[11] Perspectives n°203 novembre 2011
[11] Perspectives n°203 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°203 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (195 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : la viticulture, un enjeu pour le département !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Perspectives Environnement L’Aude face aux défis de l’Eau : Le Conseil Général se mobilise dans le débat public Depuis toujours, l’aménagement du territoire audois a été guidé par la maîtrise de l’eau. Le Canal du Midi, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité, est l’un des fleurons du système hydraulique existant. L’équipement de l’Ouest audois en matière d’irrigation agricole, à l’époque des Présidents Capdeville ou Courrière, en constitue un plus récent témoignage. Le grand enjeu du programme « Aqua Domitia » est de se donner les moyens de répondre sur l’ensemble du territoire, notamment sur l’Est audois et le lézignanais, au besoin de la population résidente et touristique actuelle et à son évolution, et de rendre possible la diversification des productions agricoles. Eau potable : Répondre au besoin d’une population en constante évolution et sécuriser la ressource nécessaire au développement économique Aujourd’hui il faut satisfaire au confort de la population et aux besoins des différentes activités. Pour accompagner l’accélération d’une fréquentation touristique due à l’aménagement du littoral, il faut optimiser la gestion des ressources pour répondre à un développement économique générateur d’emplois et de richesses. Avec son impact sur la reconversion viticole, le renforcement de l’alimentation en eau est l’un des enjeux de ce développement économique durable de l’Aude. Les Audois savent se mobiliser dans les débats qui les concernent. Le Débat Public sur le projet « Aqua Domitia » porte une dimension régionale qui n’échappe pas au Département de l’Aude. Ce projet représente une opportunité formidable d’accéder à une eau de bonne qualité et en quantité suffisante pour répondre aux nouveaux besoins des populations de notre territoire. Une longue tradition de la maîtrise de l’eau dans l’Aude C’est sur le principe du partage des Eaux de la Montagne Noire, véritable château d’eau naturel, que les grands projets hydrauliques audois ont pu être réalisés, en coopération entre l’Etat et les collectivités locales, en mutualisant les efforts financiers. Le Canal du Midi est l’un des meilleurs exemples d’outil d’aménagement du territoire et du déve- 14 loppement économique. N’oublions pas que ce dispositif a assuré l’essor du Languedoc au 19 e siècle. La suite est assurée : dans le même esprit de coopération, sous l’impulsion du Conseil Général de l’Aude et des responsables socioprofessionnels agricoles, les aménagements de l’Ouest audois se sont poursuivis grâce à la construction du Barrage des Cammazes, de la retenue de la Ganguise, des Barrages de Laprade, de Montbel, de la Galaube, qui forment un réseau exceptionnel en France. La ressource en eau a été sécurisée, le tourisme fluvial pérennisé et les productions agricoles diversifiées. Créer une solidarité interdépartementale entre Aude et Hérault Si le Barrage des Monts d’Orb alimente la région de Béziers et le littoral audois, il faut désormais consolider ce dispositif par un maillage de ressource dans l’Est audois, rendu possible par le projet « Aqua Domitia » ALDAE : L’Eau, formidable défi pour l’Aude de demain Bien rare et précieux, l’eau doit être préservée et exploitée au mieux. Susciter une évolution dans les comportements de consommation des citoyens, accompagner techniquement et financièrement les collectivités territoriales pour leur permettre d’améliorer leurs réseaux de distribution, les soutenir dans Maillon littoral audois Maillon minervois leurs projets de rénovation, d’extension et de construction de stations d’épuration des eaux usées, aider l’agriculture et la viticulture à maîtriser l’eau, en favorisant une pratique raisonnée de l’irrigation, et enfin exploiter l’eau a des fins de production d’énergie électrique et d’activités touristiques (sports d’eau vive, bases nautiques sur les retenues d’eau, navigation fluviale sur les canaux), tels sont les objectifs du programme ALDAE, lancé en 2009. C’est tout le sens du Cahier d’Acteurs déposé par le Conseil Général de l’Aude au dossier de l’enquête publique qui appelle les citoyens de notre territoire à s’exprimer dans le cadre du débat public. N’hésitez pas à vous y exprimer. Votre avis compte. Afin de permettre aux habitants et aux acteurs de la vie publique de débattre des principales caractéristiques de chaque thème en fonction des enjeux locaux, des réunions territoriales sont prévues : - Le 29 Novembre 2011 à Port-la-Nouvelle (maillon littoral audois) - Le 1er Décembre 2011 à Lézignan- Corbières (maillon Minervois) - Le 15 Décembre 2011 à Narbonne (réunion de clôture) Voir le calendrier réunions du débat public : www.debatpublic-aquadomitia.org
