[11] Perspectives n°215 décembre 2012
[11] Perspectives n°215 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°215 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (195 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,2 Mo

  • Dans ce numéro : de l'eau pour l'Aude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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forum cet espace est le vôtre ! Pour ce mois de décembre, nous vous présentons trois œuvres du littoral dont le sujet principal est un bateau ! Hasard ou coïncidence ? Puis nous vous présentons un dessin humoristique de NoTTo situé quelque part en Haute-vallée ! Nous attendons vos œuvres ! > perspectives@cg11.fr ou par courrier postal à : « Mon Aude » • Service Communication• Conseil général de l’Aude• Allée Raymond Courrière• 11855 Carcassonne cedex 9 (Attention, les fichiers JPG ou PDF ne devront pas dépasser 2 Mo par message) Narbonne par Jean D. Port-Leucate par YvonC. Port-La-Nouvelle par Hélène B. 14 Perspecves
tribunes N°215 - Décembre 2012 Julien Mario Conseiller général du canton de Belpech Groupe UMP Non-inscrits Hervé Baro Président du groupe majorité départementale, vice-président du Conseil général Dès 2007 après plusieurs étés très secs, le Département avait initié un programme d’action intitulé : A.L.D.A.E. 2011 concernant la problématique de l’eau. Nous avons soutenu cette démarche. Les ambitions du programme récemment voté appelé A.L.D.A.E. 2015 complètent la démarche précédente et nous nous en félicitions. Je souhaite que ces préconisations soient comprises et acceptées par l’ensemble des élus de ce département. Serons-nous capables d’ici 2015 de nous retrouver tous dans une structure unique qui permettra de sécuriser de manière durable les ressources en eau potable pour l’ensemble des communes du département ? Je l’espère ! Je souhaite depuis plusieurs années que chaque Audois puisse utiliser une eau de qualité nécessaire à ses besoins à un prix qui serait le même pour tous. Avec les engagements pris par le Conseil Général cela me semble possible et ne tient qu’à la volonté des élus de nos communes et E.P.C.I. Ce programme ambitieux a été rattaché à la définition de nouvelles stratégies pour la biodiversité. Je salue cette démarche. Elle est liée de très près à la problématique de l’eau. Le colloque sur la préservation et la valorisation des espaces agricoles et naturels de l’Aude ne fait que compléter une vision globale de l’aménagement du territoire. Toutefois, tous ces engagements ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel. En ce qui concerne l’eau potable l’augmentation de la population nécessitera 6 millions de m 3 supplémentaires pour 2030. Nous ne les trouverons pas uniquement par des économies en optimisant le rendement des réseaux et en faisant des campagnes pour économiser l’eau domestique individuellement. Il faudra augmenter la ressource. La population mondiale devrait atteindre 9 millions d’habitants en 2030, la sécurité alimentaire s’impose comme une priorité absolue. En ce qui nous concerne, si l’irrigation n’est pas développée sur notre département, la friche envahira une grande partie des terres entraînant la désertification de nos campagnes dont tout le monde connaît les conséquences sur l’économie, mais aussi sur la biodiversité et l’environnement. Adieu productions diversifiées, ceinture verte, installation de jeunes agriculteurs, circuits courts, tourisme « AQUA DOMITIA » ne peut à elle seule résoudre le problème. Comme le département a su le faire il y a 30 ou 40 ans, nous devons programmer sur le moyen et le long terme la création d’ouvrages pour stocker l’eau et conforter le remplissage de ce qui existe. Les Pyrénées sont un château d’eau insuffisamment utilisé. Il est prouvé que les quantités d’eau tombées dans l’année sont sensiblement les mêmes qu’autrefois, à nous de capter cette eau quand elle tombe pour l’utiliser ensuite. Tout comme pour l’eau potable, ces projets ne pourront aboutir que si tous les élus se rassemblent pour cette grande cause. Le stockage de l’eau ne pourra se réaliser que si une mutualisation des moyens se fait avec l’EUROPE, l’ÉTAT et la RÉGION, mais aussi avec nos voisins Ariégeois, Haut-Garonnais, Tarnais et Héraultais. Les besoins et les objectifs à atteindre sont bien connus. Les hommes sauront-ils oublier leur individualisme, leur intérêt personnel, parfois leur idéologie pour se retrouver dans cette démarche essentielle pour l’avenir de nos territoires ? J’ose encore l’espérer ! Il y a déjà 300 ans les anciens avec l’œuvre de Riquet ont su nous donner l’exemple. Il y a 30 ans les conseillers généraux de l’Aude ont complété cette démarche par la construction de magnifiques ouvrages. Serons-nous capables de continuer l’œuvre entreprise ? Si certains dossiers imposent la mobilisation de tous, la désertification médicale, notamment dans le secteur rural, en est sûrement l’un des principaux. Le groupe de la majorité départementale du Conseil Général a décidé de s’emparer de ce sujet très important pour son territoire comme pour l’ensemble de sa population. L’absence de médecins libéraux, qui est un constat tout à la fois dans certains cantons les plus reculés que dans des zones moyennement urbanisées posent des difficultés d’accès aux soins pour les Audoises et les Audois. Les causes sont en partie identifiées. Elles tiennent à l’évolution du métier de médecin, au faible attrait de la médecine générale en libéral, à la recherche d’un légitime confort de vie de la part des praticiens, à la priorité, toute compréhensible, donnée à la vie familiale dans un métier qui s’est largement féminisé, etc. Il n’en demeure pas moins que des solutions doivent être trouvées, sans quoi tout un pan de la population n’aurait plus accès à la médecine libérale. Le Conseil Général s’est d’ores et déjà engagé dans le financement des maisons pluridisciplinaires de santé qui permettent la mutualisation des moyens et favorisent la présence de personnels médicaux et paramédicaux à travers un maillage du territoire au plus près des populations. C’est pour cela que le Département a mis en place un dispositif d’accompagnement des internes afin qu’ils viennent faire leur stage de médecine générale en milieu rural. En finançant une partie de leur loyer et de leur trajet avec l’université de Montpellier à laquelle notre département est rattaché, nous facilitons leur venue sur notre territoire. C’est un dispositif similaire que le gouvernement a choisi de mettre en place à travers le plan proposé par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. En effet, le stage obligatoire en cabinet libéral durant les études et un « guichet unique » pour faciliter les démarches administratives pour les étudiants souhaitant s’installer dans des zones sous-dotées en médecine participe de la même démarche d’incitation. Alors que la ministre présentera son plan de lutte contre les déserts médicaux après la concertation qu’elle a annoncée dernièrement, l’action du Département rejoint l’ambition gouvernementale. Preuve s’il en est qu’un pacte de confiance est à nouveau scellé entre État et collectivités territoriales comme le disait le Président de la République aux participants du Congrès des Maires en novembre dernier. 15



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