[04] Alpes de Haute-Provence n°106 octobre 2012
[04] Alpes de Haute-Provence n°106 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°106 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général des Alpes de Haute-Provence

  • Format : (206 x 265) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : les actions pour soutenir l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Lettre ouverte aux habitants des Alpes de Haute-Provence Madame, Monsieur, Je vous fais part d’une décision que j’ai mûrie pendant ces derniers mois. J’ai décidé de renoncer, à compter du 1 er octobre, à mon mandat de Conseiller général et à ma fonction de Président du Conseil général. Durant vingt années j’ai eu la chance et l’honneur de servir les Alpes de Haute-Provence et leurs habitants. Sauf la première, j’ai remporté toutes les élections auxquelles je me suis présenté. Je veux donc d’abord remercier les citoyens qui tout au long de ces vingt années m’ont accordé leur confiance. Je veux remercier aussi du fond du cœur toutes celles et tous ceux avec qui j’ai travaillé, qui m’ont conseillé, aidé et soutenu. J’adresse un salut amical à mes collègues Conseillères et Conseillers généraux, d’hier et d’aujourd’hui. Ces vingt années ont été l’occasion de belles rencontres humaines qui restent gravées dans mon cœur. Les liens d’estime et d’amitié demeureront, au-delà du moment présent. La vie politique est faite d’espérances et de déceptions, de moments de joie et de moments de peine. Mais quoi qu’il arrive, on ne peut pas « faire de la politique », comme on dit, si on n’aime pas les gens. Les citoyens savent d’ailleurs très bien distinguer la poignée de main distraite du regard sincère. C’est vrai, il y a des jours décourageants, où l’on est confronté à des difficultés, des détresses, des désespoirs humains auxquels il est impossible d’apporter une réponse, si ce n’est une écoute bienveillante. C’est vrai, il existe des quémandeurs « pénibles », des petites manœuvres politicardes et trop souvent l’absence de reconnaissance pour le travail accompli. Ainsi va la vie, ainsi va la nature humaine. Mais ce qui l’emporte, c’est la chaleur des rencontres, la convivialité, la fraternité, l’amour partagé d’un territoire et d’une manière de vivre. Je ne veux pas faire le bilan du travail qui a été le mien. Je sais le chemin qui reste à accomplir. Je suis fier du chemin parcouru. Si je ne devais retenir que quelques actions emblématiques, je commencerais par la lutte pour l’emploi. Tout au long de ces années, l’emploi a été, et reste, la préoccupation majeure de nos concitoyens. Avec les pactes pour l’emploi (depuis 2001) puis les forums pour l’emploi (depuis 2006), nous avons contribué à maintenir ou à créer entre 2 500 et 3 000 emplois par an, soit plus de 33 000 emplois en 12 ans. La deuxième réalisation dont je suis fier, c’est la création de l’IUT. Je me rappelle le scepticisme que nous avons rencontré quand j’ai lancé le projet comme Maire de Digne-les-Bains dès 1996. Aujourd’hui, l’IUT c’est plus de 300 étudiants, des formations pointues et reconnues, des étudiants qui souvent prolongent leurs études et sinon trouvent facilement un emploi. La troisième réalisation, c’est la volonté, partagée avec tous les élus, de mettre les services du Conseil général au plus près de la population, c’est de garder partout une présence humaine plutôt qu’une voix enregistrée. Enfin, je veux mentionner la réalisation du complexe nautique et du complexe cinéma à Digne-les-Bains. C’est le signe concret d’une volonté partagée de faire vivre Digne et son centre-ville. J’aurai bientôt 70 ans. Je suis engagé dans l’action militante depuis mon plus jeune âge, dans la vie politique depuis plus de trente ans. Il faut savoir passer la main. À d’autres désormais de reprendre le flambeau. Je souhaite pouvoir consacrer plus de temps à ma famille, à ma femme, à mes enfants, à mon petit-fils. J’ai confiance dans l’avenir des Alpes de Haute-Provence comme j’ai confiance dans l’avenir de notre pays. Mettre fin à l’injustice, donner à chacun part à la décision, libérer les forces créatrices, nous rassembler là où il en va de l’intérêt national. Voilà les enjeux de l’avenir. Je souhaite bonne chance à ceux qui me succéderont et à chacune et chacun d’entre vous. Jean-Louis Bianco, président du Conseil général



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :