[07] Reliefs n°49 sep/oct/nov 2011
[07] Reliefs n°49 sep/oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de sep/oct/nov 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ardèche

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : la compagnie Emile Valantin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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solidarités MAISON D’ARRÊT DE PRIVAS PRÉVENIR LA RÉCIDIVE ET FAVORISER LA RÉINSERTION Les agents du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) travaillent à la prévention de la récidive des personnes incarcérées. A leurs côtés depuis 1987, les bénévoles de l’association socioculturelle de la maison d’arrêt de Privas soutiennent les activités éducatives, culturelles ou sportives participant à la réinsertion des détenus. « Une fois qu’un condamné a purgé sa peine –la sanction– il retrouve une vie civile : le but est de préparer cette sortie afin qu’il ne commette pas de nouvelles infractions » *. Des activités à finalité éducatives pour favoriser la réinsertion et ainsi prévenir la récidive, voilà l’idée derrière un certain nombre de dispositifs de la maison d’arrêt de Privas. Des cours de code de la route spécialement destinés à ceux qui sont incarcérés pour conduite sans per-mis, une formation aux premiers secours (« Chacun a besoin de se dire : je peux faire quelque chose de bien »), des séances de jeu d’échecs dont le but est de réfléchir, se poser autour d’une table, ne pas s’emporter… Dans le champ culturel, le théâtre de Privas inter-vient pour un atelier théâtre et cirque. « Pour cer-tains détenus, ce n’est pas du tout évident d’intégrer un groupe, d’écouter les autres et de respecter les règles d’un atelier ». La bibliothèque : des livres… mais pas seulement Deux fois par semaine –une pour chaque aile de la maison d’arrêt– le rituel est le même. Les surveillants font le tour des cellules : « Bibliothèque ? » Aucune obligation pour venir mais beaucoup de détenus sont volontaires. « Je vais pas vous mentir, explique l’un deux, c’est avant tout pour passer le temps, sortir de la cellule ». 10 - - n°49 - automne 2011 La bibliothèque est logée dans une petite pièce de 15 m² pour un fonds documentaire d’environ 1 500 ouvrages. Au palmarès des emprunts : les bandes dessinées, les revues et les ouvrages documentaires. Beaucoup moins les romans. « C’est un public qui, à l’extérieur, ne fréquente pas les bibliothèques », confie un bénévole. Depuis quelques années, un détenu travaille comme auxiliaire de bibliothèque : « J’aide pendant les heures d’ouverture, je récupère les livres manquants… ça me fait une bonne occupation. Et puis les bénévoles sont contents du travail que je fais… ». Pour améliorer le fonctionnement de la bibliothèque, un partenariat a été conclu avec la Bibliothèque départementale de prêt (Conseil général) et la médiathèque municipale de Privas. Elles apportent ainsi un soutien technique aux bénévoles et assurent le prêt d’ouvrage. L’Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation intervient quant à elle pour des animations ponctuelles, comme "Polar derrière les murs". Lors de cette opération les œuvres de plusieurs auteurs de roman noir circulent dans les prisons de la région et une rencontre est organisée avec un romancier. Lutte contre la pauvreté Autre champ d’intervention de l’association socioculturelle, la lutte contre la pauvreté en prison, menée avec d’autres associations (Secours catholique, Secours populaire, Croix-Rouge française), le Conseil général et les services judiciaires. Une allocation est allouée aux détenus qui ne disposent d’aucune ressource. Cette aide d’urgence est plafonnée à 25 € et peut être renouvelée deux fois par mois. En 2010, 144 interventions au titre de la lutte contre la pauvreté ont été effectuées. « Attention, il ne faut surtout pas croire que toutes ces actions transforment la prison en camp de vacances : ces ateliers ne se déroulent que quelques heures par semaine. » Convaincu que le travail sur la prévention de la récidive et la lutte contre l’indigence sont nécessaires au bon fonctionnement de la société, le Conseil général de l’Ardèche soutient