[11] Perspectives n°208 avril 2012
[11] Perspectives n°208 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°208 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (195 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : 30 ans de décentralisation dans l'Aude !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Solidarités Résidence « Louise Michel » à Limoux : une belle démonstration de projet social pour les jeunes ! Les foyers de jeunes travailleurs sont nés et se sont développés après 1945 dans la mouvance des grands mouvements d’éducation populaire dans les conditions difficiles de l’après-guerre. Les années 2000 sont à nouveau marquées par une situation de crise qui s’accroît avec la baisse des financements publics, les retards pris dans les programmes de logements sociaux et la hausse considérable des prix sur le marché de l’immobilier : pour les jeunes, la « galère » commence… ! Or, le logement est un facteur essentiel de l’insertion professionnelle. Dans le secteur de la Haute Vallée de l’Aude, on a pu constater que certains jeunes devaient renoncer à un apprentissage parce qu’ils n’avaient pas de solution de logement adaptée à Limoux. La création d’un foyer de jeunes travailleurs permet de résoudre ces difficultés. Ces structures répondent aux attentes du Conseil Général car ils permettent un travail progressif sur l’autonomie des jeunes. C’est pourquoi une convention de partenariat a été signée entre le Département et la Fédération audoise des œuvres laïques de l’Aude qui permet, notamment, de réserver des places pour les jeunes relevant de la protection de l’enfance, le Conseil Général apportant ainsi une aide au fonctionnement correspondant à l’occupation de places FJT pour ces jeunes. C’est ainsi qu’un nouvel établissement a été inauguré à Limoux, la Résidence « Louise Michel ». Destinée aux 16-25 ans, la structure propose 48 logements répartis dans trois bâtiments. À ce jour, 36 jeunes sont accueillis mais il fonctionnera très rapidement à plein alors même que quelques aménagements restent à terminer, ce qui confirme le bien fondé de ce projet. Il peut donc servir d’étape entre une prise en charge traditionnelle et une indépendance totale et permettre ainsi d’acquérir les réflexes et habitudes nécessaires à la vie autonome. Faciliter la mobilité des jeunes et les accompagner dans leur parcours d’intégration sociale et professionnelle. C’est dans ce contexte que le nom de « Résidence » va progressivement remplacer le nom de « Foyer pour Jeunes travailleurs », signifiant ainsi une prise en charge plus globale qu’auparavant. Bien plus qu’un toit, Avant réhabilitation.. et après ! 14 Perspectives c’est un espace d’apprentissage de la vie en société et de construction de son indépendance. De même, l’ancienne appellation n’est plus adaptée tant ce type de structure accueille aujourd’hui un public éligible diversifié par rapport aux seuls « jeunes travailleurs » : jeunes suivis par l’Aide sociale à l’Enfance comme un prolongement aux maisons d’enfants, jeunes en formation, en stage, en situation de décohabitation. Quatre Résidences Habitat Jeunes dans l’Aude Avec cette quatrième Résidence pour l’Habitat des Jeunes, la Fédération des œuvres laïques met à disposition des jeunes pratiquement 200 logements, répartis sur 3 territoires de l’Aude : le Carcassonnais, le Lauragais et maintenant le Limouxin en respectant un schéma de développement prudent mais affirmé.
Tribunes Pierre SARCOS Conseiller général UMP du canton de Carcassonne-Centre Lors de notre dernière session les ténors de notre assemblée (A. Viola, P.Authier, H. Baro) n’ont cessé d’opposer la rigueur politique du Conseil Général, gérant au mieux l’aide sociale et les autres frais de fonctionnement dont l’important personnel, à l’irresponsable politique de l’État dont les contributions insuffisantes nous empêchent de fonctionner normalement. Mais cela devrait changer très vite ; en les écoutant je croyais entendre Blanche Neige chantant un jour mon prince viendra ou les hébreux espérant la venue du Messie, venue qui selon eux ne devrait pas se faire attendre et devrait redonner la prospérité au Pays. À cela il n’y a qu’un malheur ; j’ai quelques souvenirs… je me rappelle de 1981 et la grande gabegie qui s’en suivit. Je revois Pierre Maurois dire que tous les voyants sont au vert alors que l’avion était à deux doigts du crash. En ce temps-là, la France était prospère et on avait pu limiter les dégâts. Je me souviens de la retraite à 60 ans et des 35 heures qui ne sont pas étrangères à notre mauvaise situation financière actuelle. Je suis donc désolé de ne pas partager leurs espoirs et leur optimisme surtout dans le contexte actuel. La crise ne nous permettrait pas de supporter la gestion irresponsable de la gauche et le manque de confiance de nos partenaires qui s’en suivrait. En terminant, je voudrais vous laisser méditer sur cette phrase de Goethe : « ceux qui n’ont pas compris le passé sont condamnés à le revivre ». n°208 avril 2012 Hervé BARO, Président du Groupe de la Majorité Départementale, vice-président du Conseil Général La question de l’accès au Haut Débit peut-elle être considérée désormais comme étant derrière nous ? On pourrait le croire, après la réalisation du programme Région/Département, un investissement de 50 millions d’euros pour tout le Languedoc-Roussillon, dont 6 millions d’euros à la charge du Département de l’Aude. Grâce à ce plan, à ce jour, plus de 95% de la population audoise bénéficie d’un service à plus de 2 Mbits. Pourtant, aujourd’hui encore, les quelques milliers d’Audois mécontents, non desservis, se tournent encore vers leurs élus et aimeraient aussi voir leur situation améliorée, surtout lorsque cela handicape une activité économique ou touristique en zone rurale. De cela, pas plus hier avant la décision politique des élus locaux, qu’aujourd’hui, l’État et les opérateurs privés ne s’inquiètent. Quand la réalisation des équipements est rentable, ils assurent. Quand ils reviennent plus cher, à cause des distances ou d’abonnés moins nombreux, ils considèrent que les collectivités doivent se les payer. Où est la justice entre les territoires ? Jusqu’ici, on ne s’en est guère ému. Il faut dire qu’il y a belle lurette que la question qui relève simplement d’un aménagement du territoire harmonieux de la France n’intéresse plus. Et ce n’est pas terminé car, après avoir vu l’État se débarrasser de ses Routes Nationales – la RN 9 et la RN 113 ramenées au statut de Route Départementale depuis 2006 – on reste étonné aujourd’hui, et surtout demain, lorsqu’il faudra payer les investissements, par le sort fait par l’État aux Lignes à Grande Vitesse. Là aussi, on est proche de la mise à l’encan avec des priorités de réalisation en fonction des participations financières des Régions, des Départements, des Agglomérations. On aurait pu penser que des Lignes à Grande Vitesse qui desserviront demain l’Espagne et le Nord de l’Europe, l’Atlantique et la Méditerranée, seraient du ressort des États et de l’Europe. Ce ne sera pas le cas. De ces anomalies très graves, les citoyens, les usagers, les contribuables et les électeurs (qui sont les mêmes), doivent être informés car cela ne pourra pas durer. Tous ont droit aux mêmes services publics de communication, de transports, et il faudra poser aussi, en plus des questions importantes certes, de gares ou de fuseaux de passage, celle d’une justice territoriale à inventer. 15



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