[07] Reliefs n°51 mar/avr/mai 2012
[07] Reliefs n°51 mar/avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de mar/avr/mai 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ardèche

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : le club Sport Ardèche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier 18 - - n°51 - printemps 2012 Philippe Fournier A l’heure où le tissu industriel a été durement touché par de nombreuses fermetures de sites, accompagner efficacement les acteurs économiques de notre département constitue un enjeu stratégique pour l'avenir économique de notre territoire. Mesures en faveur de l’investissement des entreprises industrielles, soutien à la création d’entreprises, aides à l’innovation, soutien aux partenaires du développement économique, accompagnement des filières stratégiques (agroalimentaire, composite, bois…) sur l’ensemble du territoire… l'appui à l’économie ardéchoise est important. Il est nécessaire de poursuivre ces efforts en recherchant des solutions innovantes dans toutes nos interventions. A l’aune de cette politique économique, l’emploi et l’accompagnement des populations vers un retour durable à l’emploi demeure au cœur de nos priorités. L’économie sociale et solidaire (ESS), portée par différents mouvements –coopératif, mutualiste ou associatif– va dans ce sens. En regroupant une grande diversité d’initiatives économiques, l’ESS permet de renforcer les solidarités, d’améliorer la qualité de vie des habitants et de lutter contre les exclusions par la création d'emplois. Caractérisé par un ancrage territorial fort, avec un gisement d’emplois pour l’essentiel non délocalisables, le secteur de l’ESS constitue, dans cette période de crise, un modèle de développement alternatif pertinent, doté de potentialités multiples qu’il est essentiel de promouvoir en raison de ses atouts et de ses potentialités. Laurent Ughetto, Vice-président délégué au développement économique et à l’emploi Qu’est ce que l’économie sociale et solidaire ? L’économie sociale et solidaire vise à remettre l’homme au cœur de l’économie. L’INSEE définit l’ESS comme un ensemble d’organisations qui respectent quelques caractéristiques communes. Ce sont des sociétés de personnes (adhérents ou sociétaires) et non des sociétés de capitaux : le but de ces entreprises n’est pas uniquement le profit, et les excédents sont principalement réinvestis. On y trouve ainsi des coopératives agricoles et de production, des mutuelles, des associations et des fondations. Il y a une démarche éthique, solidaire et donc humaniste dans ces entreprises puisqu’elles concourent à améliorer la qualité de vie des habitants. L’intérêt est que les emplois créés sont peu délocalisables car ils répondent à une demande locale. Matthieu Dupont
Des fruits, des jus et des emplois Dans l’Ardèche Verte, les fruits font l’emploi. Nectardéchois transforme ainsi plusieurs centaines de tonnes de fruit par an pour produire plus de 250 000 litres de jus et nectar. D’abord sous forme associative, Nectardéchois vient de se transformer en Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) et emploie cinq salariés permanents. Entre Annonay et Lamastre, il y a le village de Pailharès, 289 habitants et plus de pressoir à fruits depuis 1991. Impulsé par la municipalité, un atelier de jus de fruit voit le jour en 1998 avec une capacité de production de 60 000 litres. Le succès est immédiat : l’atelier répond aux besoins et à l’envie des nombreuses personnes qui ont des fruitiers sur leur terrain. Après plusieurs modernisations, la production annuelle de 250 000 litres de jus et nectar est atteinte pour une fréquentation de 300 à 400 personnes par an. « L’une des principales forces de notre atelier est de permettre la transformation au lot par lot », explique Rémy Sapet, président de l’association depuis 2006. En clair : les gens arrivent avec leurs fruits, voient la transformation se faire et repartent avec des bouteilles exclusivement de leur production. « Bien sûr, c’est un peu plus cher que dans d’autres ateliers mais ici, le lot commence à seulement 100 kilos de fruits », insiste Rémy Sapet. Cinq salariés permanents Avec le recrutement d’un gérant salarié au 1er avril 2012, l’effectif de Nectardéchois montera à cinq salariés permanents, plus quatre emplois temporaires en saison. Cette évolution va permettre un réel développement de l’activité en ne faisant plus reposer sur les bénévoles les lourdes tâches quotidiennes de gestion. De plus, le 15 octobre 2010, l’association Nectardechois a choisi d’accroître son développement en se transformant en SCIC. « Je suis convaincu du potentiel de développement de Nectardéchois : ce nouveau statut nous permet une meilleure structuration ainsi que l’intégration des forces locales dans le projet », se félicite Rémy Sapet. Les usagers et les salariés se partagent ainsi 70% des droits de vote. « Nous avons été très associés en amont par le conseil d’administration car nous sommes au quotidien dans la production » explique Monique Farre, responsable administratif et comptable. Avec la présence d’un collège de salariés, « cela officialise [leur] rôle dans la prise de décisions ». Le collège des collectivités territoriales possède lui 20% des droits de vote. Pour Jean-Paul Chauvin, président de la Communauté de communes du Pays de Saint-Félicien, la prise de participation dans la SCIC montre « le soucis de la part de la collectivité territoriale de maintenir et de soutenir une activité Mettre en commun le matériel agricole Forme de coopératives agricoles, les CUMA permettent aux agriculteurs de mettre en commun leurs ressources afin d'acquérir du matériel agricole. Au-delà de cette vocation première, elles constituent aussi un moyen d’échanges et de rencontres entre les agriculteurs. Pour les jeunes qui s’installent, elles réduisent le montant des investissements. En Ardèche, 120 CUMA sont en activité. La CUMA la plus importante est celle de Sécheras qui regroupe 90 adhérents. économique qui valorise le territoire tout en faisant la promotion de la production locale ». Cette professionnalisation accrue de son personnel, ajoutée aux travaux effectués depuis 2006 –et soutenus entre autres par le Conseil général de l’Ardèche–, permet de porter la capacité de production jusqu’à 500 000 litres par an. De quoi satisfaire tous les producteurs de fruits des environs et plus loin encore… SCOP, SCIC… qu’est-ce donc ? Dans les structures économiques classiques, le nombre de voix dépend du nombre de parts. Dans les sociétés coopératives, le nombre de voix par personne est égal à… un. Ce principe de « une personne = une voix » est central. Il favorise l’égalité et la démocratie à l’intérieur des structures. La Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) permet d’impliquer l’ensemble des acteurs concernés par son activité : salariés, bénéficiaires, bénévoles mais aussi collectivités locales. La Société coopérative de production (SCOP) est plus restrictive. Elle se caractérise principalement par la double qualité de travailleur et d’associé de ses membres. printemps 2012 - n°51 - - 19



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