[03] Reflets d'Allier n°89 sep/oct 2017
[03] Reflets d'Allier n°89 sep/oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (205 x 285) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : insertion, les nouvelles orientations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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exclusif 4 ◗ ENTRETIEN AVEC Dès son arrivée à la présidence du Conseil Départemental, Gérard Dériot a adopté, avec le soutien des élus de sa majorité, de nombreuses mesures d’urgence avec en ligne de mire la réduction des dépenses mais aussi le maintien des investissements et des services rendus à la population. Il se donnait 24 mois pour « sauver le Département » avec en leitmotiv « le courage de l’action ». Retour sur cette première partie de mandat. Au début de votre mandat, Qu’avez-vous mis en place ? dans quel état financier G. D. Face à ce constat alarmant, avez-vous trouvé le Conseil dès notre arrivée nous avons eu Départemental ? la volonté de définir des priorités, de recentrer les actions de la G. D. À notre arrivée, le Conseil Départemental présentait de nombreuses difficultés financières, et obligatoires, tout en lançant un collectivité sur ses compétences la première menace était le non- plan d’économies important, afin versement, en décembre 2015, de réduire les dépenses de fonctionnement, notamment dans les des différentes allocations individuelles de solidarité  : Revenu de secteurs de la communication et du solidarité active (RSA), Allocation protocole. personnalisée d’autonomie (APA) et Prestation de compensation du handicap (PCH). Les contraintes étaient nombreuses, notamment du fait de la réduction des dotations de CC EN 5 ANS, l’État (- 20 M € entre 2013 et 2017) NOUS ALLONS et de l’augmentation des charges de solidarité. Malheureusement, INVESTIR 230 M € aucune mesure n’avait été prise par l’ancienne majorité pour améliorer la situation budgétaire de notre collectivité. GÉRARD DÉRIOT, PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL « LE CHOIX DE L’AMBITION » Comment pouvez-vous l’affirmer ? G. D. Je ne suis pas le seul. Le rapport de la Chambre régionale de la cour des comptes a mis en exergue l’immobilisme du précédent exécutif face à l’augmentation constante des dépenses de fonctionnement du Conseil Départemental (+ 1,9% en moyenne chaque année). Nous ne pouvions pas rester dans cette logique, que je qualifierais d’électoraliste et dangereuse pour nos concitoyens et nos territoires. Il nous a donc fallu agir rapidement pour contrer ce manque d’anticipation notoire. Reflets d’Allier/Septembre-Octobre 2017 Nous avons aussi révisé nos programmes de subventions. Nous avons ainsi réalisé 7 M € d’économies de fonctionnement en 2016 et prévoyons une réduction de 4,6 M € de nos frais en 2017. Nous avons également dû, à contrecœur, augmenter le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, le seul impôt rentrant dans les caisses du Département. Cette mesure, loin d’être populaire, était primordiale pour sauvegarder notre collectivité et les services qu’elle apporte aux Bourbonnais. Grâce à la construction de budgets solides, de mesures claires et adaptées, nous avons évité le pire ! Au-delà d’assumer la solidarité, avez-vous pu engager de nouveaux projets ? G. D. Ces efforts nous ont permis de construire un programme d’investissements ambitieux afin de préparer l’avenir de l’Allier. Son montant s’élève à 230 M € sur 5 ans, soit 53 M € en 2017. Il nous permet aujourd’hui d’investir pleinement autour de 5 priorités  : les routes départementales, les collèges, les territoires, l’habitat et le Très haut débit. Nos objectifs étaient et restent les mêmes  : répondre à nos missions obligatoires, investir pour nos territoires, préparer l’avenir du Département, tout en améliorant de façon pérenne la situation financière de la collectivité, notamment en réduisant son endettement. Pourtant, certains vous reprochent d’avoir sacrifié la jeunesse et la culture sous prétexte d’économies ? G. D. Il n’a jamais été question de sacrifier la jeunesse et la culture. Les restrictions budgétaires ont touché tous les champs d’intervention du Conseil Départemental. Avec mon exécutif, nous restons convaincus que l’avenir de notre Département passe aussi par l’éducation et, plus particulièrement, la réussite des jeunes Bourbonnais. D’ailleurs, à travers le programme « Collège 21 », nous investissons dans nos collèges 48 M € sur 6 ans. Nous veillons également à réduire les dépenses pour les familles. Grâce à des négociations avec le Président du Conseil Régional, désormais compétent en matière de « Transport » suite à la réforme territoriale, notre majorité a pu maintenir la gratuité des transports scolaires, ce qui représente un budget de 16 M € .
Et pour la culture ? G. D. Nous avons fait le choix de revoir notre dispositif d’aide, afin qu’il soit plus juste et plus pertinent. Nous n’avons abandonné aucune association culturelle, bien au contraire ! Nous continuons à financer les événements culturels du territoire. La culture fait l’objet de toute notre attention. Dès cette rentrée, nous allons même expérimenter un parcours d’initiation à la culture au collège qui s’ajoute à la gratuité des musées départementaux pour tous les collégiens de l’Allier. La réforme territoriale (Loi NOTRe) a donné à la Région de nombreuses compétences. Le Conseil Départemental est-il voué à disparaître ? G. D. Nous faisons tout pour protéger notre collectivité. Nous représentons un échelon essentiel pour les Bourbonnais, où qu’ils résident. Et même si la loi NOTRe centralise de nombreuses compétences au niveau de la Région, nous avons souhaité engager des négociations pour établir des conventionnements visant à privilégier nos actions de proximité, notre maître mot. Grâce à ces échanges, nous sommes aujourd’hui en mesure d’agir à nouveau pour l’économie et l’emploi dans l’Allier, notamment à travers le versement d’aides à l’immobilier des entreprises ou encore en engageant des parcours de formation pour les bénéficiaires du RSA. Cette action sur l’économie est essentielle pour lutter contre le chômage. Nous avons pu ainsi conserver le Comité d’expansion économique de l’Allier (CEEA), « Il n’a jamais été question de sacrifier la jeunesse et la culture. » Exclusif Reflets d’Allier/allier.fr ◗ 5 désormais agence territoriale de la Région, indispensable pour accompagner les chefs d’entreprise et attirer de nouvelles activités. Comment envisagez-vous la suite du mandat de la majorité ? G. D. Nous avons décidé, avec mes collègues de la majorité, de ne pas exercer passivement nos responsabilités. Nous avons fait le choix de l’ambition, en installant une nouvelle dynamique, plus vertueuse. Nous avons accepté une responsabilité importante  : remettre à flot le Conseil Départemental pour qu’il puisse continuer à soutenir, avec ses moyens, les Bourbonnais, les territoires, les projets et les associations, qui font de l’Allier un territoire d’exception. Nous sommes au rendez-vous de nos engagements et nous continuerons dans ce sens. ◗



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