[03] Reflets d'Allier n°55 avril 2013
[03] Reflets d'Allier n°55 avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°55 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : Youssoupha en concert gratuit le 20 avril à Montluçon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DO3SIER Jeunes et impliqués ! On vit tous sur la même planète et il n’est jamais trop tôt pour le faire savoir. Depuis maintenant 5 ans, le Département a renforcé ses actions en faveur de la coopération jeunesse. Pour cela, il s’appuie sur le Conseil général jeunes, assemblée réunissant une quarantaine de collégiens de l’Allier. Régulièrement, ces élus en herbe choisissent de travailler autour de la thématique de la coopération internationale, favorisant leur ouverture au monde et à leur accès à la citoyenneté mondiale. Musique, théâtre, écriture, découverte de la démocratie, tous les chemins sont bons pour partir à la découverte de l’autre et de sa culture. D’autres échanges culturels sont également organisés en direction des personnes rencontrant des diffi cultés d’insertion. Par ailleurs, le Conseil général soutient fi nancièrement les projets portés directement par les jeunes ou les associations destinées aux jeunes dans le secteur de la coopération internationale. Toutes les aides sont listées sur son site internet, www.jeunesallier.fr. De quoi donner un sacré élan à toutes les bonnes volontés ! � Margaux Piquelle 14 ans, collégienne à J.-J.-Soulier (Montluçon) « Je participe au projet Paroles d’ici, musiques d’ailleurs. Je baigne dans la musique depuis toujours. J’ai tout de suite été intéressée par cet échange culturel. Dans quelques jours, nous allons nous produire sur scène. Je suis impatiente. Lors de notre voyage au Maroc, nous avons beaucoup travaillé sur ce spectacle mais toujours dans une très grande convivialité. Vivre en communauté pendant 10 jours m’a appris beaucoup de choses, j’ai gagné en maturité en assumant différentes responsabilités. J’ai adhéré à PariJeunes, l’association qui réunit les anciens conseillers généraux jeunes, car je voulais continuer à pouvoir m’investir. Maintenant, j’espère que nous accueillerons aussi bien les Marocains qu’ils nous ont reçus. » Jérémy Salingue 23 ans, Moulins « La Route 666 a été une expérience incroyable. J’ai toujours eu envie de faire du théâtre même si à l’époque je n’en parlais pas. J’étais au foyer des jeunes de Viltaïs quand j’ai été informé des auditions organisées par le Conseil général et Procédé Zèbre. J’avais besoin de changer d’environnement et de rencontrer de nouvelles personnes. Terminant un contrat, j’étais disponible et très tenté de découvrir la Hongrie. N’étant pas très fort en anglais, la barrière de la langue a été diffi cile à franchir avec les Hongroises, mais cela s’est quand même bien passé. Depuis ce voyage, je continue de faire du théâtre, j’ai intégré une formation et j’ai envie de renouveler l’expérience en participant à un projet en Roumanie. » Justine Bompart 16 ans, lycée Saint-Vincent (Montluçon) « J’ai pu découvrir l’Estonie grâce au projet d’échanges européen You’re the King. J’étais alors conseillère générale jeune. Je ne connaissais rien à ce pays, à sa population, à sa culture, à son mode de fonctionnement. Cette expérience m’a fait grandir et a changé mon regard sur le monde. Nous nous plaignons toujours alors que nous avons beaucoup. Ces échanges étaient formidables, je souhaite à tout le monde de pouvoir vivre une telle aventure. J’ai voulu la poursuivre en prenant des responsabilités au sein de la junior association du Conseil général jeunes où je suis trésorière. J’ai encore envie de partager des moments uniques d’échanges, de voyager et de participer à des actions solidaires. » 16 Reflets d’Allier - Avril 2013
Solidarite, fraternite, reciprocite TÊTE À TÊTE « Nos jumeaux participent activement aux projets » Malgré les tumultes du temps et de la vie, les coopérations décentralisées du Conseil général perdurent. Michel Tabutin, vice-président chargé de ce secteur, revient sur leur histoire et ouvre les perspectives d’avenir. Michel Tabutin : Aujourd’hui, nos coopérations décentralisées se basent sur des échanges culturels, techniques et de valeurs. Au travers d’elles, nous participons à la mise en place de pratiques inédites et à la création de nouveaux modes de fonctionnement. C’est vrai qu’au départ il s’agissait d’une démarche humanitaire mais grâce aux associations qui les portent et aux rencontres, elles ont pu grandir, évoluer, changer, fédérant toujours plus de nouveaux partenaires, que ce soit dans le Bourbonnais et en Auvergne ou dans les pays amis. ��Reflets d’Allier : Il y a aussi des gens importants qui ont disparu au fil du temps au Mali, en Mongolie… Michel Tabutin : C’est certain, M’Bah Yattara et Démid nous manquent cruellement. On dit toujours que personne n’est irremplaçable mais certains ont un rôle prépondérant. Des hommes tracent des voies, il nous revient de continuer le travail accompli, d’inscrire les actions dans le temps malgré les disparitions. Les coopérations décentralisées le permettent. ��Reflets d’Allier : Ce n’est pas toujours simple. Comment avez-vous géré la période sombre traversée par le Mali ? Michel Tabutin : En 2012, le comité de jumelage Allier - Niafunké a poursuivi son aide mais n’a pas pu réaliser l’ensemble de son programme. Nous avons l’espoir de repartir très vite dans le soutien à ce territoire. Il faut faire un état des lieux et définir avec nos partenaires les actions à mettre en place dans les domaines de la santé et de l’éducation. D’ailleurs, dans ce sens, le Conseil général va rétablir l’intégralité de la subvention au comité. « Chacun a un rôle défini. Des hommes tracent des voies. » ��Reflets d’Allier : En période de restrictions budgétaires, le Département va-t-il pouvoir continuer sa politique de coopération internationale ? Michel Tabutin : Il faut bien comprendre que nos coopérations décentralisées n’ont pas toutes la même envergure, qu’elles ne rassemblent pas un nombre identique d’associations et de collectivités. Entre mettre en place le 1 er congrès de cœlioscopie gynécologique en Mongolie et travailler à l’acheminement de l’eau à un village au Sénégal, les démarches diffèrent. Pourtant, l’implication des acteurs locaux et leur volonté de développement sont tout aussi importantes. Le temps où l’on finançait à 100 % un projet est terminé. Désormais, nos jumeaux participent activement à son montage. Ce n’est donc pas tant de l’argent qu’il faut mais de l’ingénierie, de l’assistance au montage des dossiers et beaucoup d’échanges. ��Reflets d’Allier : Comment voyez-vous l’avenir de la coopération ? Michel Tabutin : Le Conseil général a un rôle fédérateur et d’animateur de réseau, comme il est possible de le constater lors de la Biennale de la coopération. Nous nous plaçons au service des projets associatifs, avec qui nous définissons des priorités, et des jeunes, avec qui nous ne cessons de développer des projets de coopération internationale. Notre but est d’ouvrir + d’infos en vidéo les esprits. L’Homme a naturellement peur de ce qu’il ne connaît pas, aidons-le à découvrir. � Rejoignez le Département de l’Allier sur Facebook 17



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