[02] l'Aisne n°225 jan/fév/mar 2020
[02] l'Aisne n°225 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°225 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : en 2019, 875 projets et 30,9M€ investis pour les territoires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 dans nos villages Souvent appelée chicon, l’endive est un produit bien de chez nous. En salade, en velouté, braisée ou au jambon, elle ravit nos papilles de novembre à mars. Un produit local emblématique ! Dominique Lemaître s’y connaît en chicon, sa famille est dans l’endive depuis plus de 70 ans à Crécy-sur-Serre  : « c’est mon père qui s’est lancé dans cette culture très technique ». En théorie, l’endive pousse tous les deux ans mais des techniques ont été élaborées pour accélérer sa production. « Nous semons fin avril-début mai et commençons l’arrachage des racines fin septembre. » Ces racines sont placées en chambre froide pendant 10 jours minimum (elles peuvent y rester plusieurs mois), « une étape indispensable qui reproduit le cycle #Aisnemag n°225 Produit dans l'Aisne Directement du producteur à l'étal du distributeur. un produit bien de chez nous hivernal naturel de la plante et qui s’appelle la vernalisation*. Au sortir de la chambre froide, nous plantons les racines dans des bacs, elles y poussent pendant 3 semaines à une vingtaine de degrés. » C’est l’étape du forçage. L’endive, se croyant au printemps en raison de la douceur de la température, lance sa floraison et commence à bourgeonner, « c’est ce bourgeon que nous consommons ». Le choix du court Comme tous produits agricoles, l’endive a ses filières, ses coopératives, ses intermédiaires… Mais Dominique Lemaître a fait un choix différent  : « je livre tous les jours plusieurs grandes surfaces. J’ai les mêmes clients depuis de nombreuses années ». Dominique livre l’exacte quantité demandée. « J’écoule également entre 5 et 10% de ma production en vente directe, sur le site de production. » Dans l’espace vente ses endives côtoient des miels, confitures et autres jus de pommes produits par des agriculteurs voisins. * période de froid subie par une plante pour la faire passer du stade végétatif au stade reproductif, pour enclencher sa floraison.
13 dans nos villages Retour en grâce De 2000 à 2008, l’endive a connu une période de crise à cause des salades en sachet. « Aujourd’hui, les gens peuvent manger des salades toute l’année, y compris l’hiver, la traditionnelle saison de l’endive. » L’engouement suscité par ces nouveaux produits a porté un coup brutal à l’endive. De nombreuses endiveries ont cessé leur activité et se sont tournées vers d’autres productions, notamment la pomme de terre… Depuis les consommateurs sont devenus plus exigeants et préfèrent consommer local et de saison. « Nous sommes revenus à une situation plus équilibrée. » #Aisnemag n°225 Le saviez-vous Les endives sont principalement cultivées dans le nord de la France, jusqu’au sud de notre département. Elles ont besoin de variations de températures importantes entre le jour et la nuit, et de basses températures hivernales afin d’initier la production de son bourgeon. recette testée pour vous Le gratin fermier de Mamie Eliane Pour 4 personnes  : 1 kg d’endives - 200 g de lardons fumés - 500 g de pommes de terre - 100 g de gruyère râpé Dans une cocotte, faire revenir les endives coupées en morceaux dans un peu de matière grasse Ajouter les lardons, couvrir et laisser mijoter à feu doux Ajouter les pommes de terre en rondelles, laisser mijoter jusqu’à cuisson complète Ajuster sel-poivre puis saupoudrer de gruyère râpé et faire gratiner au four Drôle de temps… Entre les épisodes caniculaires, la douceur d’octobre et les pluies abondantes, les endives ont souffert et leur arrachage est difficile cette année. « Habituellement nous avons arraché deux tiers des racines début novembre. Là, nous ne sommes qu’à un tiers… Le climat a un impact direct sur l’endive et sur le cours des prix… » Espérons que l’année prochaine sera plus propice à sa culture.



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