[03] Reflets d'Allier n°97 jan/fév 2019
[03] Reflets d'Allier n°97 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de jan/fév 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (205 x 285) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des métiers pas comme les autres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 ◗ Le dossier Ingénieur informatique, pendant dix ans, j’ai développé des applications pour des sociétés de services et spécialisées dans le médical. La rentabilité financière finissait par tout structurer et à primer sur les projets. Cela se ressentait également au sein des équipes. Il y a 2 ans, j’ai appris que le Conseil départemental recherchait des personnes dans mon domaine. Passionné par le numérique, dans une logique d’apporter un service attendu, j’ai tout de suite candidaté. Alors que je vivais dans un monde à la course à la prime, j’ai pu établir des relations de confiance avec mes collègues, mais aussi nos interlocuteurs sur le terrain. Je me souviendrai toujours de ce maire qui, assistant à la présentation d’un opérateur de téléphonie mobile, s’est retourné vers moi pour me demander ce que j’en pensais. Il s’est reposé sur mon avis et j’ai immédiatement compris le rôle du Conseil départemental. Les entreprises privées sont efficaces, mais elles font l’impasse sur l’équité. Ce n’est pas le cas du service public. Il est là pour gommer les inégalités en optimisant les actions. Sans lui, nos campagnes pourraient mourir. ◗ Laurent Hervé Chef de cuisine au collège Anne-de-Beaujeu à Moulins Reflets d’Allier/Janvier - Février 2019 Benoit Marius Chef de projet – Aménagement numérique du territoire J’ai choisi mon orientation pour des questions pratiques  : je cherchais un métier manuel et il y avait une école d’hôtellerie près de chez moi. Après mes études et huit années à faire les saisons, je désirais une vie plus structurée. J’ai travaillé pendant 21 ans dans une maison de retraite dans la Nièvre avant d’entrer dans un établissement scolaire. J’ai pris mon poste actuel en 2015. Ma longue expérience dans le privé fait que j’ai toujours gardé à l’esprit la notion de « satisfaction client ». Quand un service est payant, il est normal d’avoir une prestation de qualité. J’ai la chance de travailler pour un Département qui encourage l’utilisation des produits locaux et valorise le bio. Le principal et la gestionnaire du collège s’inscrivent également dans cette volonté. J’ai aussi la possibilité de faire découvrir de nouvelles saveurs aux élèves en cuisinant des menus à thème. Leurs joies gustatives me rendent heureux. ◗ travaillé pendant 14 ans dans une société de nettoyage multiservice où je chapeautais près de 80 personnes. Mon épouse était assistante J’ai familiale. Je participais comme je le pouvais à la vie de la maison  : j’accompagnais les petits dans leur quotidien en les conduisant à l’école, au sport... Nos enfants étaient encore sous notre toit. L’accueil est une aventure familiale. À la quarantaine, j’ai franchi le pas en lançant la démarche d’agrément. Je l’ai obtenue. Avant, je prenais des décisions tout seul, aujourd’hui, il y a une équipe derrière moi  : les référents des enfants, le psychologue, notre responsable. Nous pouvons facilement interpeller des professionnels compétents lorsque nous rencontrons des difficultés. De mon côté, j’ai retrouvé ma place au sein de mon foyer. Les petits que nous accueillons m’ont baptisé « Pipuche », c’est même devenu mon surnom officiel. Pour moi, le service public, c’est savoir s’ouvrir aux autres, se sentir utile auprès des gens en toute égalité, être proche d’eux et à leur écoute. ◗ Marie-Béatrice Venturini-Lenoir Cheffe de service de la Mission accueil Allier Philippe Boulay Assistant familial Pendant 20 ans, j’ai travaillé à la direction des ressources humaines du Département. Je gérais des profils très différents. En 2003, j’ai été recrutée pour monter une équipe et animer la Mission accueil Allier. Ce service du Département facilite l’installation des nouveaux habitants porteurs de projets. C’est vite devenu une vocation pour laquelle je ne compte pas mes heures. J’accompagne aussi bien des commerçants que des artisans ou des professionnels de santé. Dans mon métier, il est impératif d’avoir de l’empathie pour comprendre les idées des autres et leur permettre de se concrétiser. Je ne suis pas payée à l’installation. Dans mes missions, la notion d’intérêt général prime. Je suis là pour rendre le meilleur service possible en utilisant au mieux l’argent des contribuables. Je défends un service public à l’écoute et impartial. Et j’ai la chance de vivre dans chaque projet des moments humains très forts, car au-delà de l’aspect professionnel, il y a un véritable changement de vie. ◗
