[11] Perspectives n°12 jan/fév 2018
[11] Perspectives n°12 jan/fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jan/fév 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : ce sont les audois qui en parlent le mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Les Archives sont sorties de la confidentialité. Sylvie Caucanas, gardienne du temple BIOGRAPHIE SYLVIE CAUCANAS Î 1954. Naissance à Albi. Elle grandit à Labastide-de-Lévis avec son frère et ses deux sœurs. Son père est alors médecin, sa mère institutrice. Î 1971. Son bac scientifique en poche, elle intègre une « prépa » à l’École nationale des chartes à Toulouse. Î 1973. Elle est admise parmi les 17 élèves de sa promo à l’École nationale des chartes, installée à La Sorbonne à Paris. Î 1977. Premier poste comme archiviste de la ville de Saint-Étienne. Î 1981. Elle devient conservatrice adjointe au directeur des Archives des Pyrénées-Orientales à Perpignan. Î 1991. Elle rejoint l’Aude et devient directrice des Archives départementales. Elle prendra sa retraite en mars 2018. 6 AUDEMAG I JANVIER-FÉVRIER 2018
Sylvie Caucanas UNE VIE À LIVRE OUVERT Latiniste et passionnée par la Révolution française, Sylvie Caucanas a été pendant 27 ans la directrice des Archives départementales de l’Aude. Celle qui a veillé sur les milliers de documents historiques partira à la retraite à la fin du mois de mars. audeMAG Comment devient-t-on directrice des Archives départementales ? Sylvie Caucanas J’ai toujours aimé l’histoire et le latin. Et c’est l’amour de ces disciplines qui m’a conduite aux Archives. J’ai eu très tôt le projet de rentrer à l’École nationale des chartes, mais plutôt pour devenir bibliothécaire ou conservatrice de musée. À quoi servent les Archives ? Elles ont été créées à la Révolution pour permettre aux citoyens d’avoir accès aux documents produits par les élus et les administrations et d’avoir ainsi un regard sur leur action. Elles sont, aujourd’hui, plus connues comme lieu ressource pour les historiens. C’est plus de 60% de leur activité. Mais les Archives et leurs 38 agents aident aussi les particuliers à retrouver des documents administratifs  : attestations de baccalauréat, de naturalisation, etc. Quel moment fort garderez-vous après toutes ces années à la tête de l’institution ? Sans aucun doute la construction du nouveau bâtiment. J’en ai fait la demande en 1992 à mon arrivée. Il aura fallu dix ans pour aboutir et établir le programme de travail en concertation avec l’équipe. Nous avons intégré les nouveaux locaux en janvier 2003. C’est un outil de qualité qui nous a donné, notamment, les moyens de développer la dimension culturelle. Nous avons multiplié les expositions et produit près de 50 publications. Les Archives sont sorties de la confidentialité grâce à cette nouvelle visibilité. Justement, quelle exposition vous a le plus marquée ? Il y en a eu beaucoup mais je pense à celle sur les rugbys, car nous avons surpris le public. Les gens ne pensent pas que les Archives puissent PORTRAIT traiter ce genre de thème et que l’on connaisse la différence entre un maul et une mêlée... (sic). Vous partez à la retraite en mars. Comment voyez-vous votre vie d’après ? J’ai fait deux thèses, une à l’École des chartes sur une seigneurie du Tarnet une à l’université de Toulouse sur les « Moulins et irrigations en Roussillon du 9 e au 15 e siècle ». Je voudrais reprendre la recherche historique. Mais je tiens aussi à m’impliquer dans la vie publique, le social. M’occuper d’ateliers d’alphabétisation pour adultes, de soutien scolaire pour accompagner des migrants. Qu’est-ce qui rattache aujourd’hui la Tarnaise que vous êtes à l’Aude ? J’y ai beaucoup d’amis d’abord. Et puis j’aime la diversité de ce département avec ses montagnes, la mer et ses vignes. Avez-vous un lieu que vous affectionnez particulièrement ? J’adore les Corbières, ses paysages sauvages où se mêlent garrigue et vigne. Quel est votre livre préféré ? Je dirais La Condition humaine d’André Malraux parce que je l’ai lu à l’adolescence. Et cette vision de la Chine m’a donné envie de connaître d’autres horizons que l’histoire de France. J’ai d’ailleurs pu me rendre à Pékin pour le Congrès international des Archives en 1996. Quel est votre héros ? Ce n’est pas une personne mais une période, la Révolution française. C’est la fin d’une époque et la création d’un nouveau monde avec ses excès mais aussi des textes écrits par des personnes qui avaient une vision. C’était un bouillonnement intellectuel très fort. JANVIER-FÉVRIER 2018 I AUDEMAG 7



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