[03] Reflets d'Allier n°99 mai/jun 2019
[03] Reflets d'Allier n°99 mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°99 de mai/jun 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (205 x 285) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : à partir du 22 juin, les bourbons illuminent vos nuits.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 ◗ La tribune politique majorité union républicaine pour le bourbonnais (URB) Une question de perspective opposition groupe socialiste, RÉPUBLICAIN et apparentés Reflets d’Allier/Mai - Juin 2019 Avec le Pacte Allier, le Conseil départemental et la Région Rhône-Alpes-Auvergne se sont engagés à injecter respectivement 40 et 60 M € dans des projets d’investissement créateurs d’activité et d’avenir pour notre territoire. 100 M € d’investissement public, par les temps qui courent, ce n’est pas rien ! Nos collègues de l’opposition, bien entendu, n’ont pas manqué de s’opposer en public. Que retenir de leurs interventions ? Que nous aurions évidemment dû faire plus, faire autrement, faire mieux… Certes… Au groupe majoritaire URB, nous avons tendance à penser « qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », et que 60 M € d’aide régionale, là où la précédente majorité n’avait rien négocié d’équivalent, c’est bien. Sans doute une question de perspective. L’opposition nous a aussi reproché d’avoir rassemblé dans ce pacte des projets déjà existants. C’est oublier que le Pacte Allier comporte 52% de crédits nouveaux. Là encore, une question de perspective. Finalement, les arguments les plus cinglants, nous les avons essuyés hors contexte, lorsqu’on nous a reproché de ne pas avoir groupe communiste, républicain et citoyen recruté une femme au dernier poste de direction générale adjointe qui restait vacant. La situation est en effet regrettable, mais nous en tenir rigueur, c’est ignorer qu’aucune candidate ne s’est présentée, malgré nos relances. Là aussi, c’est une question de perspective. Que l’on se rassure, parce qu’en fin de compte, c’est bien à l’unanimité de l’Assemblée que le Pacte Allier a été voté. Tant mieux pour notre département ! ◗ Parité  : 90 000 € d’amende pour le Département Quatre hommes recrutés aux quatre postes les plus élevés dans la hiérarchie des services du Conseil départemental  : c’est illégal au regard de la loi Sauvadet de 2012, qui impose « une proportion minimale de personnes de chaque sexe » pour les nouvelles nominations aux postes d’encadrement supérieur et de direction. De ce fait, le Conseil départemental sera redevable, en 2019, d’une amende de 90 000 € . Placé devant ses responsabilités, lors de la session de l’Assemblée départementale de mars (hasard du calendrier, c’était la Un pacte mal négocié veille de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes), le président Riboulet a assumé ce choix, prétendant « ne pas avoir réussi à recruter une femme ». Chacune appréciera. Sur un autre sujet, lors de la session, a été validé le dispositif départemental de soutien aux éleveurs touchés par la sécheresse. Depuis septembre 2018, nous n’avons eu de cesse de pousser le Département à s’engager. Étape après étape, on a mis le temps, mais on a fini par y arriver ! Nous avons également obtenu qu’une distinction soit faite entre les Gaec et les exploitations individuelles. Il eût été incompréhensible que cela ne soit pas le cas, et nous nous félicitons d’avoir été entendus aussi sur ce point. Certes, ce soutien est sans rapport avec les pertes subies par nos éleveurs, mais il importe qu’ils nous sachent à leurs côtés. Plus globalement, face au dérèglement climatique, il nous faut réfléchir à de nouveaux modèles qui intègrent ces évolutions. Le Département doit être un acteur de cette réflexion. ◗ Les élus du groupe socialiste, républicain et apparentés ont dénoncé l’instrumentalisation du « Pacte Allier » passé entre le Département et la Région Auvergne- Rhône-Alpes. D’abord, nous regrettons qu’il n’y ait pas de vision d’ensemble de la politique régionale, impliquant ainsi une dilution des aides de la Région sur le territoire et une illisibilité des subventions perçues d’un territoire à l’autre. Effectivement, la plupart des aides prévues dans ce pacte sont pour beaucoup, soit prévues par le droit commun, qui auraient donc été de toute façon accordées, soit des projets déjà engagés, pour lesquels nous avons auparavant délibéré. Il n’y a donc rien d’« exceptionnel » comme martelé par la droite départementale. C’est une opération de pure communication qui cache une réalité plus contrastée. Effectivement, ce pacte a été visiblement mal négocié. En comparant les Départements qui ont contractualisé avec la Région, l’Allier est encore une fois le parent pauvre, avec un montant octroyé de 58 € par habitant et par an. L’Allier et les Bourbonnais se retrouvent une fois de plus en queue de peloton. Pourquoi, alors que, parmi les départements de la région, l’Allier est l’un des territoires les plus en difficulté, reçoit-il moins que les autres ? Comment cela a-t-il été négocié ? Pourquoi l’Allier ne va-t-il percevoir que 60 M € de la Région, alors que, par exemple, la ville, et uniquement la ville du Puy-en-Velay, a reçu près de 80 M €  ? L’Allier mérite mieux, mérite d’exister et d’être défendu. ◗
Le Département à la loupe Enfants en danger  : tous responsables Depuis un an, au Conseil départemental, la Crip, Cellule de recueil des informations préoccupantes, centralise les signalements sur les enfants en danger. Elle s’adresse tant aux professionnels qu’aux particuliers (adultes et enfants). Si vous constatez, suspectez ou pensez qu’un enfant se trouve en danger, n’hésitez pas à la contacter au 04 70 35 73 33. Il est toujours préférable d’intervenir trop tôt que trop tard. ◗ La Crip, qu’est-ce que c’est ? C’est un lieu unique de centralisation de recueil des informations préoccupantes. Elle fournit une analyse de premier niveau pour décider de l’orientation à donner. ◗ Et après ? Elle demande à des agents du Conseil départemental d’aller évaluer la situation. Ils travaillent en binôme et exercent des métiers différents (assistants sociaux, puéricultrices, éducateurs…), afin de pouvoir croiser les regards. Ils rencontrent le ou les enfants, les parents, des enseignants, des représentants du milieu extra-scolaire… Ils réalisent un rapport qu’ils rendent à la Crip. Elle décide des suites à donner. ◗ Quelles sont les suites possibles ? En cas de danger immédiat, la Crip effectue un signalement au procureur de la République. En cas de risques, elle peut déclencher des accompagnements éducatifs et préventifs. Elle a aussi la possibilité de classer l’information sans suite. ◗ Combien d’informations a reçu LA Crip en un an ? La Crip a traité 1 400 informations entrantes. 561 ont été considérées comme des informations préoccupantes. Un tiers a donné lieu à un signalement, un tiers a débouché sur un accompagnement et le dernier tiers a été classé sans suite. ◗ Comment contacter la Crip ? Toutes les personnes inquiètes peuvent appeler la Crip au 04 70 35 73 33. Son standard est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 heures. Il est aussi possible de lui envoyer un message sur internet (crip03@allier.fr). L’autre solution est d’appeler le 119. Accessible 24 h/24, 7 j/7, le numéro est gratuit et anonyme. « Allô enfance en danger » dispose d’écoutants formés et fait remonter directement à la Crip les informations reçues. 04 70 35 73 33 crip03@allier.fr Crip, Cellule de recueil des informations préoccupantes Reflets d’Allier/#FierAllier ◗ 21 Adobestock



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