[02] l'Aisne n°224 sep/oct/nov 2019
[02] l'Aisne n°224 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°224 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le département agit pour vous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 reportages comme au moyen âge installé à laon, Jérémie martel est ébéniste spécialisé dans le style médiéval. Un profil rare  : ils ne sont que trois en France sur ce marché très spécifique. Il suffit de pousser la porte de l’atelier de la rue Saint-Jean pour faire un voyage dans le temps. Quelques bancs de bois massif sont disposés autour d’un berceau garni de peaux de bêtes… bienvenue « Aux Fils du Bois », l’enseigne que Jérémie Martel a ouvert il y a un an. Un bel exemple de reconversion pour cet ancien directeur de grandes surfaces qui a décidé de conjuguer sa passion pour le Moyen âge avec son activité professionnelle. « Cela reste un de mes loisirs, je fais partie de la « Cie de la Griffe », une troupe de vrais puristes spécialisés dans la fin du XIV e siècle. L’essentiel de mes commandes, ce sont d’ailleurs les troupes médiévales. Grâce à internet, 70% de mes ventes se font à l’international, j’ai même fabriqué un écritoire pour un parc Disney aux états-Unis ! » Création de mobilier Reconversion rime avec formation, Jérémie Martel a fait la sienne au lycée des métiers de l’Ameublement de saint-Quentin où il a passé un brevet des métiers d’art (bMA) en ébénisterie en un an (au lieu de trois habituellement !) , puis un CAP de tourneur sur bois. « La création de mobilier représente 95% de mon activité avec de temps en temps #Aisnemag n°224 un peu de réparation. Il m’arrive de faire du mobilier pour des particuliers, pour une chambre style « viking » par exemple ou pour des habitations anciennes en pierre de taille ou des châteaux. Pour me fournir en bois de qualité, je travaille exclusivement avec l’Atelier du Bois de Chantrud à Grandlup-et-Fay. » MADE IN AISNE JéRéMIE MARTEL TRAVAILLE LE BOIS COMME AU xIV e SIèCLE. « Aux Fils du bois » fait également partie de l’association made in Aisne. Cette structure regroupe 16 artisans qui travaillent avec des matières premières locales et qui militent pour que les savoir-faire de l’Aisne soient reconnus. Jérémie Martel en fait la promotion dans son magasin en proposant bières artisanales, objets d’archerie, hydromels ou bougies coulées à la louche. Notre artisan a aussi une solide expérience dans l’organisation d’évènements  : c’est ainsi qu’une troupe de vikings est venue à Laon l’été dernier et que le boulodrome a accueilli le « laon au Béhourd » qui reviendra en janvier. « Le Béhourd, ce sont des joutes médiévales authentiques avec combats en armure à cheval ! C’est un sport avec des équipes professionnelles venant du monde entier, dont la Russie, les tenants du titre. Nous avons aussi un projet de festival musical  : je rêve de voir le temps d’un week-end tout le plateau laonnois aux couleurs médiévales ! »
11 reportages #Aisnemag n°224 tAtiANA mAJ se DestiNe AU métier De restAUrAtriCe D'oBJets D'Art. métiers d’art, une filière exigeante les métiers d’art attirent mais mieux vaut être bien renseigné sur les différents parcours de formation. A Saint-Quentin, Tatiana maj se destine à la restauration d’objets d’art pour les musées et monuments nationaux. « Quand j’ai passé mon bac en 2009 j’ai su que je voulais devenir restauratrice d’objets d‘art, sans savoir vers quelle formation me tourner. Je me suis retrouvée en fac d’art après une mise à niveau, j‘ai quasiment perdu 2 ans. » A 28 ans, Tatiana Maj termine actuellement sa 1 ère année à l’institut national du patrimoine, un des rares organismes qui délivre le diplôme d’Etat en restauration ouvrant les portes des musées. Pour tenter ce concours, elle s’est d’abord solidement formée en ébénisterie et en histoire de l’art. la main à la pâte « J’ai passé un CAP en ébénisterie en un an puis un Brevet des métiers d’art (BMA) en deux ans au lycée des métiers de l’ameublement de Saint-Quentin. En parallèle j’ai décroché une licence en histoire de l’art à Amiens. D’un côté j’avais la tête dans les livres, de l’autre je mettais la main à la pâte à l’atelier et auprès d’un ébéniste chez qui je faisais un stage. » La restauration nécessite de bonnes connaissances en histoire de l’art mais il faut aussi une grande habileté manuelle et des connaissances scientifiques. « En chimie notamment, quand il faut gérer différentes couches de peinture. Chaque travail est comme une enquête policière  : chaque objet a une histoire et il faut en remonter le fil. Il y a aussi une large partie consacrée à la recherche car on invente sans cesse des nouvelles techniques de conservation. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :