[10] l'Aube nouvelle n°110 déc 19/jan-fév 2020
[10] l'Aube nouvelle n°110 déc 19/jan-fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°110 de déc 19/jan-fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aube

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : stratégie 2100, agir pour l'eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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grand angle 14 LE DÉPARTEMENT EN ACTIONS DES AIDES ET DES SERVICES La politique du Département de l’Aube en faveur de l’eau se traduit principalement par des subventions qui allègent le poids des investissements portés par les collectivités rurales, par des aides au fonctionnement et par des services. Ainsi, en 2019, le Département a accordé 43 000 euros de crédits pour l’alimentation en eau potable  : réfection de branchements en plombà Mailly-le-Camp, installation d’un dispositif de télésurveillance au réservoir de Landreville, extension de réseau pour desservir un écart à Brienne-le-Château, amélioration de la qualité de l’eau à Ville-sous-la-Ferté, Montgueux, etc. En matière d’assainissement, 17 750 euros ont allégé les charges d’exploitants de stations d’épuration. Depuis 2001, le Satese*, service du Département, apporte à ces mêmes exploitants un conseil gratuit. Les petites communes rurales aux revenus limités peuvent, en outre, souscrire, pour un prix modique, à une assistance technique départementale  : diagnostic, suivi, bilans, aide à la rédaction de documents administratifs, programmation de travaux, etc. En 2018, le Satese, assisté d’un prestataire, a effectué quelque 135 visites (photo  : Brienne-le-Château). Son budget (auquel contribue l’Agence de l’eau Seine‐Normandie) s’élève à 156 000 euros. Enfin, chaque année, le Département accompagne financièrement le SDDEA pour la démoustication et des actions fédératrices (50 000 euros en 2019). En 2019, à ce titre, il a également accordé une subvention de 184 000 euros, pour lancer la Stratégie 2100. * Service d’assistance technique aux exploitants des stations d’épuration. Point de repère dans la ville, le réservoir sur piliers des Hauts-Clos à Troyes (6 000 m 3 et 65 m de haut), va être rénové en 2020. S. Bordier inondations (Gemapi), pour le compte des intercommunalités qui lui confient l’exercice de cette compétence, le SDDEA a pris encore un peu plus d’altitude sur la question de l’eau. « Cela implique déjà de raisonner à l’échelle du bassin versant, explique Lucile Gaillard, directrice adjointe du SDDEA, en charge du pilotage Gemapi. Si, hier, on a redressé des cours d’eau pour assainir ou favoriser une activité économique, on a besoin, aujourd’hui de cours d’eau « résilients », capables de supporter des étiages et des crues de plus en plus sévères. » L’alternance de ces événements climatiques extrêmes menace, en effet, la tenue des sols, fragilise les berges et fatigue les écosystèmes. Î Les Aubois, premiers bénéficiaires des lacs-réservoirs « Parce qu’elle est soudaine, impressionnante, l’inondation frappe les esprits. Mais la sécheresse peut tout autant remettre en question les activités – refroidissement de la centrale nucléaire, teinturerie, rejet des stations d’épuration… », poursuit Lucile Gaillard. La quinzaine d’ingénieurs, d’agents d’entretien et de techniciens de rivières du SDDEA surveille les cours d’eau, réalise des diagnostics afin de proposer des aménagements ou de préconiser la végétation la plus appropriée aux abords. Leur mission comprend aussi un large travail d’information, de pédagogie et de concertation avec les chasseurs, les pêcheurs, les propriétaires de barrages, les planteurs… Des opérations d’entretien sont régulièrement réalisées sur les secteurs domaniaux de la Seine et de l’Aube, ou préconisées sur le domaine privé, pour prévenir les inondations. Dans l’agglomération troyenne, la réhabilitation des digues est, quant à elle, directement pilotée par Troyes Champagne Métropole (TCM). Afin d’atténuer l’impact du changement climatique sur son territoire, TCM est également
