[04] Alpes de Haute-Provence n°178 mai/jun 2020
[04] Alpes de Haute-Provence n°178 mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°178 de mai/jun 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général des Alpes de Haute-Provence

  • Format : (205 x 265) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : santé publique, le laboratoire départemental veille au grain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HISTOIRES d’archives* Les Archives départementales racontent… Des Basses-Alpes aux Alpes-de-Haute-Provence Quand le département changea de nom en 1970 omnium AD AHP, 115 Fi 1385, affiche publicitaire, les Basses-Alpes, éditée par la Chambre de commerce de Digne. C’est une victoire ! Le Conseil d’État a tranché, le Journal officiel l’a publié  : De basses, les Alpes évoluent en Provence - en haute Provence ! Encore que ! Car ce « haut » - qui est, c’est important, l’exact opposé du « bas » - n’est pas tant désiré par les promoteurs du changement  : la préférence allait à « Alpes-de-Provence ». La principale raison est liée au tourisme, déclare le président départemental des syndicats d’initiative  : le commissaire général au tourisme lui avait déclaré « qu’un changement de nom se solderait par une publicité considérable ». « Basses-Alpes », c’est bas, c’est donc péjoratif ! C’est le nom choisi en 1790 par les Constituants lors de leur réforme qui uniformise territoire national et administration lors de la création de 83 départements aux noms géographiques afin de tourner la page de l’Ancien Régime, avec ses provinces et particularismes. En 1790, on choisit de nommer l’un des trois départements de la Provence d’alors, situé au « nord de la Provence », Basses-Alpes. Les montagnes seraient-elles trop basses pour le tourisme d’hiver ? En 1970, les personnalités interviewées - élus, hauts fonctionnaires, présidents… - soulignent le caractère dépréciatif de l’ancien nom. C’est ce qu’écrivait l’archiviste départemental au préfet en… 1957  : c’est péjoratif parce que les montagnes bas-alpines ne sont pas si basses ! C’est en effet durant les années 1950, peu avant l’affaire de Lurs (1952), que les hautes autorités du département misent sur le tourisme pour redynamiser un département exsangue. En 1955, le préfet relève dans sa préface à un ouvrage promotionnel qu’en 1790, on n’imaginait pas créer « une sorte 16 de complexe d’infériorité dont ils auraient à souffrir au règne de la publicité et du tourisme motorisé ». Le préfet propose, mais il n’est pas le seul, le nom « Haute-Provence » car « il évoque un paysage, un climat, un passé, une tradition, un tempérament, une façon d’être et de vivre des hommes et des choses ». Mais pourquoi les touristes seraient-ils rebutés par le séjour dans un département dit bas ? L’archiviste trouve les mots  : « les touristes recherchent assez les régions dont la visite leur permet de tirer quelque gloriole auprès de leurs connaissances », et de convoquer Giono et la Provence. Une remarque qui fait mouche  : l’archiviste relève que désormais, le département serait le seul à porter le nom d’une province de l’ancienne France. Et pour le tourisme d’été, c’est mieux ! Le nom choisi - « Alpes-de-Haute-Provence » - rappelle que le département est un piémont, un espace intermédiaire. Mais comment désormais nommer les habitants du département ? Un autre sujet ! * Ce billet est assuré par Jean-Christophe Labadie, directeur des Archives départementales des Alpes de Haute-Provence. 4 71.11 ertedereineter,AweiVijiEJ‘ t455 qr.. Pnamrr. AD AHP, 10 Fi 6, carte des districts des Basses-Alpes, sans date (période révolutionnaire).
Lionel Catsoyannis Michel Mansuy Via Ferrata des Ammonites Premiers pas sur nos parois Nul besoin de présenter encore la Via Ferrata de la Grande Fistoire ! En effet, chaque année, plus de 6000 pratiquants viennent gravir ses échelles de barreaux, traverser ses ponts et passerelles, se mesurer au Bombu déversant et franchir le vide avec les tyroliennes. Situé dans le petit village du Caire, cet équipement sportif est géré par la Maison du Tourisme des Hautes Terres de Provence. Il a vu le jour en 1996 et ses derniers aménagements ont été réalisés en 2008 avec la mise en place de trois tyroliennes de 135, 150 et 220m. Les amateurs peuvent choisir de vivre cette aventure en pratique libre ou encadrée. En effet, plus d’une vingtaine de professionnels interviennent régulièrement sur le site  : en 2019, ils ont encadré près de 20% des pratiquants venus se mesurer aux parois et au vide ! En 2018, souhaitant accroître l’attractivité de la Grande Fistoire et encourager sa fréquentation, la Maison du Tourisme a envisagé de nouveaux aménagements. Très vite, l’idée d’agrandir le parcours existant a été écartée en raison des contraintes administratives. En effet, une simple extension n’aurait concerné que le même public de pratiquants avertis. Ainsi est née l’idée d’aménager un parcours d’initiation distinct, entièrement conçu pour un public familial et débutant  : la Via Ferrata des Ammonites ! Très ludique, la Via Ferrata des Ammonites offre une progression classique en traversées et sur échelles, agrémentée de ponts. Elle se distingue de sa grande sœur par une meilleure accessibilité et par un système d’assurage adapté aux enfants et aux débutants. Dès l’âge de 7 ans, les enfants accompagnés peuvent découvrir cette balade aérienne de 2 heures le long d’une paroi calcaire qui cache quelques surprises géologiques. On n’en dit pas davantage  : rendez-vous au Caire ! o 17 SPORTS Nature Une ligne de vie continue minimise les manipulations du matériel de sécurité durant toute la progression du parcours. Le crochet reste toujours attaché et le pratiquant le fait coulisser à chaque point d’ancrage. Grâce à un enrouleur de câble astucieusement positionné en haut de la paroi, le grimpeur peut gravir les échelles tout en étant constamment assuré par le haut ! Pour aller plus loin  : Via Ferrata Familla des Ammonites Accessible aux enfants accompagnés de leurs parents à partir de 7 ans Durée  : 2 h Tarifs équipement + accès  : 16 € /personne Accès depuis Sisteron (30 mn)  : suivre la D951 jusqu’à la Motte-du- Caire, continuer jusqu’au Caire Parking  : Maison du Tourisme, 1 km après Le Caire, 04250 Via Ferrata de la Grande Fistoire Niveau  : sportif Durée  : 2 à 4 h d’ascension Tarifs équipement + accès  : 22 € /personne Parking  : Maison du Tourisme Pour en savoir plus sur les horaires d’ouverture et la réservation de matériel (fortement recommandé)  : pour la Grande Fistoire  : www.viaferrata-alpes.com pour la Ferrata Familia des Ammonites  : www.ferratafamille-alpes.com Tél.  : 04 92 68 40 39



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