[11] Perspectives n°13 mar/avr 2018
[11] Perspectives n°13 mar/avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de mar/avr 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : la proximité, ça change la vie !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AGENDA Rugby à XV  : le derby audois 16 mars, stade Albert-Domec. Le derby entre l’USC et le RCNM sent la poudre  : les deux équipes jouent leur survie en Pro D2. Aux dernières places du classement, les deux voisins savent que l’espoir du maintien passe par une victoire face au « frère ennemi ». Malheur au vaincu ! www.usc.fr et www.rcnm.fr Coupe du monde junior de kitesurf Du 12 au 15 avril, Saint-Pierre-la-Mer. La glisse et les sensations fortes seront au rendez-vous de la coupe du monde junior de kitesurf et du championnat de France de boardercross en kite. Depuis douze ans, ces compétitions permettent à des jeunes venus du monde entier de s’affronter dans différentes catégories (U14, U16, U19 et U21), portés par la tramontane, et le goût des figures devant des juges internationaux. Spectacle garanti ! Mondial du vent Du 17 au 22 avril, Leucate-La Franqui. Cette compétition internationale de kitesurf et de windsurf rassemble chaque année l’élite mondiale de la discipline. En plus des nombreuses épreuves qui rythmeront la semaine, le Village de la Glisse proposera animations et spectacles, initiations et démonstrations (windsurf, sky fly, standup paddle, char à voile), ainsi qu’un salon de l’essai (kite et wind) pour découvrir toutes les nouveautés. www.mondial-du-vent.com 26 AUDEMAG I MARS-AVRIL 2018 ÇA C'EST DU SPORT CROSS DE CARCASSONNE 40 BOUGIES SOUFFLÉES POUR UN MONUMENT DU SPORT AUDOIS Le Cross de Carcassonne a fêté, le 3 décembre dernier, son 40 e anniversaire. Malgré la concurrence accrue des trails, l’épreuve a encore réuni plus de 600 athlètes de tous âges sur les parcours de la plaine Mayrevieille. Le Grand Sud et huit nationalités étaient représentés dans les différentes courses. Chez les filles, Martha Komu du CA Balma l’a emporté sur le circuit vallonné de 4,965 km devant Francine Nyonyziguye et Kenza Dahmani Tifahi (Algérie). Du côté masculin, c’est l’Algérien Abderrahmane Anou qui a devancé Dieudonné Nsengiyuval (Burundi) et Peter Komu (Kenya) à l’issue des 9,9 km de course. Une des richesses de l’ASC athlétisme, ce sont ses jeunes athlètes. 68% des enfants de l’école d’athlétisme étaient présents, malgré le froid, pour disputer leur course. Dunaelle Pogam, chez les poussines, et Eva Deltell, chez les minimes, sont montées sur le podium. Un vrai bonheur pour le président Gérard Laterrasse, le trésorier Michel Cerezuela et l'ensemble du staff. La force du Cross de Carcassonne et de l’ASC athlétisme, ce sont les bénévoles. Ils étaient 80 sur les bords du circuit, à l’arrivée ou aux inscriptions pour encadrer cette épreuve. Des bénévoles que l’on retrouve, tout au long de l’année, sur la Ronde des Vendanges ou les épreuves sur pistes d’un club qui compte 320 licenciés et une dizaine d’entraîneurs.
PHARELLE AKOUAN Un poids lourd en or Pharelle Akouan, licencié au Narbonne Savate Méditerranée, a décroché l’or en Chine en décembre dernier en devenant champion du monde de savate-boxe française. Vous n’aviez jamais boxé en savate, il y a un an, et vous devenez champion du monde. Votre histoire est incroyable ? J’ai rencontré Thierry Bruel, le président du Narbonne Savate Méditerranée lors de stages. J’avais arrêté la compétition durant trois ans, mais il m’a convaincu de m’entraîner et de me présenter, trois mois plus tard, au championnat de France à Paris. J’ai été battu en finale des lourds mais je ne voulais pas arrêter là. Et en juin, je me suis qualifié en Croatie pour le championnat du monde. Ce titre, c’est la consécration de ma carrière. J’ai 30 ans mais j’ai déjà remporté des titres comme champion du monde junior de karaté, un tournoi international de ju-jitsu, des combats d'arts martiaux mixtes (MMA) en Russie. Aujourd’hui cette victoire met en lumière mon association de karaté, Pharelle Budo Club, au sein de laquelle j’enseigne le karaté aux enfants des quartiers. Ce titre, c’est aussi un espoir pour tous ces jeunes. Comment se prépare-t-on pour un championnat du monde ? Je faisais 115 kg avant le championnat de France. J’ai perdu 14 kg. Je m’entraînais deux fois par jour avec avec Thierry Bruel, André Soulier et Thomas Dhumez. Le physique le matin, surtout le cardio, et la technique l’après-midi. J’ai dû démissionner de mon emploi d’agent de sécurité pour me préparer. ÇA C'EST DU SPORT « Ce titre, c'est un espoir pour tous les jeunes des quartiers. » Comment avez-vous vécu cette finale en Chine ? J’étais face au Russe Nicolaï Nikitenko et je suis bien rentré sur le ring. J’ai dominé les trois premiers rounds mais au quatrième j’étais moins bien et j’ai pris un coup. L’arbitre m’a compté mais je me suis repris dans le dernier round et j’ai gagné à l’unanimité des juges. Vous portiez le drapeau du Cameroun et celui de la France après votre victoire. C’était important pour vous ? J’ai combattu pour la fédération du Cameroun, le pays où je suis né. J’ai été naturalisé français en juin et je vais participer au championnat de France. Ma mère et certains de mes frères et sœurs sont là-bas. Ils ont vu mon combat via Internet et je compte bien leur apporter la ceinture prochainement. Quand êtes-vous arrivé en France ? J’ai vécu au Cameroun, à Yaoundé, puis je suis allé en Russie avec mon père à l'adolescence. C’était assez difficile à cause du climat. Là-bas, j’ai combattu comme professionnel d'arts martiaux mixtes (MMA). Je suis aussi passé par les Pays-Bas avant d’arriver à Montpellier en 2007. Je ne pouvais pas gagner ma vie avec le sport, alors je suis devenu videur puis agent de sécurité. J’ai rencontré ma femme Estelleet je suis venu vivre à Narbonne. Nous avons trois enfants, Pharelle Wilson, 11 ans, Etan 7 ans et Sanam, 5 ans. L’aîné déjà est champion de France de karaté. À 30 ans, vous commencez une nouvelle carrière ? J’espère faire le championnat d'Europe avec l’équipe de France. Et puis la discipline sera peut-être olympique à Paris en 2024. Pourquoi ne pas y participer ? Je vais déposer un dossier au ministère des Sports pour obtenir le statut de sportif de haut niveau. Je viens de décrocher aussi mon 6 e dan de karaté. Maintenant, je veux continuer à exercer comme moniteur de karaté et transmettre mon expérience aux jeunes des quartiers. MARS-AVRIL 2018 I AUDEMAG 27



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