I f engagée, depuis 2017, dans un Plan climat air énergie territorial. Pressenti pour intégrer l’Observatoire de l’eau, l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs est, lui aussi « un observateur privilégié du changement climatique, rappelle son président Frédéric Molossi. Ainsi, en 2018, puis en 2019, en raison d’un déficit pluviométrique, nous avons remarqué qu’il a été nécessaire de soutenir l’étiage plus tardivement ». Aménagés pour préserver Paris, « les lacs-réservoirs Seine et Aube profitent en premier chef aux Aubois situés en aval de ces ouvrages, souligne Pascal Goujard, directeur de l’Appui aux territoires à l’EPTB. Et pas seulement pour les loisirs et le tourisme ! L’hiver, les lacs diminuent le risque de crue. L’été, grâce aux restitutions, la centrale de Nogent-sur-Seine ainsi que certains établissements industriels et agricoles peuvent poursuivre leur activité. Indirectement, les lacs contribuent à maintenir l’alimentation en eau potable – le niveau de la nappe alluviale étant conditionné par celui des rivières. Sans oublier la préservation des milieux aquatiques et notamment de la vie piscicole ». En plus de l’accompagnement et de l’expertise qu’il apporte aux collectivités, l’EPTB sensibilise les populations aux inondations. « Il est déjà essentiel de prendre conscience que l’on peut être affecté, même si on n’a pas les pieds dans l’eau », précise Pascal Goujard. Enfin, depuis 2019, Seine Grands Lacs collabore avec l’Université de technologie de Troyes (UTT) sur la gestion des crises  : partage d’expérience, exercices, etc. ↗ Syndicat SDDEA  : www.sddea.fr ↗ Lacs-réservoirs Seine et Aube  : www.seinegrandslacs.fr ↗ Agence de l’eau Seine-Normandie  : www.eau-seine-normandie.fr ↗ La prévention des inondations avec Seine Grands Lacs (idées reçues, bonnes pratiques, etc.)  : episeine.fr ↗ Troyes Champagne Métropole  : troyes-champagne-metropole.fr (rechercher « Plan climat »). L’Aube nouvelle/hiver 2019-2020/n°110 SDDEA L’EAU ET LE SDDEA EN CHIFFRES * EAU POTABLE 230 RÉSERVOIRS EXPLOITÉS par le SDDEA pouvant stocker 60 268 m 3. 258 CAPTAGES (dont 172 exploités par le SDDEA). î 263 415 HABITANTS approvisionnés en eau potable par le SDDEA, soit 91 840 abonnés en 2019. ASSAINISSEMENT 82 STATIONS D’ÉPURATION dans l’Aube. ¼ DES LOGEMENTS relèvent de l’assainissement non collectif, soit 73 384 habitants. * Données Aube - SDDEA 2018-2019 L’EAU DU ROBINET EST-ELLE DE BONNE QUALITÉ ? 4 956 KM DE RÉSEAU (dont 3 984 km exploités par le SDDEA). ↗ 12 MILLIONS DE M 3 consommés par an. 2,6 M 3/KM/J C’est l’indice linéaire de pertes dans le réseau. Un bon indice est compris entre 1,5 en rural et 7 en urbain. Le volume annuel des fuites d’eau atteint 4,4 millions de m 3, soit l’équivalent d’une consommation annuelle d’une commune de 40 000 habitants. 1,97 € /M 3 PRIX MOYEN DE L’EAU, qui comprend l’abonnement, la consommation, la redevance pollution et les taxes. Dans l’Aube, le prix varie de 1,34 € (Bar-sur-Aube) à 3,51 € (nord de la Voire). COURS D’EAU 2 386 KM DE COURS D’EAU gérés par le SDDEA. L’eau du robinet est en France l’aliment le plus contrôlé. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire, depuis le captage dans le milieu naturel, jusqu’au robinet du consommateur. ↗ Accédez aux résultats de qualité de l’eau potable de votre commune, sur le site du ministère des Solidarités et de la santé  : solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau 15



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