[03] Reflets d'Allier n°44 mars 2012
[03] Reflets d'Allier n°44 mars 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : le Pal se lodge à la belle étoile.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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InterAllier Montluçon, Vichy, Yzeure Solidarités : à vous la parole Améliorer les services et les simplifier. Le Conseil général travaille à la refonte de ses actions en faveur de l’enfance, des personnes âgées et des personnes handicapées (voir Reflets d’Allier, déc. 2011). Dans la continuité de sa démarche de démocratie participative, incitant les citoyens à prendre part aux décisions qui les concernent, il organise trois moments d’échange autour de ces sujets dans chaque grand bassin. 22 Reflets d’Allier - Mars 2012 Fotolia Les propos recueillis serviront à établir le schéma unique des solidarités. La première réunion se déroulera mardi 27 mars, à Vichy, à l’amphithéâtre du Pôle Lardy. La deuxième aura lieu le lendemain, mercredi 28, à Montluçon, à l’amphithéâtre de l’IFSI (rue Pamparoux). Yzeure accueillera le troisième et dernier rendez-vous, jeudi 29, à la chapelle du château de Bellevue. L’ensemble de ces échanges se déroulera de 18 h 30 à 20 h 30 et sont ouverts à tous. n Moulins Croix-Rouge : des élèves en terres inconnues Soigner le paludisme, suturer des plaies, participer à un accouchement… En un mois à N’Guekokh (Sénégal) fin 2011, Claire Brazier, Marion Pégaz et Annabelle Tietavani ont vécu des expériences qui ne figurent pas dans leur cursus d’élèves infirmières et qu’elles ne connaîtront probablement jamais pendant leur carrière en France. Mais leur stage, au-delà de l’exotisme et du dépaysement attendus, a été pour elles un fabuleux accélérateur de croissance : « Cela nous a fait grandir. Nous avons appris beaucoup sur nous, sur notre capacité à nous débrouiller. Là-bas, il fallait apprendre vite, il n’y avait pas le choix. Les infirmiers et aides-infirmiers sénégalais nous ont accueillies à bras ouverts et nous ont fait tout de suite confiance. » Et brûle en elles l’envie d’y retourner, « pour aider » une population qui ne se déplace jamais pour un « bobo », surtout que tout est payant, jusqu’à la moindre compresse : « Tout manque mais ça n’est jamais dramatique, ça pourrait être pire. Comme ils disent, il n’y a pas de problèmes, que des solutions. » Des actions en partenariat Un autre regard sur l’urgence, sur le soin, une ouverture à d’autres cultures, tels sont les objectifs de ces stages organisés par l’Institut régional de formation sanitaire et social d’Auvergne (IRFSSA), l’établissement de formation créé par la Croix-Rouge à Moulins. Chaque année, dix à quinze futurs infirmiers et assistants de service social partent au Sénégal, au Vietnam ou en Mongolie. La volonté de coopération de l’IRFSSA s’applique aussi entre les métiers du sanitaire et du social, à l’international comme à l’école. Pour ce qui est des stages, ils sont organisés en partenariat avec plusieurs associations de l’Allier : Amphore (Sénégal et Vietnam), Apau (Mongolie) et Teraanga (Sénégal). « Un détour par l’autre pour se comprendre soi », résume joliment Agnès Dollet, formatrice de l’IRFSSA en charge des stages pour les élèves infirmiers. « Ils sont amenés à s’adapter, à réfléchir à leur pratique, poursuit-elle. Cela renforce leur identité professionnelle. Même si le changement de culture est parfois un problème, ces stages restent souvent une belle expérience. Ça bouscule, ça fatigue, ça peut déstabiliser, mais c’est toujours une grande richesse pour eux. » n POUR EN SAVOIR PLUS IRFSSA 20, rue Vert-Galant 03000 Moulins tél. 04 70 48 20 30 IRFSSA
REPORTAGE Montluçon L’école en court séjour Très tôt ils savent épeler anorexie, mucoviscidose, phobie. Ils rythment leur hospitalisation de cours à rattraper sous perfusion. À Montluçon, l’association L’École à l’Hôpital réunit une vingtaine d’enseignants, tous bénévoles, pour éviter aux enfants malades une fracture scolaire. Ce jour-là, les quatre ados hospitalisés déclarés « en état de travailler » par l’équipe médicale n’en ont pas envie. Les bénévoles de L’École à l’Hôpital vont néanmoins ouvrir la Bib’Hop. Cette bibliothèque a été créée en 2006 dans une pièce du service pédiatrie du centre hospitalier de Montluçon, à côté de la salle où l’association a installé son tableau numérique, ses ordinateurs et ses rayons de manuels scolaires. « On s’adapte », souffle Anne-Marie Fournier, présidente de L’École à l’Hôpital, qui tente néanmoins de « baratiner » les deux malades en éveil, arrache quelques sourires au garçon mutique et persuade Jessica, teint de porcelaine, 17 ans, à tenir en respect la mucoviscidose, de suivre des cours d’histoire-géographie pour son CAP Cosmétique par correspondance. Enseigner à des enfants malades n’a rien de commun avec ce qu’ont vécu les 22 enseignants – retraités pour la plupart, et en quête de « Il faut avoir beaucoup d’égards, une grande écoute… » nouvelles recrues – membres de l’association créée en 1994 à Montluçon. « Nous suivons un enfant à la fois, parfois deux. Les cours ont rarement lieu dans notre salle, le plus souvent c’est dans la chambre, quand les enfants sont sous perfusion. Les séances durent quinze, vingt minutes, jusqu’à une heure. On fait de la répétition, on regarde avec eux les points qu’ils n’ont pas compris et on les revoit. C’est comme des leçons particulières. » Des équipes de quatre à six enseignants se relaient chaque aprèsmidi de la semaine, en parfaite coopération avec les médecins et les infirmières. « Nos cours sont considérés comme un élément de soin. Les enfants hospitalisés, même pour quelques jours, sont en grand désarroi. Il faut avoir beaucoup d’égards, une grande écoute, InterAllier pour leur redonner confiance et les aider », poursuit la présidente. Membre de la Fédération pour l’enseignement des malades à domicile et à l’hôpital (FEMDH), L’École à l’Hôpital intervient en lien avec le service d’aide pédagogique à domicile (SAPAD) de l’inspection académique de l’Allier. L’association épaule également de jeunes malades à domicile, pour des pathologies longue durée. Comme la phobie scolaire de Sandra, 15 ans, qui agite avec un sourire triste sa main dans un affreux bruit d’osselets, séquelle d’un sévère passage à tabac par un groupe de collégiennes il y a deux ans : « C’est bon de reprendre », sourit-elle. Les cours deviennent alors une façon de retrouver le fil de la vie « normale ». n L’École à l’Hôpital tél. 04 70 02 41 96 pediatrie.ecole@gmail.com Ecole à l’Hôpital Reflets d’Allier - Mars 2012 23



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