[02] l'Aisne n°218 sep/oct/nov 2017
[02] l'Aisne n°218 sep/oct/nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°218 de sep/oct/nov 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aisne en effervescence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 reportages En effervescence #Aisnemag n°218 automne 2017 Aboutissement d’une année de travail, les vendanges sont un moment crucial pour la filière viticole du sud de l’Aisne durant lequel toute la Vallée de la Marne vit au rythme de la cueillette et du pressage du raisin. Quand se profile la fin du mois d’août, le moment est proche ! Après douze mois à choyer les vignes, à scruter le ciel dans l’espoir de la goutte d’eau ou du rayon de soleil, à redouter le coup de froid ou la grêle, arrive enfin le jour du « top départ » qui marque le début des vendanges. « La date officielle est indicative car selon le cépage, la commune ou même la parcelle, le bon moment pour commencer à cueillir n’est pas le même. On a mis un peu de bon sens dans la rigueur et des dérogations sont possibles pour attaquer plus tôt si c’est nécessaire » précise Daniel Fallet, vigneron à Charly-sur-Marne et administrateur au Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) dont l’antenne « Vallée de la Marne ouest » a ouvert il y a deux ans à Château-Thierry. Ce sont les prélèvements effectués deux fois par semaine à partir de la mi-août qui vont permettre de déterminer le bon moment en fonction du taux de sucre et de l’acidité du raisin. En amont, le circuit de cueillette est établi parcelle par parcelle en fonction de la maturité de chacune et de la quantité de raisin qui sera récoltée pour pouvoir presser de façon régulière. « C’est une grosse responsabilité et cela mobilise une personne à temps plein pendant un mois. » Une bonne expérience La fenêtre de tir est étroite pour la récolte, une dizaine de jours environ. Sur ce laps de temps très court, près de 6 000 cueilleurs sont mobilisés sur les 3 300 hectares en AOC du département. Le travail de cueillette est particulièrement physique. « C’est dur, il ne faut pas se mentir, mais le travail en équipe est très convivial » assure David, jeune commercial parisien qui a pris l’habitude
de bloquer chaque année 15 jours de congé pour participer aux vendanges. Exploitations familiales De nombreux prestataires de services fournissent des équipes clé en main et les réseaux mis en place par les exploitants fonctionnent bien. Pour autant, Pôle Emploi fait état chaque année d’environ 1000 postes à pourvoir. Selon l’exploitant, la rémunération se fait à l’heure, ou « à la tâche », c’est à dire au poids du raisin récolté. Le recours aux travailleurs détachés est aussi très répandu dans la profession. « Notre équipe de 28 cueilleurs a fait le déplacement 39 communes viticoles 3 357 hectares de surface soit 10% de l’AOC Champagne 807 vignerons dont 310 qui commercialisent leur champagne  : depuis la Pologne », explique Fabienne Bijotat à Romeny-sur-Marne. « La date de départ des vendanges est connue un peu au dernier moment et on ne peut pas leur demander d’être là du jour au lendemain, mais une fois sur place ils travaillent bien et sont très organisés. » La réglementation s’est par contre fortement durcie sur les conditions d’hébergement et le modèle où tout le monde est logé et nourri reportages 9 La filière CHAMPAGNE DANS le sud de l’Aisne c’EST  : 115 récoltants-manipulants qui ont un pressoir et élaborent eux-mêmes leur vin 195 récoltants coopérateurs qui livrent leur raisin en coopérative et reprennent leur vin pour le commercialiser sous leur propre marque 15 coopératives locales dont une régionale, la COVAMA qui assure le pressurage et la vinification pour 465 associés coopérateurs 157 centres de pressurage (31 millions de kg de raisin pressés en 2016) 6 700 000 bouteilles vendues 5 682 vendangeurs recrutés en 2016 soit 2,7 millions d’ € de cotisations sociales réCOLtant-manipulant, la maison de champagne Bernard bijotat ESt équipée de son PROPRE PRESSOIR. www.champagne-bernard-bijotat.fr sur place devient rare. « Pour les petites exploitations familiales comme celles du sud de l’Aisne, ce modèle convenait bien, mais la réglementation nous prend en otage et nous incite plutôt à recourir aux travailleurs détachés », fait remarquer Isaline Sanches-Rego, viticultrice à Essômes-sur-Marne et administratrice du SGV. « C’est moins de retour sur l’économie locale et on perd beaucoup en convivialité. Il y a toujours la fête traditionnelle de la fin des vendanges, le « cochelet », mais cela se fait malheureusement de moins en moins. » www.sgv-champagne.fr automne 2017 n°218 #Aisnemag



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