[02] l'Aisne n°218 sep/oct/nov 2017
[02] l'Aisne n°218 sep/oct/nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°218 de sep/oct/nov 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aisne en effervescence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 l’Aisne que j’aime #Aisnemag n°218 automne 2017 Gilles Clément 65 ans Retraité Passionné de randonnée Originaire de la région de Vittel, Gilles Clément est arrivé dans l’Aisne pour un remplacement professionnel au début des années 1980. Il n’est pas reparti. « Fils de paysan et fier de l’être », il travaillait dans la production industrielle de veau de boucherie et s’est d’abord installé à Any-Martin-Rieux, puis à Bucilly avant de se fixer à Neuve-Maison en 2001. Aujourd’hui, ce retraité consacre l’essentiel de son temps à ses cinq petits-enfants, à sa propriété et préside l’association Bien-être à Neuve-Maison  : « Nous y avons plusieurs activités  : la marche, l’aquarelle, la pétanque en été et le bowling en hiver, mais aussi un atelier cuisine. J’organise également une marche chaque dimanche matin et mercredi après-midi. » Car Gilles Clément aime la randonnée, une passion qu’il partage avec sa femme. Au quotidien, il part presque chaque matin dans les bois pour une balade, accompagné de sa chienne Laïka. Nouveau Greeter, il compte sur son expérience pour adapter ses itinéraires de découverte autour de Neuve-Maison  : « Les parcours tien- dront compte de la motivation des gens et de leur forme physique. Depuis ici, nous avons la chance de pouvoir faire des marches de 15 à 20 kilomètres presque sans routes. » Les thématiques de ses balades ? Le bocage, la forêt et la faune, le viaduc d’Ohis, les moulins ou encore la vie protestante au village. Marche bocagère Pour cette fois, les moulins servent de fil rouge. Autrefois, il y en avait trois au village. Laïka ouvre la marche en direction du premier. Autour de nous, des pâtures souvent plantées de pommiers, des herbages bocagers fréquentés par les vaches laitières. Et très vite, l’Oise, qu’une passerelle surplombe à l’emplacement de l’an- Retrouvez tous les Greeters (guides bénévoles) et leurs balades thématiques sur le site www.jaimelaisne.com cien moulin des Ilots. Gilles Clément indique quelques pierres dans le cours d’eau  : « Ce moulin servait autrefois à broyer des écorces et à tisser. Il reste encore de nombreuses pierres bleues, vestiges de la construction. » Bref retour au village et en route vers le moulin Husson, par le chemin de l’Armée. Les pâtures partagent maintenant l’espace avec les cultures. Le Greeter tend le doigt vers la crête  : « c’est un secteur où l’on peut voir régulièrement des chevreuils, des lapins, des faisans, des perdrix et parfois des bécasses. » Quelques centaines de mètres plus loin, nous bifurquons dans un sentier
herbeux. « Autrefois, ce chemin était empierré pour faciliter le passage des paysans qui se rendaient au moulin. On voit encore quelques pierres par endroits. » Des perdrix s’envolent bruyamment, dérangées par Laïka qui batifole dans les pâtures. Puis le sentier s’incline et, sous un cortège de charmes têtards, débouche sur les flancs escarpés du vallon de la Marnoise plantés d’épicéas  : ambiance montagnarde… Reste à dévaler la pente pour déboucher au bord du ruisseau, qui se jette peu après dans l’Oise. Il n’y a plus de trace du moulin Husson  : les dernières ruines ont été démolies en 1903. Construit sans doute au XVI e ou au XVII e siècle, c’était le moulin à grain des seigneurs de Neuve-Maison. L’endroit est calme et retiré, mais à l’époque, un chemin reliant Hirson et La Capelle passait juste au nord. Encore du grain à moudre Nous explorons les bords de l’Oise puis la franchissons en direction du bois des Usages, lieu affectionné par le Greeter pour se ressourcer. Près de la rivière où Laïka se mouille les pattes, une croix commémorative  : « Elle est érigée à la mémoire de Guy Ferchaud, un résistant exécuté ici par les Allemands le 16 juin 1944. » Puis, retour au village. Après un arrêt chez Yves Bercet (voir encadré), Gilles Clément nous accompagne au troisième moulin de Neuve-Maison. Millénaire, il servit longtemps à la minoterie avant d’être converti en usine hydro-électrique en 1906 pour alimenter Neuve-Maison, jusqu’aux années 1950. Aujourd’hui, ses installations hydrauliques ont disparu et les bâtiments ont été convertis en salles communales. Fin d’une balade de trois heures, révélatrice des richesses du terroir thiérachien. l’Aisne que j’aime 31 Des pommes qui ont la pêche ! La halte désaltérante de la randonnée se fait aux Vergers du Baty, tenue par Yves Bercet, avenant jeune homme de 84 ans. Cet ancien producteur laitier dynamise sa retraite en produisant l’un des derniers cidres de l’Aisne ainsi que du jus de pomme. Un quart de la récolte issue de ses 6 hectares de pommiers y sont dédiés, ce qui lui permet d’embouteiller environ 24 000 litres par an. Assemblage minutieux des jus de 25 variétés de fruits, ses produits sont de véritables pépites gustatives de multiples fois primées, servies dans plusieurs restaurants locaux et disponibles dans quelques boutiques de la région. Un bel exemple des bons produits 100% Thiérache ! Contact  : 03 23 58 19 27 automne 2017 n°218 #Aisnemag



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