[05] Vivre + Haut n°58 jan/fév/mar 2020
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  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Hautes-Alpes

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : Valentin Giraud-Moine, victorieux sur lui-même.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18/Hauts talents/A Icarius Aerotechnics À tire d’ailes La société de Corinne et Mike Fitzgerald a fêté cette année ses 25 ans. Leader mondial de la maintenance aéronautique sur les avions à turbopropulseurs et basée à l’Aéropole de Gap-Tallard, elle emploie aujourd’hui 40 personnes et génère 7,4 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. L’entreprise Icarius Aerotechnics est née de la rencontre entre deux passionnés  : Corinne, parachutiste française et Mike Fitzgerald, technicien aéronautique anglais. Arrivés au milieu des années 80 à Gap où ils exerçaient chacun de leur côté dans leur spécialité, ils choisissent, en 1993, de créer leur société de maintenance aéronautique. Aujourd’hui, Icarius Aeronautics peut se targuer d’être le leader mondial sur le segment des avions largueurs de type turbopropulseurs. Chaque année, près d’une centaine d’aéronefs passent entre les mains de leurs techniciens dans leurs ateliers de Gap, Cahors et Nancy, ou directement chez les clients. 70 aéronefs sont sous contrat permanent. La société est également agréée par l’armée de terre pour s’occuper de l’entretien de ses avions Pilatus, notamment ceux stationnés sur les bases opérationnelles, au Mali. Les techniciens effectuent en réalité bien plus qu’une simple révision puisqu’ils peuvent totalement reconstruire un aéronef, aussi bien en électricité qu’en chaudronnerie, en hydraulique, etc. Une activité exigeante Icarius assure aussi des actions ponctuelles et en cas d’urgence, peut détacher des équipes techniques partout dans le HAUTES ALPES LE MAG N°58 - Hiver 2020 Corinne Fitzgerald, ancienne parachutiste, a fondé la société avec son mari dans les années 1990. Jean-Luc Armand monde. L’entreprise dispose d’agréments européens au même niveau que ceux détenus par de grandes compagnies aériennes comme Air France. « Nous avons des contraintes réglementaires très strictes et très lourdes, explique Corinne Fitzgerald. Une grosse partie de notre activité consiste à gérer cette partie administrative et demande des compétences très spécialisées. » Elle offre aussi ses conseils et son expertise pour permettre à ses clients d’optimiser la gestion de leur flotte. Très attachée à ses Hautes-Alpes d’adoption, Corinne Fitzgerald a mis un point d’honneur à rendre son entreprise la plus vertueuse possible écologiquement parlant. « Quand on vit ici, on aime la nature et on veut la préserver à tout prix, et dans notre activité, ce n’est pas évident. Mais nous avons pris des engagements, nous faisons attention à tout et nous recyclons 100% de nos déchets. »
A Valentin Giraud-Moine Victorieux sur lui-même Le champion haut-alpin Valentin Giraud-Moine est un miraculé. Après un grave accident qui a failli lui coûter ses deux jambes, le spécialiste du ski de descente d’Orcières est de retour en Coupe du monde, sauvé par une opération des deux genoux et un moral à toute épreuve. Valentin Giraud-Moine est revenu à la compétition en ski alpin deux ans après la terrible chute dont il a été victime lors d’une descente à Garmisch-Partenkirchen. Le champion d’Orcières a rechaussé les skis, certes pas encore au mieux de sa forme, mais déjà engagé parmi les meilleurs. Alors qu’il était en pleine ascension, il a été victime, à 25 ans, d’une luxation et de lésions multi ligamentaires des deux genoux. « Je suis passé très près de l’amputation, se souvient-il. J’ai subi une opération expérimentale à Lyon. Les médecins ont dû reconstruire les quatre ligaments. C’était une prouesse. Ils ont pratiqué deux opérations, un genou après l’autre, sinon la durée d’anesthésie aurait été trop longue. » Après avoir craint qu’il ne puisse jamais remarcher, il admet que ses proches l’ont vu reprendre la compétition avec appréhension. Mais il en fallait plus pour le dissuader de continuer. Cette année, Valentin est à nouveau au niveau mondial. « J’ai repris l’entrainement et ça marche plutôt bien, confie-t-il. J’ai retrouvé une bonne stabilité, des sensations… Ce n’est pas encore idéal mais je suis optimiste. » Des passages compliqués à gérer Il ressent encore une appréhension quand il arrive, en descente, dans des passages ressemblant à celui où il a eu son accident. « C’est mentalement Alain Grosclaude/Agence Zoom 411> 7g9pW ddià111. a t el) compliqué à gérer mais ça ne m’empêche pas de le faire. » Il sait qu’il doit « skier aussi bien que les autres avec des outils moins bons » et qu’une erreur est vite arrivée. Il se projette donc dans l’avenir étape après étape, décidé à d’abord « prendre des qualifs sur toutes les courses et marquer des points en coupe du monde ». « Ce qui m’intéresse, c’est d’être devant, al IrédOrAg Le skieur déterminé à revenir au plus haut niveau mondial. affirme-t-il. Si je vois que je n’en suis plus capable, alors j’arrêterai la compétition. » Lors de la saison précédente, les résultats n’ont pas été à la hauteur de ses attentes. Il a demandé à « redescendre d’un étage », en coupe d’Europe, pour retrouver la confiance et un meilleur moral. Qu’importe... Il sait que « repratiquer son sport, c’est déjà une victoire ». I 19



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