financièrement l’association socioculturelle de la maison d’arrêt. *sauf exception, les personnes interviewées pour cet article ont tenu à garder leur anonymat SAUVÉE DE LA FERMETURE Depuis 1820, la maison d’arrêt ardéchoise se dresse au centre de Privas. Menacée de fermeture par l’ancienne garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, elle restera finalement ouverte suite à la mobilisation du personnel pénitencière et des syndicats, des représentants des familles et des élus –dont notamment Pascal Terrasse, Yves Chastan, Hervé Saulignac et Olivier Dussopt. APPEL AUX BÉNÉVOLES Placée sous la responsabilité du Service pénitentiaire d’insertion et de probation, la bibliothèque est animée uniquement par un petit groupe de cinq bénévoles. Toute personne désireuse de s’engager pour deux heures hebdomadaires et une réunion mensuelle peut contacter le SPIP : 2 bd Mobiles 07000 Privas – 04 75 66 39 20
Aide alimentaire Les associations caritatives au régime C’est avec fermeté que Martine Finiels, vice-présidente du Conseil général déléguée à la solidarité a dénoncé par voie de presse, fin septembre, au nom des élus de l’exécutif départemental, la baisse annoncée des financements européens destinés à approvisionner en denrées alimentaires le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD)*. Le Conseil européen des ministres de l’agriculture n’étant pas parvenu à trouver un accord pour maintenir l’aide en l’état, l’enveloppe financière serait divisée par 4, passant de 500 millions cette année, à seulement 113 millions en 2012. Le Conseil général a récemment signé avec l'État, l’ANAH (Agence nationale de l'habitat) et d’autres partenaires le Contrat local d'engagement permettant d'activer le fonds national d'aide à la rénovation thermique. Concrètement, il s'agit d'une aide de 1 100 € pour les propriétaires occupants modestes qui engagent des travaux permettant d'économiser 25% de la consommation d'énergie dans leur logement. En France, quatre associations caritatives sont concernées par cette baisse : la Croix-Rouge française, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur et le Secours populaire français. « Cette réduction drastique provoquerait une véritable catastrophe alimentaire et sociale en Europe » a commenté Martine Finiels. « Cette situation est extrêmement préoccupante : les denrées alimentaires sont indispensables aux associations caritatives qui, chaque année, prodiguent une aide alimentaire vitale à 13 millions d’Européens. Dans cette période de crise actuelle, où la précarité et la pauvreté n’ont de cesse de progresser, le démantèlement de ce programme sonnerait comme un véritable sacrifice des plus démunis » déploret-elle. *Ce programme créé en 1987 à la demande notamment de Coluche et de Jacques Delors est adossé à la politique agricole commune (PAC). Logements privés aide à la rénovation thermique En Ardèche, le PACT H&D est l'opérateur du dispositif lequel est soumis à conditions de revenus. Pour avoir des conseils et une aide à la constitution des dossiers de financement : PACT Habitat & Développement – 6 cours du Palais BP 409 – 07004 Privas Cedex – Tél 04 75 66 18 83 et www.logement07.fr Santé Un dixième centre de planification ouvert en Ardèche Un centre de planification et d’éducation familiale a récemment ouvert ses portes à Saint-Agrève, dans les locaux du centre de périnatalité de l’hôpital de Moze. Des permanences y sont proposées, sans rendez-vous, gratuitement et en toute confidentialité, le 4 e mercredi du mois jusqu’en décembre, puis les 2 es et 4 es mercredis à partir de janvier, de 10h à 16h. Ce centre, le 10 e dans le département, est comme tous les autres un lieu d’accueil, d’écoute et de conseil, pour tout ce qui touche à la vie amoureuse, la vie de couple, la parentalité, les violences conjugales, les problématiques gynécologiques... Plus d’infos : Centre de planification et d’éducation familiale de Saint-Agrève, tél 04 75 30 39 36 (pendant les permanences) et 04 75 29 74 50 (en dehors des permanences) et www.ardeche.fr/action sociale/enfance parentalité. Philippe Fournier automne 2011 - n°49 - - 11



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