[11] Perspectives n°12 jan/fév 2018
[11] Perspectives n°12 jan/fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jan/fév 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aude

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : ce sont les audois qui en parlent le mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEAN-LOUIS ALBERTUS CASSOULET ADDICT Quand on apprend les saveurs de l’Aude, on apprend le goût de vivre. » Quand Jean-Louis Albertus parle de gastronomie audoise, on en a l’eau à la bouche ! « Cette odeur de pot au feu réchauffé dans l’âtre de la cheminée, celle des oignons et des bouts de jambon rissolés, le cliquetis du tourne broche, les châtaignes grillées au feu de bois pour accompagner les histoires du grand-père ou du voisin invité… » Mais de toutes les saveurs ancestrales de l’Aude, c’est celle du cassoulet qu’il évoque le mieux. Au point d’avoir été adoubé par la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary en août dernier. Une belle reconnaissance pour celui qui a tenu durant dix ans avec sa femme la Maison du Cassoulet de Carcassonne et continue de se repaître de notre plat national tous les 15 jours, même en été ! Et quand il ne revêt pas la robe marron et la toque de la confrérie, Jean-Louis Albertus endosse son costume de chef de protocole au conseil départemental, organisant inaugurations et réunions. L’occasion rêvée pour le fin gourmet de faire découvrir les saveurs de l’Aude au plus grand nombre. 22 AUDEMAG I JANVIER-FÉVRIER 2018 L’ART D’ÊTRE AUDOIS VÉRONIQUE CHÉCA PASSEUSE DE RÊVES À LIVRE OUVERT Transmettre le plaisir du livre pour faire germer la petite graine qui est en chaque Audois.e. » En s’installant dans l’Aude en 2003 avec son mari, à Belvèze-du-Razès, cette Bourguignonne d’origine délaisse son ancien métier de coiffeuse pour se lancer bénévolement dans l’animation de la bibliothèque du village. Avec l’aide de la Bibliothèque départementale, mais également au sein de l’association nationale Lire et faire lire, Véronique intervient notamment auprès des enfants afin de leur transmettre ce plaisir de lire qui lui est si cher. « La lecture auprès des plus jeunes permet de les aider à s’ouvrir au monde et aux autres, de toucher à tous les sujets de société, tout en offrant la part du rêve nécessaire à la construction de ces futurs adultes. » Et cette croqueuse de pages en sait quelque chose, elle qui doit son amour pour les livres à une famille de grands lecteurs, où les dernières sorties et trouvailles littéraires font toujours l’objet de longs échanges téléphoniques. « Une manière, selon elle, de garder le lien malgré la distance géographique. » PHILIPPE TRANCHANT MARAICHER AU GRAND CŒUR Audois, rude en apparence, mais généreux et pétillant comme son accent. » Tomates, aubergines, concombres et courgettes l’été, radis, épinards et endives l’hiver. Tel est le programme saisonnier de ce jeune maraîcher de 31 ans, installé depuis trois ans en fermage sur Castelnaudary et Ricaud. Une exploitation en agriculture raisonnée née d’une volonté de fer ! Amoureux de la terre depuis son plus jeune âge, quand les anciens du Lauragais l’embarquaient dans leurs potagers pour lui dévoiler leurs astuces, Philippe se lance très tôt dans les études de production florale et légumière. Une fois décrochés son BEP, puis son bac, la question du foncier se pose. Pour gagner de quoi s’installer, il s’engage durant dix ans chez les chasseurs alpins. Aujourd’hui épaulé par sa femme et quelques saisonniers, l’objectif est atteint  : il irrigue le département de ses légumes frais, en prenant toujours soin de remplir les caisses des Restos du cœur. Un concombre un peu tordu, une courgette plus longue que la norme…, au total, ce maraicher au grand cœur fournit entre 500 et 700 kg de légumes déclassés chaque semaine aux Restos.
CÉLESTE ARDITI LYCÉENNE À MÉMOIRE VIVE Vivre ensemble dans l’Aude pour partager et dépasser nos différences. » En octobre dernier, parmi les 47 collégien.nes et lycéen.nes qui participaient au Voyage au nom de la mémoire et visitaient le camp de concentration d’Auschwitz, Céleste, jeune lycéenne de Narbonne, a vécu une expérience toute personnelle. C’est ici que ces arrières grands parents ont été déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire qu’elle et ses camarades ont racontée en détail l’année précédente, pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation, et qui leur a valu d’être du voyage. Durant plusieurs semaines de recherches, optant pour une rédaction à la première personne, sous forme de journal intime, le petit groupe s’est approprié les souvenirs des aïeux, jusqu’à enrichir même la mémoire familiale. De cette aventure, la lycéenne dit ressortir murie, plus tolérante, plus sensible, convaincue de la nécessité de ne jamais oublier et de rester unis malgré toutes nos différences. L’ART D’ÊTRE AUDOIS CLÉMENT DEPOIX BAROUDEUR AUX QUATRE VENTS Sillonner l’Aude à pied, c’est partir en quête de sens. » Du massif des Corbières à la Haute- Vallée, il connaît le relief comme sa poche. Les sentiers, les cours d’eau, la faune, la flore, les capitelles de pierres sèches et les châteaux hauts perchés composent son jardin personnel. Chargé de concevoir les sentiers d’interprétation du Pays touristique Corbières-Minervois, ce spécialiste de la rando découvre la marche à pied à l’âge de 5 ans en colonie, l’âge où il mesure moins d’un mètre, le nez à hauteur des genêts fleuris. Immobilisé durant plusieurs mois suite à un grave accident à 7 ans, l’odeur des fleurs reste gravée dans sa mémoire, et ce désir de marcher, de s’évader… Puis viendra la passion pour l’histoire, lors de ses études de droit, campant même au pied de Montségur avec l’un de ses professeurs. Après un détour par la mer et ses embruns, comme moniteur de voile, il transmet aujourd’hui ses connaissances aux curieux de passage, les invitant à ouvrir l’œil à chaque pas. » MÉLANIE PROVENT FEMME DU FEU Respecter les richesses naturelles de l’Aude et rester humble face à la force de ses éléments. » Motivation et détermination. Voici les deux qualités qui tiennent à cœur à cette jeune sapeuse-pompière volontaire de 23 ans, engagée auprès du Service départemental d’incendie et de secours depuis octobre 2015. Convaincue des valeurs d’entraide et de solidarité, et soucieuse d’investir son temps libre au service des autres, Mélanie prend ainsi la garde une semaine sur trois au centre de secours de Sigean, en parallèle de ses études de radio-physicienne à l’Université de Toulouse. Feux de forêts, feux d’habitations, accidents de la route…, au fil des interventions, la jeune femme dit avoir repoussé ses limites et découvert des capacités qu’elle n’aurait jamais cru avoir. « Même si nous n’avons pas tous le même potentiel physique, explique-t-elle, une fois l’uniforme de pompier endossé, c’est une cohésion sans faille face aux défis qui se met en place. Et l’on peut aller très loin quand on marche tous ensemble dans la même direction. » JANVIER-FÉVRIER 2018 I AUDEMAG 23



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