[04] Alpes de Haute-Provence n°178 mai/jun 2020
[04] Alpes de Haute-Provence n°178 mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°178 de mai/jun 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général des Alpes de Haute-Provence

  • Format : (205 x 265) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : santé publique, le laboratoire départemental veille au grain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Thibaut Vergoz SPORTSM111. - " if.1...+Ç J..'- çe g%."'. 4.. : :..'11%'7."'54-.% 1. ik.£,.,"..%,.v.._'Le Département s’engage en faveur du vélo ! "" -,i.‘.\%4-‘,.\a) o 14 A:.: ; ›..  : -'-..-t.1 e - Plébiscité par les Bas-Alpins et les touristes, en pratique sportive ou de loisir, le vélo est également un mode de déplacement doux, bénéfique pour l’environnement et pour la santé. Conscient de ces enjeux, le Département se mobilise pour développer cette activité. Développer le réseau cyclable Dans le cadre de ses missions, le Département a jalonné 17 boucles et 19 cols pour des escapades à la journée. Il s’investit également dans l’entretien et la réalisation de boucles d’itinérance sur plusieurs jours, comme la signalisation de la partie bas-alpine du « Acteur majeur du tourisme et des sports de nature, le Département contribue à la promotion du vélo. » Grand Tour Alpi Marittime Mercantour, la mise aux normes des panneaux du Tour du Luberon (prévu pour fin 2020) et dans la mise en place du jalonnement du Tour du Verdon en partenariat avec les acteurs locaux (prévu pour 2021). Le Département est aussi très impliqué dans le développement de La Méditerranée à vélo, une véloroute 1 européenne qui, une fois achevée, reliera le Portugal à Chypre en traversant notamment les Alpes de Haute-Provence (www.lamediterraneeavelo.com). Il est déjà possible de la parcourir sur sa partie française, des Pyrénées jusqu’à Menton ! Notre collectivité a réalisé la signalisation de l’itinéraire entre Céreste et Manosque. De plus, elle aménage actuellement une voie verte 2 entre Manosque et le carrefour des 4 chemins (Valensole), qui permettra à La Méditerranée à vélo de franchir la Durance via le pont de Manosque. Ce chantier est estimé à près de 2,4 M € HT. La voie verte du pont du Manosque s’inscrit dans la continuité des actions du Département, les travaux de voirie s’accompagnant systéma tiquement d’une réflexion sur l’intégration d’aménagements cyclables (par exemple à l’entrée de Manosque et sur les ponts du Chaffaut et de Volonne). Enfin, grâce aux contrats départementaux de solidarité territoriale, le Département apporte son appui technique et financier aux projets des territoires. Ainsi, la Communauté de Communes Vallée de l’Ubaye Serre- Ponçon reçoit 47 500 € de subvention pour la mise en œuvre de son schéma de mobilité. Promouvoir le vélo Acteur majeur du tourisme et des sports de nature, le Département contribue à la promotion du vélo. Les itinéraires sont mis en ligne sur www.rando-alpeshaute-provence.fr et www.veloenfrance.fr. L’Agence de Développement les valorise également sur www.tourisme-alpes-haute-provence.com et a édité une carte disponible en office de tourisme. Née à l’initiative du Département et conduite en partenariat avec les territoires, l’opération « cols réservés aux cyclistes » rencontre chaque année un franc succès. En 2019, le col d’Allos a ainsi été gravi par plus de 1700 cyclistes durant les huit vendredis matin où il leur était réservé. 1 Une véloroute est un itinéraire de longue distance d’intérêt départemental, régional, national ou européen. Elle doit être continue, jalonnée et sûre. Les véloroutes relient les régions entre elles. Elles empruntent des voies vertes, des voies à faible trafic, des bandes et pistes cyclables… 2 Une voie verte est un type d’aménagement cyclable. C’est une route exclusivement dédiée à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons et des cavaliers.
Jean-Michel D’Agruma Sous un noyer, au pied de la fontaine du jardin médiéval, se trouve un jardin secret dédié aux herbes de la sorcellerie. On y retrouve notamment des plantes vénéneuses, autour desquelles plane une aura de magie noire. En aucun cas à l’époque on ne les aurait cultivées dans son jardin. On allait alors les cueillir dans la nature, en secret ! Parmi ces vénéneuses à la réputation sinistre, la mandragore jouit d’une belle renommée. Une plante bien réelle Mandragora officinarum est une plante originaire du pourtour méditerranéen, mais absente de France à l’état sauvage. Elle pousse dans les bois lumineux ou les clairières et fleurit en mars-avril. Ses feuilles et ses fleurs sont au ras du sol, sans tige. Ses racines, souvent remarquables, peuvent prendre des formes étonnantes. Appartenant à la famille des solanacées, comme la belladone et la jusquiame noire, c’est une cousine de la tomate et de la pomme de terre. Attention toutefois à ne pas la consommer, car elle contient des substances toxiques pouvant entrainer des hallucinations ! Au Moyen Âge, les usages de la mandragore étaient multiples. Ses racines étaient notamment réputées pour leurs vertus aphrodisiaques et fécondantes. Au XV e siècle, ses propriétés analgésiques étaient employées dans les opérations chirurgicales. La mandragore, une plante de légendes La forme de ses racines et leurs propriétés ont sans doute contribué à sa réputation. Ramifiée, charnue, la racine peut faire songer à la forme d’un corps humain et c’est ainsi qu’elle est représentée dans l’iconographie médiévale. Au Moyen Âge, on disait que les sorciers lui donnaient vie ou qu’elle poussait au pied des gibets. L’arrachage de la plante était associé à un rituel particulier  : il ne fallait pas l’arracher à mains nues et encore moins d’un coup sec, de peur qu’elle ne pousse un cri... qui tue ! Ce rituel nécessitait un chien, relié à la plante par une corde. Il faut toutefois nuancer l’étendue de l’usage de la mandragore o 15 LE BILLET de Salagon* La mandragore, entre mythes et réalité dans la société médiévale  : onéreuses, ses racines n’étaient pas très utilisées et étaient le plus souvent diluées dans des mélanges complexes. Ce n’est qu’à partir du XVII e siècle que des botanistes commencent à remettre en question les légendes entourant la mandragore. Ces histoires continuent néanmoins à nourrir la culture populaire et l’imaginaire contemporain. En effet, au milieu des années 30, le héros de comics trip Mandrake le Magicien y trouve son nom, mandrake signifiant mandragore en anglais. Plus récemment, la mandragore a trouvé une place dans les aventures de Harry Potter. Entretenue par le succès de ce type de séries, la réputation de cette plante est caractéristique de l’association sorcellerie/Moyen-Âge bien présente dans l’imaginaire collectif. Toutefois, pas d’inquiétude si vous allez à Salagon  : le jardin compte aussi de nombreuses plantes dédiées à la magie blanche ! www.musee-de-salagon.com Tél. 04 92 75 70 50 www.facebook.com/museesalagon * Ce billet est assuré par Clémentine Noeuvéglise, responsable de l’unité jardins et technique, et Antonin Chabert, responsable de l’unité scientifique du Musée de Salagon. Cécile Brau



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