Tribunes Julien MARIO, Conseiller Général du Canton de Belpech, Président du Groupe Non Inscrits et UMP « Disposer en quantité suffisante d’une eau de bonne qualité » et j’ajouterai à un prix identique sur tout le Département, me semble le projet le plus ambitieux et le plus important de la prochaine décennie. Je soutiens de toutes mes forces le projet AQUA DOMITIA et j’ose espérer que l’ensemble des financeurs permettront que rapidement une antenne arrive sur notre Département. Avec cette opération l’Ouest du Département ne doit pas être oublié. En ce qui concerne l’eau potable l’interconnexion des syndicats existants est une urgence immédiate. Le Syndicat Belpech Molandier et le Syndicat de la Vixiège n’ayant qu’une seule ressource se verraient privés d’eau si un problème grave survenait sur le puits. Pour pouvoir réaliser ces interconnexions et trouver de nouvelles ressources, l’adhésion de l’ensemble des communes du Département à la Fédération Publique des Eaux est indispensable. J’espère que les élus responsables des agglos et des grandes villes mettront leurs grands principes de solidarité en accord avec leurs choix en adhérant à la Fédération des eaux comme la plupart l’ont fait en adhérant au Syndicat des Énergies. Il y va du maintien de la vie et du développement de nos communes rurales. Seules ces petites communes et les syndicats auxquels elles appartiennent ne pourront faire face aux besoins futurs et aux problèmes rencontrés. Certes, si l’alimentation en eau potable est indispensable à la vie, l’eau et l’irrigation (n’en déplaise à certains) est aussi importante si nous voulons maintenir une agriculture diversifiée et une viticulture compétitive dans notre Département. Comment sans eau remettre en culture les espaces abandonnés par la vigne. Sans eau il n’y aurait aucune reprise d’exploitation dans l’Ouest Audois en particulier. Sans eau pas d’agriculture paysanne dont on parle tant, pas de ceinture verte autour des villes. Dans l’Ouest Audois cette eau d’irrigation existe grâce aux installations telles que la Ganguise, Montbel, les nombreux lacs collinaires. Mais cette ressource est devenue insuffisante et doit être confortée. Les Pyrénées sont un magnifique château d’eau qui laisse s’échapper des centaines de millions de mètres cube d’eau en hiver. Soyons ambitieux comme l’ont été nos anciens ; il serait si facile de faire le nécessaire pour remplir nos ouvrages chaque année. Je voudrais qu’on arrête les aprioris sur l’irrigation qui bloquent toute démarche et qu’on vienne avec ceux qui vivent tous les jours dans nos champs constater que depuis 30 ans la faune et la flore de nos régions se sont énormément enrichies. Même en France les stocks alimentaires diminuent de jour en jour. Laisserons-nous notre territoire devenir un désert et continuerons-nous à importer de la nourriture depuis des milliers de kilomètres produite par certains pays dans de vrais déserts ? Il est juste temps de nous réveiller et d’agir mais à ce niveau seul le Département ne peut le faire. J’espère qu’ensemble nous ferons tout pour entraîner les autres dans cette démarche même si cela est difficile. n°203 novembre 2011 Hervé BARO, Président du groupe de la Majorité Départementale, Vice-président du Conseil Général. Intercommunalités : un recul appréciable du gouvernement. Le débat sur l’intercommunalité anime les discussions entre élus locaux et laissent perplexe un bon nombre de citoyens depuis la présentation, par le Préfet, du Schéma Départemental de Coopération Intercommunalité, il y a maintenant 6 mois. Craintes et questionnements alimentent régulièrement les conversations tant la réforme de la carte intercommunale touche à l’organisation de notre pays mais aussi aux services rendus à la population. Alors que le Schéma, proposé par le gouvernement et porté par le Préfet, a été rejeté par près de 80% des communes audoises, l’État faisait jusqu’ici la sourde oreille et laissait les élus face à leurs légitimes inquiétudes et malgré un mécontentement qui dépasse largement les clivages partisans. Il faut croire que le gouvernement a maintenant entendu le message des élus locaux, toutes tendances confondues, qui demandent depuis des mois plus de temps pour réaliser la réforme de l’intercommunalité. La victoire de la gauche au Sénat n’est sûrement pas pour rien dans cette légère inflexion d’attitude quand on sait que les grands électeurs ont notamment sanctionné la surdité du gouvernement sur cette question. Ainsi, le Premier Ministre, tout d’un coup attentif aux élus locaux qui demandent le report de la date butoir du 31 décembre pour adopter la nouvelle carte de l’intercommunalité, a chargé le Ministère des Collectivités Territoriales de réaliser un état des lieux, département par département. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette première victoire même si nous regrettons le temps perdu jusqu’ici à cause du gouvernement. Nous devrions avoir davantage de temps pour la concertation afin de réaliser une intercommunalité dont ont besoin nos territoires et leurs habitants, basée sur des projets et pas seulement des considérations géographiques. Maintenant, il faut que l’État donne les moyens à ses services de procéder à toutes les simulations, financières, fiscales, de transfert de compétences, indispensables à la construction d’une nouvelle intercommunalité. Pour le Département de l’Aude, c’est la recherche d’une intercommunalité partagée par tous, élus et habitants, offrant de nouveaux services à la population qui est et demeure le fil rouge de toute réforme. C’est ce à quoi nous nous sommes attelés et que nous poursuivrons dans les semaines et les mois à venir. 15



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