[02] l'Aisne n°222 nov 18 à mar 2019
[02] l'Aisne n°222 nov 18 à mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°222 de nov 18 à mar 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : mobilisés pour l'Aisne !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 détours dans l’Aisne Barisis-aux-Bois Le nouveau circuit de randonnée « Soirée calme en première ligne » propose de redécouvrir Barisis-aux- Bois en suivant la chronologie d’un village du front en temps de guerre. Inauguré cet été, le circuit autour de Barisisaux-Bois a été créé à l’initiative de la commune et du Conseil départemental de l’Aisne, en collaboration avec l’Office national des forêts (ONF). De l’église reconstruite en 1931 sur les plans de l’architecte Paul Pinard jusqu’aux creuttes du hameau de Bernagousse en passant par l’ancienne abbaye, il propose une balade de 6 à 10 km, pour découvrir l’histoire de ce village niché entre les forêts de Coucy et de Saint-Gobain. Un peintre sur le front « Soirée calme en première ligne » est le titre d’un tableau réalisé en octobre 1917 par le peintre Maurice Denis, alors en mission sur le front pour le ministère des Beaux-Arts. « Barisis a été âprement disputé durant la Grande Guerre, la commune a d’ailleurs reçu la #Aisnemag n°222 Barisis en temps de guerre Croix de Guerre que l’on peut voir au fronton de l’église » raconte Mary-Jane Bauer, historienne et habitante de la commune. « D’abord occupé par les Allemands, le village est entièrement rasé en même temps que Septvaux et Amigny-Rouy en novembre 1916, quelques mois avant le repli stratégique de l’opération Alberich. Quand Maurice Denis réalise Maurice Denis - « Soirée calme en première ligne », 1917 - Nanterre BDIC Téléchargez le carnet de route de cette balade sur www.randonner.fr, le portail de la randonnée dans l’Aisne. cette toile, le village a été repris par les Alliés mais le front n’est qu’à quelques kilomètres et les Allemands y ont achevé l’édification de la fameuse ligne Hindenburg. » Par convention avec l’ONF, le circuit pénètre au cœur de la forêt domaniale de Saint- Gobain et nous emmène jusqu’aux vestiges des fortifications. Au détour de la piste forestière, deux blockhaus bétonnés, à demi enterrés, sont tapis sous les feuilles mortes. L’un était un poste d’artillerie et l’autre un point d’observation pour les troupes allemandes.
Infirmerie et nécropole A l’opposé de la forêt, le chemin rejoint les hauteurs du lieu-dit « Bernagousse », connu pour ses creuttes où vivaient les premiers habitants du secteur. Les cavités creusées dans la roche offraient une certaine sécurité aux soldats et c’est dans une ancienne carrière qu’était installée l’infirmerie. Gravée dans la pierre, on peut lire l'inscription « Infirmerie Bonnery- Chavart », des noms de deux soldats du 215 e RI dont les corps reposent avec ceux de dix de leurs camarades dans la nécropole nationale installée à cet endroit en 1918. Poilu de pierre La boucle s’achève au pied du monument aux morts, une œuvre de Marius Léon Cladel, élève d’Antoine Bourdelle, inaugurée en 1927. « Elle représente un poilu dans une posture qu’on ne retrouve pas ailleurs, spécialement conçue par l’artiste pour la commune de Barisis » précise Mary-Jane Bauer. « La mairie a fait restaurer le monument, l’a débarrassé de sa peinture bleue pour que le poilu réapparaisse en pierre nue, tel qu’il était à son inauguration. » Vestiges de l’abbaye détours dans l’Aisne 31 A mi-parcours, le circuit longe le mur de l’ancienne abbaye qui nous rappelle les origines lointaines de Barisis-aux-Bois. Sa fondation remonte à l’an 661, quand Childéric II fit don d’une terre à l’évêque saint Amand pour fonder un petit monastère chargé d’évangéliser la contrée. L’histoire du village sera dès lors liée à celle des « prévôts » qui y feront prospérer un grand domaine dont l’enceinte murée et le majestueux portail ont survécu, témoins de la toute-puissance des religieux sur cette terre qu’ils administraient avec les prérogatives de grands seigneurs. Financement du mobilier Le Conseil départemental de l’Aisne a financé la mise en place des panneaux de départ et de la signalétique directionnelle. Les Archives départementales ont numérisé les images tirées du fonds personnel de Mme Bauer pour les illustrations photos des panneaux. Les pupitres qui jalonnent le circuit ont été fabriqués sur mesure par l’Atelier Bois Picardie de Saint-Gobain, une structure interne à l’ONF qui réalise mobilier et signalétique pour les collectivités ou les particuliers. n°222 #Aisnemag



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