[02] l'Aisne n°223 avr à aoû 2019
[02] l'Aisne n°223 avr à aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°223 de avr à aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : entrez dans l'histoire !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 à la rencontre de... Dans la cour des grands Issus de 4 collèges de l’Aisne, des groupes d’élèves de 3 e participent au Programme d’études intégrées (PEI) proposé par Sciences Po Lille. Ils soutiendront devant un jury un projet d’aménagement du territoire. Une belle aventure ! « A Science Po, il est question de politique, et moi ça m’intéresse ! » … « Moi c’est plutôt le travail en groupe qui m’a attirée. » Elles s’appellent Brendy, Amina, Siham, Maryam, Wissam, Ines, Jenny, Bahar, Ruti et Brenda (notre photo) et sont en 3 e au collège Gérard Philippe situé dans le quartier de Presles à Soissons. Si chacune a ses motivations propres, toutes envisagent de faire des études supérieures. Quand Léa Asciac, professeur d’histoire-géographie, leur a exposé le projet PEI porté par Sciences Po Lille, elles ont saisi l’opportunité sans hésiter. « Le PEI n’est pas sur le temps scolaire, c’est du travail en plus, mais c’est une occasion unique de mettre un pied dans le monde des grandes écoles et de battre en brèche certaines idées reçues. Notre collège est en Réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+), beaucoup de nos élèves pensent que les études supérieures ne sont pas pour eux, et les filières d’excellence encore moins » explique Léa Asciac. #Aisnemag n°223 Projection dans l’avenir Les élèves ont déjà fait deux fois le déplacement à Lille pour découvrir Sciences Po et rencontrer l’étudiant ou l’étudiante qui est leur tuteur sur un projet qu’elles ont défini. Au départ, les collégiennes de Soissons étaient partagées  : un projet sur le quartier de Presles, un autre sur l’aménagement des berges de l’Aisne pour dynamiser la ville, c’est ce dernier qui a été choisi. « Il ne s’agit pas de science-fiction mais d’un projet structuré de « géo-prospective «  : il faut imaginer un scénario et ce qu’il va amener dans 20 à 30 ans. Un sondage a été mené en ligne et sur le terrain un jour de marché pour cibler les attentes des Soissonnais. Nous avons aussi été reçues en mairie par Alain Louvet, adjoint à l’urbanisme. » un pied dans les grandes éCOLES Les projets d’aménagement du territoire reflètent cette année les problématiques contemporaines relatives au développement durable et l’environnement. Au collège Froëhlicher de Sissonne, c’est par exemple la création d’un éco-quartier qui est étudiée. Le collège Hanotaux de Saint-Quentin planche sur « jardins partagés, permaculture et aménagement du territoire urbain ». Enfin, à Saint- Gobain, les élèves du collège de La Chesnoye réfléchissent à la mise en valeur du patrimoine historique et sylvicole du massif forestier. Plus d’infos sur le PEI sur www.sciencespo-lille.eu
Susciter l’ambition Grand oral Le 17 mai prochain, à l’Hôtel du Département à Laon, les 4 groupes d’élèves présenteront leurs travaux  : une partie sous forme écrite et un deuxième volet lors d’un exposé oral de forme libre (partiellement en langue étrangère). Pour les 10 collégiennes de Soissons (notre photo), la restitution s’oriente vers une présentation théâtrale mettant en scène un groupe de jeunes porteur d’un projet qui décide d’aller voir le maire pour lui en faire part. Les collégiens devront convaincre le jury de la pertinence de leurs propositions et se montrer réactifs face aux questions... Souhaitons-leur bonne chance ! « Le rapprochement avec Sciences Po est venu suite à des temps d’échange sur la question de l’ambition des élèves » relate Laurent Gavel, principal du collège Hanotaux à Saint-Quentin, l’un des premiers établissements axonais à rejoindre le PEI en 2016-2017. « Le constat d’un manque d’ambition s’imposait, surtout dans les établissements en REP comme le nôtre. Notre maire est une ancienne élève de Sciences Po Lille, elle avait connaissance du PEI et son appui a été déterminant pour que Hanotaux et Montaigne (qui est en REP+) puissent y participer. » Anciennes frontières administratives et proximité géographique aidant, le PEI est déjà très développé dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais où une trentaine de collèges sont concernés. Dans l’Aisne, une convention entre Sciences Po Lille et le Département a été à la rencontre de... 11 Les collégiennes de soissons ont découvert sciences po lille. mise en place et le PEI ne demande plus qu’à s’étendre sur notre territoire. « Les effets sont très positifs sur la motivation des élèves et l’élargissement de leurs perspectives. En 2016, le programme portait sur les questions européennes, nos 3 e avaient travaillé sur ERASMUS et ils sont plus d’un aujourd’hui à envisager des études supérieures à l’étranger ! » n°223 #Aisnemag



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