter de la valeur ajoutée au travail agricole. C’est la condition indispensable pour que les jeunes continuent à s’installer et pour que les friches arrêtent de s’étendre. 7



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