[02] l'Aisne n°219 déc 17/jan-fév 2018
[02] l'Aisne n°219 déc 17/jan-fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°219 de déc 17/jan-fév 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : agir pour l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 centenaire 14-18 C'est l'Amérique ! Les Américains sont à l’honneur en cette dernière année du Centenaire de la Grande Guerre. Christelle Clément, de l’agence Aisne Tourisme, revient d’un périple aux USA pour promouvoir la destination Aisne chez les « Sammies ». A Blérancourt, le musée est rouvert après des années de fermeture (notre photo). Aisne’Mag  : Fin octobre, vous avez participé à plusieurs rendez-vous sur la côte ouest américaine tels que « Media Tour » ou « French Affairs », quels retours le tourisme dans l’Aisne peut-il en attendre ? u Christelle Clément  : Etre identifié comme destination c’est déjà beaucoup ! Pour les Américains, la France c’est d’abord Paris, un peu la Côte d’Azur et un petit peu le Bordelais. Le but est donc de rencontrer le plus de touropérateurs pour faire connaître la destination #Aisnemag n°219 hiver 2018 Aisne et la voir programmée dans leurs circuits, ce qui est le cas pour au moins une vingtaine d’entre eux. Pour le « Media Tour », l’enjeu est d’avoir des articles dans la presse. La Grande Guerre intéresse les plumes les plus pointues comme Laurie Metcalf du New York Times ou Corinna Lothar qui nous avait fait un très bel article sur Anne Morgan dans le Washington Times. Certains tour-opérateurs s’adressent aussi à un public particulier, comme Jennifer Davis qui a dans ses cibles des anthropologues travaillant sur la mémoire des noirs américains durant la Grande Guerre. Ils ont donc de bonnes raisons de nous rendre visite. Aisne’Mag  : L’aspect mémoriel est-il attractif pour le grand public américain ? uC. Clément  : Les Américains connaissent mal 14-18. Leur imaginaire est surtout nourri de la 2 e Guerre mondiale. Il faut panacher avec d’autres richesses, comme la gastrono-
mie. Leur circuit idéal pourrait être  : une cave à Champagne, un hébergement dans un château, une cathédrale et un site mémoriel comme Blérancourt. La plupart ne connaissent pas l’histoire d’Anne Morgan ou de Kate Gleason à Septmonts, mais y seront très sensibles. La haute société américaine qui vient au secours de la France, c’est très valorisant. Ils ne connaissent pas non plus le détail des combats de Bois Belleau mais ils connaissent le corps d’élite des Marines, ça leur parle tout de suite. En comparaison, les Anglais viennent plus facilement se recueillir sur les sites mémoriels de la Somme et du Saint-Quentinois, quant aux Australiens, c’est encore plus net, c’est pour cela qu’ils viennent avant toute chose. Aisne’Mag  : Comment se passe concrètement une tournée américaine comme celle que vous avez effectuée ? uC. Clément  : C’est de l’immersion quasi 24h/24h, et l’aspect relationnel prime. Il faut parler avec le plus de monde possible et dégager une image sympathique pour que les professionnels du secteur aient envie de programmer la destination que vous défendez. Les Américains parlent beaucoup et l’essentiel des conversations reste assez superficiel mais étrangement, ils peuvent aussi très facilement aborder des sujets clivants comme la politique. christelle clément (à dROITE) fait la pROMOTION de la dESTINATION "aisne" à l'international. centenaire 14-18 23 Blérancourt, le retour ! Le musée franco-américain du château de Blérancourt a rouvert ses portes cet été après un hiatus de plus de dix ans. Année la plus américaine du Centenaire, 2018 confère à ce musée national un retour sous les projecteurs. Annoncé en septembre 2003, le projet d’agrandissement du musée de Blérancourt ne prévoyait pas la découverte de vestiges du Moyen âge qui allaient occasionner d’importantes fouilles jusqu’en 2013. Le projet d’extension relancé par la suite, intégrant la sauvegarde et la valorisation des fouilles, s’est achevé l’an passé. C’est un équipement flambant neuf et complètement repensé qui a rouvert ses portes en juillet 2017. Les architectes Yves Lion et Alan Levitt ont réussi le pari audacieux d’agrandir l’ensemble du XVII e siècle, œuvre de Salomon de Brosse, par une extension moderne qui s’intègre harmonieusement au bâtiment originel. Réalisé par Adrien Gardère, à qui l’on doit la scénographie du Louvre-Lens, le nouveau parcours muséographique permet d’exploiter au mieux les importantes collections du musée qui sont organisées en trois sections  : « idéaux », regards croisés traversant les collections de la peinture amérindienne à l’histoire de l’abolition de l’esclavage ; « épreuves », soulignant les liens franco-américains durant la guerre d’indépendance puis les deux guerres mondiales ; et « arts », montrant les échanges artistiques entre les deux pays. « 1917, La Fayette nous voilà ! » est la première exposition thématique proposée par le musée. Jusqu’au 22 janvier, elle présente différentes facettes de l’entrée en guerre des USA, entre volontariat individuel dès 1914 et montée au feu en avril 1917 lorsque le Président Wilson déclarait devant le Congrès  : « L’Amérique doit donner son sang pour les principes qui l’ont fait naître. » museefrancoamericain.fr hiver 2018 n°219 #Aisnemag



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