[03] Reflets d'Allier n°40 novembre 2011
[03] Reflets d'Allier n°40 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Allier

  • Format : (229 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : déchets... à la croisée des chemins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Dossier « Nous défendons la mutualisation des moyens » Dominique Bidet, vice-président chargé du développement durable, de l’environnement et de l’aménagement du territoire au Conseil général, explique les différents enjeux de la gestion et du traitement des déchets dans l’Allier. Reflets d’Allier : Le nouveau plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux va être présenté au vote des conseillers généraux, comment l’avez-vous élaboré ? Dominique Bidet : Ce document a été élaboré autour d’une commission consultative. Elle se compose de représentants de l’état, de la Région Auvergne, des communes, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie (Ademe), des chambres de commerce et d’industrie et d’associations. On retrouve également l’ensemble des syndicats compétents en matière de déchets. Le plan, présenté au vote de l’Assemblée départementale à la fin de l’année, s’appuiera sur ce travail collaboratif. Reflets d’Allier : Le dernier plan départemental sur les déchets remonte à 2004. Normalement, ce type de document a une durée de vie de 10 ans, pourquoi avoir anticipé sa nouvelle version ? Dominique Bidet : Plusieurs nouvelles données expliquent cela. Tout d’abord il y a eu le Grenelle de l’environnement. Parmi ses objectifs, on retrouve la diminution de la production des déchets et le tri. Par ailleurs, nous avons la volonté d’avoir des coûts de traitement identiques pour tous les Bourbonnais ou du moins d’essayer de lisser les disparités qui existent actuellement sur le territoire. Reflets d’Allier : Le nouveau plan est-il l’unique levier dont vous disposez pour cela ? Dominique Bidet : Non, il y a également toutes les actions conduites sur le terrain par les neuf syndicats intercommunaux de l’Allier. Par ailleurs, dès 2009, sous l’impulsion du Conseil général, un syndicat mixte d’études sur les déchets a été créé. Soutenu entre autres par l’Ademe, il a permis de dresser un état des lieux précis de la situation départementale et de dégager quatre grandes pistes d’action. Reflets d’Allier : Est-ce que certaines ont pu être affinées ? Dominique Bidet : Oui, deux scénarios ont été affinés au sein du syndicat mixte d’études. Le 1er consiste à investir dans le traitement 14////Novembre 2011 « Les gestes éco-citoyens permettent de contenir la hausse des coûts » mécano-biologique. Ce système permet la séparation et la valorisation des matières organiques des « sacs noirs ». Avec cette option, nécessitant un investissement de 34 M €, nous irions au-delà de ce que demande la réglementation. Le second scénario s’appuie sur la mutualisation des équipements existants et leur modernisation, pour un coût nettement moins élevé. Reflets d’Allier : Avez-vous une préférence entre ces deux options ? Dominique Bidet : Ma préférence, et celle de toute l’équipe de la majorité départementale, s’oriente vers le second scénario préconisant la mutualisation des moyens. Il pourrait déboucher, à terme, sur la création d’un syndicat départemental de traitement Dominique BideT, vice-président chargé du développement durable, de l’environnement et de l’aménagement du territoire des déchets. Une cinquantaine de structures de ce type existent déjà en France. Elles fonctionnent bien et permettent une plus grande équité financière entre les habitants. Reflets d’Allier : Justement à propos des habitants, vous n’avez pas l’impression qu’on leur en demande toujours plus ? Dominique Bidet : Je ne peux pas dire le contraire. C’est bien pour cela que le Conseil général défend la création d’un syndicat mixte départemental de traitement. Mais, il est très important de comprendre que c’est aussi grâce aux gestes éco-citoyens que la hausse des coûts autour des déchets a pu être contenue. Sans eux, ce serait bien pire. Nous devons tous, chacun à notre niveau, continuer nos efforts. 7 www.allier.fr
Déchets À la croisée des chemins Un plan tourné vers l’avenir Au mois de décembre, les conseillers généraux délibéreront sur le Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux. Ses grands objectifs ont d’ores et déjà été dégagés. À l a f i n de l’a n n é e, l e Conseil général votera le nouveau Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux. Élaboré autour d’une commission consultative, ce document de cadrage remplira plusieurs missions. Il fixera les objectifs de recyclage et de valorisation. Il définira les priorités à retenir sur le territoire mais aussi les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. Avec sa durée de vie minimale de 6 ans et maximale de 12 ans, il représentera un important enjeu d’avenir. Un coNTExTE ET DES coNTRAiNTES Ce plan s’inscrit dans un contexte très précis. Ainsi, il répond à la récente réglementation dite « Grenelle ». Celle-ci fixe, au niveau national, de nouvelles priorités de réduction des productions de déchets. Elle renforce également les niveaux de valorisation à atteindre, notamment avec le compostage et le recyclage. Si l’Allier est aujourd’hui plutôt bien organisé pour la gestion des déchets, il va devoir s’adapter à ces nouveaux objectifs. Malgré une diminution des ordures ménagères résiduelles, il faudra qu’il endigue l’augmentation constante des autres déchets produits. Cela passera aussi par une optimisation et une rationalisation des outils de gestion avec, notamment, la modernisation et/ou le renforcement des installations de tri et de compostage. Le département devra également aller plus loin dans la valorisation des déchets. LES axES DU PLAN La commission consultative a travaillé sur l’adaptation locale de cette réglementation. Elle a ainsi pu dégager plusieurs axes. Ainsi, elle souhaite, d’ici 2015, réduire de 7% les quantités d’ordures ménagères, en passant de 376 kg/habitant/an à 350 kg/habitant/an. Pour cela, elle veut entre autres s’appuyer sur l’engagement des structures gestionnaires qui ont déjà mis en place des programmes locaux de prévention. En parallèle, elle vise l’augmentation de la valorisation des déchets, comme les emballages ménagers ou encore la collecte des déchets spécifiques. Elle souhaite s’orienter vers les gros producteurs de biodéchets, avec, par exemple, les entreprises et les restaurants collectifs. Autre piste : le renforcement des unités de compostage sur le département ou encore la modernisation des déchèteries. Dans les autres axes retenus, on retrouve la diminution de 15% des quantités de déchets du territoire enfouies ou incinérées ou encore la maîtrise des coûts tout en ayant des équipements performants, limitant les impacts sur l’environnement. Au vu de ces éléments, il est plus simple de saisir l’importance de ce plan qui rythmera pendant près d’une décennie nos relations avec nos déchets, années qui auront forcément des conséquences sur les générations futures. 7 Déchets : qui fait quoi ? En matière de déchets, les rôles sont bien distribués. Le Conseil général élabore et assure le suivi du Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux. Les communes ou les Établissements publics de coopération intercommunale (communautés de communes, syndicats mixtes…), quand la compétence a été transférée, organisent et mettent en œuvre le service de gestion des déchets ménagers et assimilés. L’État autorise et contrôle les installations de gestion et de traitement. Il vérifie la conformité des décisions prises par les collectivités et leurs délégataires avec la réglementation en vigueur. Les déchets concernés par le plan p Les déchets ménagers : verre, papiers, emballages, déchets verts, encombrants, ferraille, bois, cartons, déchets électriques et électroniques, déchets dangereux (piles, batteries, peinture…). p Les déchets des collectivités : boues d’épuration et de curage, déchets d’assainissement, déchets issus des espaces verts, des foires et des marchés mais aussi de la voirie. p Les déchets d’activités économiques : plastique, textile, bois, cartons, déchets organiques et minéraux, boues… Novembre 2011////15



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