Baignée dans la nature depuis mon enfance, j’ai très tôt eu envie de travailler dans un métier en lien avec elle. En tant que gestionnaire d’espaces naturels, je suis régulièrement à son contact. J’apprécie de pouvoir la protéger, en concertation avec les différents intervenants locaux. Chacun a sa vision de la nature et il faut être capable d’accueillir le regard de l’autre. Sa gestion relève toujours d’une question de choix. Quand nous intervenons, nous soupesons systématiquement l’impact sur les milieux et les usages. En tant que service public, nous agissons pour l’intérêt général au service des patrimoines bourbonnais. Nous remplissons aussi une mission de sensibilisation du public et d’accompagnement technique des projets des territoires. Je suis émerveillée par la diversité de la nature dans l’Allier. Elle offre des trésors à part entière.Comme ils appartiennent à notre quotidien, on ne les remarque pas toujours. Je me souviens avec joie du pétillement des yeux d’enfants d’une classe de Gannat qui découvraient, à quelques pas de chez eux, des merveilles qu’ils ne soupçonnaient pas. ◗ Marion Yon Sage-femme Clotilde Poutas Gestionnaire d’espaces naturels J’ai toujours souhaité exercer un métier où l’on prenait soin. La première fois où j’ai rencontré une sage-femme, j’étais au lycée. J’ai été fascinée par cette spécialité médicale où l’on peut s’occuper de deux ou trois vies en même temps. J’ai fait des études de médecine et j’ai exercé pendant dix ans à l’hôpital de Moulins. Les femmes m’impressionnent beaucoup, aussi bien physiquement que psychiquement  : ce n’est pas rien de faire face à une grossesse, de se dire que de fille, on devient mère. On arrête de ne penser que pour soi. Il ne s’agit pas d’une étape facile, même pour le papa. Dans mes missions de service public à la Protection maternelle et infantile (PMI), j’accompagne souvent les femmes à leur domicile. Les rapports diffèrent totalement de ceux que je pouvais connaître en milieu hospitalier. Ils sont plus égalitaires, il n’y a plus la barrière de la blouse blanche. Avec les équipes, j’accompagne parfois des situations difficiles. Mais j’apprécie d’être ce trait d’union, à l’écoute, à chaque étape de la grossesse, un moment pas comme les autres qui impacte pour toujours la construction de l’être. ◗ Avec des études d’histoire, je me destinais à devenir enseignant. Comme je souhaitais avoir un public volontaire et spontanément intéressé, je me suis orienté vers le tourisme et le patrimoine. J’aime partager mon savoir avec les visiteurs. Repéré au château de Chareil, j’ai été recruté pour l’ouverture de la Maison Mantin, à Moulins. Le job est venu me chercher, c’est une rareté dans le milieu culturel. Désormais, je fais également visiter le musée Anne-de-Beaujeu, la Mal Coiffée et parfois le musée de l’Illustration jeunesse. Dans un périmètre aussi réduit, cette diversité de sites et de propositions est incroyable. Je ne m’en lasse pas et je suis heureux de participer au rayonnement de la fierté d’être Bourbonnais. Le service public me donne les moyens de transmettre au plus grand nombre mes connaissances. Parfois, cela peut s’avérer complexe, surtout lorsque je gère des tout-petits dans un bâtiment où il ne faut toucher à rien. Un jour j’ai eu à dire  : « On ne mord pas les meubles ! ». La commode Louis XIV n’avait jamais vu ça ! ◗ Marc Poligny Guide-conférencier dans les musées départementaux Cyrille Mikulski Responsable et patrouilleur du CTER de Bourbon-l’Archambault Le dossier travaillé dix ans dans le secteur industriel. J’étais dans le Cher. Il y a eu des délocalisations. Je souhaitais revenir dans l’Allier, dont je suis originaire, travailler dehors dans un boulot qualitatif J’ai et être acteur de mon territoire. J’ai d’abord eu un concours d’adjoint technique et j’ai intégré le service des routes. J’ai découvert la fonction publique territoriale par hasard, mais j’ai très vite adhéré à sa vision de solidarité et de proximité. J’aime ce que je fais, mais je veux pouvoir évoluer. Je m’en suis donné les moyens et je suis maintenant bientôt technicien. Mon métier est très varié  : avec les équipes, je participe à la réfection des chaussées, à la mise en place de nouvelles signalisations… L’hiver, dès 4 heures, je patrouille également à bord d’un véhicule pour contrôler l’état des routes et déclencher les éventuelles interventions. Je me souviendrai toujours quand une nuit, j’ai aidé des jeunes qui sortaient de boîte de nuit à dégager leur voiture de la trace à cause de la neige. Pour moi, l’entraide fait aussi partie du métier. ◗ ◗ 15 Reflets d’Allier/#FierAllier



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