[07] Reliefs n°90 nov/déc 2018
[07] Reliefs n°90 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ardèche

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : usagers de la route, votre sécurité est notre priorité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SÉCURITÉ À DEUX-ROUES Appréciées des motards et cyclistes, les routes ardéchoises sont un cadre à entretenir pour une sécurité maximale. Opération Motard d’un jour Les deux-roues sont particulièrement concernés par les accidents de la route. En 2017, sur 16 personnes tuées, six sont des motards et deux sont des cyclomoteurs. La plupart de ces accidents ne sont pas la conséquence de comportements à risque des conducteurs. Ils peuvent être causés par des aménagements mal appréhendés ou des dispositifs mal placés (gravillons non annoncés, dos d’âne trop élevés, mobiliers urbains mal positionnés, mauvaise visibilité…). « C’est justement pour sensibiliser mes collègues agents de la DRM, celles et ceux chargé.e.s de la conception ou de l’entretien des infrastructures, aux problématiques rencontrées par les motards, que nous avons organisé une journée "Motard d’un jour" en septembre dernier » explique Grégory Reynier, chargé de mission sécurité routière à la DRM. Une vingtaine de motos, avec à leur bord des agents de la DRM, encadrées par cinq motards de la Gendarmerie ont parcouru plus de 150 km sur les routes ardéchoises pour traquer les aménagements potentiellement dangereux. À la fin de la journée, Aurélie et Caroline, toutes deux du service pilotage de la DRM avouent « C’est vrai, on voit les choses différemment que dans notre bureau en allant sur le terrain ! Là, on a pu voir ce que ressentent les motards et comprendre les éventuels dangers ! ». P 20 N°90 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2018 GRAND ANGLE Deux-roues légers Du côté des deux-roues légers (vélos et cylomoteurs), la recherche de la sécurité des usagers se traduit par les surlargeurs cyclables et autres aménagements de sécurité réalisés le long des routes départementales tels que les glissières de sécurité, dont certaines dotées de lisse motos dans les virages. Le Département réalise depuis plusieurs années ces aménagements. Leur entretien régulier est prévu dans le cadre du DOBA  : le document d’organisation du balayage et de l’aspiration des routes départementales. Il doit permettre d’assurer la sécurité des usagers en évitant les risques de projections et de perte d’adhérence. Aujourd’hui ces surlargeurs représentent 260 km, l’objectif est d’atteindre 450 km à l’horizon 2020. Autre action volontaire, depuis cette année, le Département a intégré une thématique propre à la sécurité des usagers vulnérables – cyclistes et piétons – dans son dispositif d’aide aux collectivités Pass’Territoires. Les communes et intercommunalités sont désormais appelées à réaliser des aménagements de sécurité en bordure des routes départementales qui relèvent d’une compétence communale ou intercommunale  : travaux de sécurisation des débouchés de voie communale sur une route départementale, aménagements ponctuels de sécurité… sont ainsi financés par le Département jusqu’à 40 000 € .
OUVRAGES D’ART Entretien et sécurité L’Ardèche compte 2 223 ponts, autant d’ouvrages d’art utilisés au quotidien par les usagers et qu’il faut surveiller et entretenir pour assurer une sécurité maximale. Le Département a une connaissance fine de l’état de l’ensemble de ces ponts  : ils sont classés en 5 classes et 1 indice de sécurité (classe 1 à classe 3U) et lui permettent d’avoir une vue globale de l’état mécanique de chaque ouvrage et de la nécessité d’entreprendre des travaux en urgence indépendamment ou non de la structure (parapets, murets, chaussées...). La plupart des ponts ardéchois sont « bien classés ». La subtilité du classement permet de garder un œil attentif à tous les ouvrages, les classant parfois dans une catégorie élevée sans que cela représente un danger pour les usagers. Pour les ponts nécessitant des travaux, la programmation se fait sur un rythme annuel et en fonction des crédits. Si un ouvrage était trop détérioré, et non réparable à l’instant T par manque de fonds, cet ouvrage serait fermé et des solutions alternatives seraient proposées aux usagers de la route. La programmation de la direction des routes et des mobilités a fait en sorte que ce ne soit le cas pour aucun des ponts du département à ce jour. Dernier pont en travaux  : celui du Ray-Pic. Le Département a fait établir en 2013 un diagnostic précis et une vérification du pont, donnant lieu à un programme d’intervention pour sa restructuration complète, afin d’assurer la pérennité de l’ouvrage et de maintenir un niveau optimal de service et de sécurité. La réhabilitation s’élève à 700 000 € . Période estivale oblige, elle a entraîné quelques mois de circulation en alternat, avant une fermeture de l’ouvrage et mise en place de déviation routière de septembre à octobre, pour les travaux les plus importants de la superstructure. La réouverture du pont est prévue en ce début novembre. Objectif sécurité ! Le pont du Ray-Pic sur la commune de Péreyres a fait l’objet d’une réhabilitation complète PAROLE D’ÉLU Maurice Weiss Vice-président en charge des routes, des mobilités, du numérique et du soutien aux territoires. Quelle politique routière le Département de l’Ardèche mène-t-il en matière de sécurité ? Toutes les opérations d’aménagement ou de réhabilitation contribuent à la sécurité routière. Plus particulièrement, le Département a engagé depuis 2016 une politique de réhabilitation pour laquelle les revêtements choisis le sont pour assurer la meilleure adhérence. S’agissant de la sécurité pour les deux roues, ce qui est une priorité du schéma vélo, le Département réalise des surlargeurs ou des voies cyclables sur ses routes. Enfin un certain nombre de travaux aidés ou conduits par le Département visent à améliorer des points noirs, notamment les traversées de voies vertes sur les routes départementales ou les entrées d’agglomération. L’Ardèche est entrée en transition… Quels sont les enjeux et notamment en termes de mobilité ? Le principal enjeu en termes de mobilités c’est de limiter l’émission de CO 2 en favorisant les modes de déplacement alternatifs avec le vélo et les véhicules électriques, le covoiturage et l’autopartage de véhicules. On peut imaginer cet autopartage avec le parc de véhicules du Département par exemple. Pour les transports lourds sur des sites mal desservis en infrastructures routières, il faut soutenir les expérimentations de transport par dirigeable, comme par exemple pour l’exploitation de certaines forêts. Pour le Département qui n’a plus en charge les transports, l’enjeu porte ainsi sur la cyclabilité (voies douces, surlargeurs sur les routes départementales), ou même sur la possibilité de réserver des routes ou partie aux vélos. À cela s’ajoute bien sûr l’aide aux intercommunalités pour la création de services vélos, voire demain la fourniture de mobilier ou matériel et la réalisation d’aires de covoiturage en maîtrise d’ouvrage directe. NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2018 N°90 P21



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