[03] Reflets d'Allier n°51 décembre 2012
[03] Reflets d'Allier n°51 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : le patrimoine en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
DO3SIER Un public bien protégé Les édifi ces et les objets classés ou inscrits au titre des Monuments historiques appartenant à l’État ou aux collectivités territoriales (communes, départements…) constituent le patrimoine public « protégé ». En France, suite à la loi de séparation des Églises et de l’État, toutes les cathédrales sont devenues des propriétés nationales, comme celle de Moulins, et les églises paroissiales celles des communes. Dans l’Allier, les églises classées ou inscrites forment l’essentiel du patrimoine public « protégé ». Leur entretien représente souvent une charge considérable. Depuis le Moyen Âge, la plupart des villages ont vu leur importance diminuer et ils ne disposent plus des ressources nécessaires pour entretenir ces monuments qui continuent cependant de faire leur fi erté. Même si l’État apporte une importante contribution, les sommes engagées restent souvent démesurées. C’est pourquoi le Conseil général intervient dans le fi nancement des travaux de ces Monuments historiques appartenant aux communes à hauteur de 25% (HT) du montant des travaux. Dans le Bourbonnais, cela représente une enveloppe annuelle moyenne de 700 000 €. n Le Conseil général maître des lieux En tant que collectivité territoriale, le Département possède aussi des édifi ces qui ont été protégés au titre des Monuments historiques à des dates plus ou moins récentes. À Moulins ce patrimoine est particulièrement riche : le pavillon Anne-de-Beaujeu (1840) ; le Palais ducal (1875) ; le tribunal de grande instance (1943) ; l’hôtel de Rochefort (1965) ; l’hôtel de Mora (1985) ; la Maison Mantin (1986). Plus inattendu, depuis que la nationale 9 est devenue la RD 2009, le pont Régemortes lui appartient aussi. C’est également le cas de l’ancien château de Gannat (1926) et du pont sur le Gaduet (1971) à Bransat. n À TITRE D’EXEMPLES Dans le domaine public, le Conseil général est notamment intervenu : n à Poëzat pour des travaux d’urgence à l’église Saint-Julien ; n à Bizeneuille dans la réfection de la charpente et de la toiture de l’église Saint-Martin ; n à Louroux-de-Beaune dans la réfection des façades de l’église Saint-Sulpice. n Portail de Fleuriel Claire Wheeler-Hopkinson Présidente de l’Association de sauvegarde du patrimoine culturel de Lafeline n ■ « En 2007, nous avons décidé de constituer l’Association de sauvegarde du patrimoine culturel de Lafeline pour aider la mairie dans la réfection de l’église Saint-Martin. Il y avait urgence : il fallait intervenir sur la toiture, la façade et le clocher. Nous ne voulions pas voir s’effondrer cet édifice central dans la vie de notre village qui compte 85 foyers. Nous avons commencé à six, nous réunissons désormais 90 personnes. Pour collecter des fonds, nous avons organisé de nombreux événements dont une fête au château du Bouchat qui va perdurer même si les travaux d’urgence sont terminés. Sur 740 000 € de travaux, il restait 74 000 € à la charge de la commune. L’association a réussi à collecter 20 000 € et nous attendons une aide complémentaire de la Fondation du patrimoine. Ces beaux résultats n’auraient jamais été possibles sans la mobilisation de la municipalité et de l’ensemble des habitants de la commune. Elle a d’ailleurs permis à ce dossier de recevoir, à titre exceptionnel deux années de suite, le prix Émile-Mâle de la Ville de Commentry. » n Association de sauvegarde du patrimoine culturel de Lafeline – le Bourg – 03500 Lafeline 12 Refl ets d’Allier - Décembre 2012
Le patrimoine en cadeau Une vie de château Dans l’Allier, 58% des Monuments historiques relèvent du domaine privé. Cette proportion est nettement supérieure à la moyenne nationale qui est de 49,5%. Contrairement au patrimoine protégé public, les édifi ces privés classés ou inscrits sont majoritairement des châteaux et non des églises. Cependant, il existe des exceptions, comme l’ancienne église de Vitray. Le Conseil général, conscient de l’intérêt d’un tel patrimoine et de son attractivité touristique, aide les propriétaires pour la restauration. Il accorde actuellement des subventions (jusqu’à 25% du montant TTC des travaux) lorsque ces derniers s’engagent à ouvrir au public selon des conditions particulières. Toutefois, son intervention est limitée à un plafond annuel de 152 000 € de travaux. n Abbaye de Chantelle Le saviez-vous ? Le patrimoine dit « protégé » est constitué par les édifi ces et les objets d’art classés Monuments historiques (MH) ou inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques (ISMH). Ils bénéfi cient d’une protection particulière. Les monuments classés représentent un intérêt national, les inscrits un intérêt local. Ils peuvent être indifféremment publics ou privés. Le classement ou l’inscription par les services de l’État ouvre droit à des aides publiques et des avantages fi scaux pour les travaux d’entretien ou de gros œuvre. n Jean de Conny Château de Thoury, Saint-Pourçain-sur-Besbre « Le château de Thoury est dans notre famille depuis 1720. Il bénéficie uniquement d’une inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. En effet, il n’a pas pu être classé en raison de la diversité de ses éléments architecturaux, dont les premiers remontent au xi e siècle et les derniers au xvie. Ce patrimoine demande beaucoup d’entretien. Nous percevons des aides mais elles restent symboliques par rapport aux sommes engagées. Dernièrement, nous avons dû vérifier la toiture, puis nous avons eu des problèmes avec les murs des remparts en raison d’importantes infiltrations d’eau dues à des intempéries. Il y a toujours quelque chose à faire ou à revoir. Cependant, je reste très attaché à ce château qui est désormais la propriété de mon fils. D’avril à octobre, nous proposons des visites de ses extérieurs. C’est le directeur du Pal qui nous a poussés à nous lancer dans cette aventure. Je suis toujours heureux de pouvoir échanger sur cet édifice qui ressemble beaucoup à un château de contes de fées. Mais cela n’est pas toujours évident car ses archives ont été brûlées à la Révolution française. Nous avons donc dû effectuer des recherches pour retrouver des informations fi ables sur son histoire et son rôle comme forteresse. » n Château de Thoury 03290 Saint-Pourçain-sur-Besbre tél. 04 70 42 00 41 À TITRE D’EXEMPLES Au titre des Monuments historiques privés, le Conseil général est notamment intervenu : n à Chantelle dans la restauration des toitures du corps de logis de l’abbaye Saint-Vincent ; n à Saint-Pourçain-sur-Besbre dans la restauration des remparts du château de Thoury. n Rejoignez le Département de l’Allier sur Facebook 13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :