[03] Reflets d'Allier n°40 novembre 2011
[03] Reflets d'Allier n°40 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (229 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : déchets... à la croisée des chemins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
Ça bouge pour les jeunes E2C = une deuxième chance à saisir Avec ses parcours personnalisés de formation en alternance, l’École de la 2 e chance propose aux jeunes plus qu’un enseignement. Elle leur redonne confiance et les accompagne dans un projet professionnel défini conjointement. Échec scolaire, mauvaise orientation, accidents de la vie… Des milliers de jeunes sortent chaque année du système scolaire sans ou avec peu de qualifications. Souvent, cela s’accompagne d’une image dévalorisée, d’une perte de confiance et de doutes sur leur capacité d’apprentissage. L’École de la 2 e chance (E2C) leur offre la possibilité de remettre le pied à l’étrier de l’insertion sociale et professionnelle mais aussi de changer le regard porté sur eux-mêmes. La structure régionale, s’adressant aux 18-30 ans, dispose d’une plate-forme dans l’Allier, à Avermes, dans les locaux du centre de formation d’IFI 03, et d’une antenne à Montluçon, au centre multi média. « L’Allier a été le 1er département en Auvergne à ouvrir une École de la 2 e chance. À sa création, en 2003, c’était une école départementale principalement financée par le Conseil général et l’État », se souvient Camille Saulce, la responsable pédagogique. Depuis 2006, elle bénéficie de financements apportés par le Conseil régional, le Département étant devenu un cofinanceur. Cependant, ses grandes idées fondatrices sont restées intactes. Retrouver le plaisir d’apprendre « Tous les jeunes bénéficient d’un enseignement personnalisé. Nous proposons des remises à niveau en mathématiques, en français et en informatique. Nous abordons également les techniques de recherche d’emploi ou encore la vie sociale et professionnelle. Nous faisons aussi de la prévention autour de la santé et de l’hygiène, détaille méthodiquement la responsable pédagogique. En parallèle, nous enseignons à nos stagiaires des techniques pour apprendre. Les séances d’activités sportives leur permettent de développer l’esprit d’équipe, le goût de l’effort, le respect des règles… Lors de nos ateliers d’arts plastiques, ils trouvent, aussi, un autre moyen de s’exprimer. » Des activités socioculturelles, des projets de citoyenneté, complètent ce programme. « Ceci Comment ça marche ? permet de les aider à s’ouvrir aux autres, à comprendre le monde qui les entoure et à acquérir de l’autonomie. » Un parcours au long cours Pour mener à bien cette prise en charge individualisée, chaque stagiaire bénéficie d’un accompagnement à la fois personnel et professionnel, réalisé par un formateur référent. Ce dernier le suivra tout au long de son parcours au sein de l’école (jusqu’à 950 heures de formation). « Nous misons sur un enseignement en alternance. Les nombreux stages proposés et notre portefeuille d’entreprises partenaires, principalement des PMI-PME, des artisans-commerçants et des Il est possible de rejoindre l’École de la 2 e chance tout au long de l’année. En 2010, la plate-forme bourbonnaise a accueilli 133 jeunes. Pour suivre la formation, il faut être orienté par une mission locale, le Pôle emploi, les travailleurs sociaux via les Utas (Unités territoriales d’action sociale), le Centre d’information des droits des femmes et des familles (CIDFF), le Service pénitentiaire insertion et probation (SPIP), Cap emploi (pour les travailleurs handicapés) ou l’ADSEA (Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence). Chaque entrée de stage s’accompagne d’une période d’essai de sept semaines. Les stagiaires perçoivent pendant toute la durée de leur parcours une rémunération du Conseil régional. De plus, ceux qui sont éloignés du lieu de formation peuvent bénéficier des transports mis à la disposition des apprentis d’IFI 03. 28////Novembre 2011 agences intérimaires, permettent à chaque stagiaire de se faire une idée très précise sur son projet professionnel et de travailler à sa concrétisation, poursuit Camille Saulce. Conformément aux objectifs fixés, 65% des jeunes qui sortent de notre école intègrent un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation mais aussi une formation qualifiante ou diplômante, quand il ne s’agit pas d’un emploi direct. » Une fois leur passage à l’École de la 2 e chance terminé, les stagiaires sont encore accompagnés pendant 18 mois. « Nous ne les laissons pas tomber. Il nous arrive même de servir de médiateur entre un ancien élève et un maître d’apprentissage », constate la responsable pédagogique, toujours aussi impliquée, avec son équipe, à la réussite des missions confiées. Tous savent bien que la route vers l’autonomie est semée d’embûches, surtout pour des jeunes, qui, sont très éloignés de l’emploi et qui, la plupart du temps, rencontrent des difficultés depuis de longues années. 7 + En savoir plus E2C Auvergne, Plate-forme Allier, 11, route de Paris 03000 Avermes, tél. 04 70 20 54 71 – www.e2c-auvergne.fr www.allier.fr
« « « Rencontre avec… Youssef Moustati 27 ans, Yzeure – À l’E2C du 20/3/10 au 6/9/10 L orsque je suis arrivé à l’École de la 2 e chance, j’étais en France depuis 3 ans et demi. J’ai connu l’école grâce à des copains. D’origine marocaine, j’avais besoin de me perfectionner dans la langue et je voulais suivre une formation en électricité. J’ai été orienté par la mission locale. J’ai appris à faire un CV, une lettre de motivation. Mais j’avais besoin d’argent. Avec le soutien de l’école, j’ai pu trouver un travail intérimaire J’ai un CAP d’agent polyvalent en restauration. Cette orientation ne correspondait pas à mes aspirations. Mais comme je sortais d’une 3 e Rencontre avec… Audrey Dias 18 ans, Varennes-sur-Allier – À l’E2C depuis le 5/9/11 J’ai connu l’École de la 2 e chance en farfouillant sur internet et grâce à mes cousines qui sont en formation à Ifi 03. J’ai quitté l’école en septembre 2010, après un an en CAP d’agent polyvalent de restauration. Je n’avais pas choisi cette branche mais on n’avait pas voulu de moi ailleurs. J’ai dû arrêter car je n’avais pas trouvé de stage. Ce que j’aime, c’est le contact avec les gens, les aider, leur rendre service. Au début de ma formation à E2C, j’ai réalisé de nombreuses évaluations pour affiner mon projet. Je dois maintenant le valider. J’apprécie la façon dans l’industrie automobile pendant un an. J’ai terminé fin août 2011 mon contrat. J’aimerais maintenant passer mon permis poids lourds et comme l’E2C nous suit pendant 18 mois après notre sortie, mon formateur référent m’a aidé à constituer un dossier de Congé individuel de formation (Cif) intérim. Lorsque je ne connais pas quelque chose, je peux toujours venir le voir. Ici, les formateurs sont sympas et la responsable est Rencontre avec… Julie Da Silva 21 ans, Néris-les-Bains – À l’E2C du 4/4/11 au 31/10/11 Segpa, je n’ai pas vraiment eu le choix. Suite à un entretien avec ma conseillère Pôle Emploi, j’ai été orientée sur l’École de la 2 e chance. Comme les transports étaient pris en charge, j’ai pu rapidement intégrer la formation qui se déroule à Avermes. C’était un bon moyen pour moi de changer de domaine. J’avais envie depuis longtemps de faire de la vente dans le prêt-à-porter. En participant à une petite dizaine de stages, j’ai pu confirmer ce projet et identifier que j’aimais vraiment faire du conseil clientèle. Je ne dont nous travaillons dans cette école. Nous avons accès à des équipements modernes et à l’informatique. Les formateurs sont à l’écoute et ouverts. Dans le lycée où j’étais avant, on nous enfonçait à chaque fois. On nous disait tout le temps que nous n’avions pas le niveau. Ici, quand ça ne va pas, ils ne nous envoient pas des ondes négatives. Ils nous encouragent. Cela se voit qu’ils veulent vraiment nous aider à nous en sortir. Ça rebooste. L’E2C est pour moi une chance de trouver un boulot et je vais faire tout mon possible pour réaliser mon projet. » 7 Ça bouge pour les jeunes suis pas encore totalement opérationnelle, notamment avec la caisse. Mais j’ai vraiment trouvé la branche qui me plaisait. Cette formation m’a permis de gagner plus de confiance en moi et d’avancer dans ma vie professionnelle. J’ai grandi et j’ai enfin pu faire ce que j’aimais. Aujourd’hui, même si je suis un peu âgée pour un contrat d’apprentissage, je souhaiterais trouver un emploi, un contrat par alternance ou une formation diplômante qui me permettrait de consolider et d’enrichir mes connaissances. » 7 plus que sympa. Si je devais recommencer une formation à l’E2C, je le ferais. Depuis mon passage à l’école, je suis moins timide. J’ai plus confiance en moi. » 7 Des appuis précieux Chefs d’entreprise, salariés, actifs ou retraités, des parrains et des marraines accompagnent les stagiaires tout au long de leurs parcours et aussi après, pour un coup de main supplémentaire ou juste évoquer de bons souvenirs. En charge d’un groupe de 6 à 8 filleuls, ils apportent conseils, bon sens et expériences pour que chacun se sente épaulé dans l’aboutissement de ses projets. Le parrainage est aussi mis en place pour les jeunes suivis au sein des trois missions locales du département. ¶ ¶ Pour devenir parrain, contactez le Conseil général, direction de la Solidarité et de la Prévention au 04 70 34 16 26 (Caroline Brun) ou les structures citées. Novembre 2011////29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :