[02] l'Aisne n°220 mar/avr/mai 2018
[02] l'Aisne n°220 mar/avr/mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°220 de mar/avr/mai 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : un pas vers l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 grand format Les ateliers chantiers d’insertion sortent des sentiers battus ! Désormais, ils touchent d’autres domaines d’activités  : élevage, recyclage, développement durable… Zoom sur deux chantiers innovants financés par le Département. EN CHIFFRE Financement du Département  : 10 places soit 34 831 € #Aisnemag n°220 printemps 2018 Passer à l´action Elever et cultiver Depuis décembre, le lycée agricole de Fontaine-les-Vervins accueille un chantier d’insertion, « Les prés de Fontaine ». « L’insertion est l’une des missions d’un établissement public comme le nôtre » explique André Grimault, directeur de l’Etablissement public local de Thiérache. L’idée est simple  : faire découvrir les métiers de l’agriculture. « Espaces verts, élevage, maraîchage… les salariés touchent à divers domaines » souligne Etienne Meyer, directeur du CFPPA (centre de formation agricole). Dix bénéficiaires du RSA travaillent sur l’exploitation du lycée où sont élevés bovins, ovins, porcins… et depuis peu, des poulets. « Cet atelier a été créé pour et par eux. » Ils ont rénové l’ancien poulailler, aménagé les abords et installé des lampes chauffantes. Prochainement, un La paroLE à... Yannick Busigny Mon passage sur le chantier d’insertion du château de Fère (lire p.ancien employé de 37) m’a ouvert les portes d’un CDI. Comme j’avais de l’expérience, je chantier d’insertion suis parti en stage dans une entreprise de nettoyage qui m’a proposé un contrat puis une embauche. Le chantier d’insertion m’a aidé à avancer dans mon projet de passer le permis de conduire. Il y a vraiment une bonne équipe et nous sommes bien accompagnés. C’est une expérience plus que positive ! poulailler mobile permettra de faire de la volaille de plein air. « Les employés reprennent le rythme du travail après une période d’inactivité et acquièrent des compétences utiles au quotidien. » Calme, soin et respect des consignes d’hygiène sont indispensables sur l’élevage. Ils doivent également travailler en équipe et montrer l’exemple aux lycéens. « Des liens forts se sont tissés, les salariés sont bien intégrés au sein de notre équipe. Toutefois, l’objectif n’est pas de s’installer dans un chantier mais de trouver une vocation. » Enfin, ils ont la satisfaction de participer à un projet de A à Z. Après le poulailler, ils s’attaquent au maraîchage. Là encore, tout est à créer !
EN CHIFFRE Financement du Département  : 10 places soit 34 802 € Energie verte Spécialisé dans la collecte, le déconditionnement et la valorisation des denrées périssables, « Les ateliers de Taux » est un chantier d’insertion unique en son genre. « Notre association a par exemple une convention avec l’hôpital de Soissons pour récupérer les assiettes non consommées, produits périmés, restes du self-service… Nous travaillons également avec l’industrie agroalimentaire » explique Caroline Sovet, directrice. Après la collecte, les employés s’attaquent au désemballage et au tri. « L’objectif est de réduire le volume des déchets enfouis ou incinérés  : les biodéchets alimentent le méthaniseur pour produire de l’électricité. Pour les autres déchets, nous cherchons d’autres filières de valorisation. » Depuis novembre, le chantier occupe des locaux mis à disposition par Sébastien Manscourt à Hartennes-et-Taux. Cet agriculteur, sensible à la question du traitement des déchets, rachète les biodéchets triés par les hommes du chantier pour alimenter son méthaniseur. « Il existe des machines pour désemballer mais on retrouve toujours des plastiques. Mon objectif est de créer des synergies  : quand un chef d’entreprise explique à un autre patron qu’il a des employés qui tiennent la route, ça a du poids ! » Les salariés bénéficient de stages d’immersion en entreprises et développent un réseau en vue de trouver un emploi. « Il y a des personnes en difficulté et beaucoup d’agriculteurs en recherche de main d’œuvre. » Ici, les bénéficiaires du RSA se remettent au travail et bâtissent un projet professionnel. « Ils apportent aussi leurs idées pour la création du logo ou l’aménagement des futurs locaux de tri » conclut la directrice. grand format 39 La paroLE à... William Flavigny accompagnateur socioprofessionnel J’écoute et accompagne les employés dans leurs démarches, mais je n’agis pas à leur place. Tout d’abord il faut lever les freins pour accéder à l’emploi  : mobilité, logement, santé, ensuite on travaille le projet professionnel. Je recommande des périodes d’immersion en entreprises pour confirmer ou infirmer leur projet. A la fin du contrat de 4 mois, nous dressons un bilan  : où en est notre employé ? Faut-il prolonger son contrat ? Il faut qu’il y ait de la motivation ! printemps 2018 n°220 #Aisnemag



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