[02] l'Aisne n°217 jun/jui/aoû 2017
[02] l'Aisne n°217 jun/jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°217 de jun/jui/aoû 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (210 x 250) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : destination Aisne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 l’Aisne que j’aime Arrivé à Nouvion-le-Comte à l’âge de 3 ans en 1943, Paul France fut professeur d’histoire en Tunisie et en Martinique avant de terminer sa carrière à Saint-Quentin, au lycée La Ramée. « J’ai commencé à m’intéresser à la mémoire de mon village dans les années 80. Je voyais les anciens qui partaient et je comprenais ce vieil adage qui dit qu’un vieux qui s’éteint, c’est une bibliothèque qui disparaît. J’ai créé le « club des anciens » pour recueillir leurs souvenirs sur des thématiques comme le travail, les loisirs, l’alimentation, tout ce qui faisait la vie quotidienne avant 14-18. J’en ai tiré un livre, « Chronique de Nouvion-le- Comte au temps passé » sorti en 2011. » Bétonné de l’intérieur La visite commence à deux pas du pont qui traverse la Serre, frontière de l’Ile de France et du Vermandois au X e siècle. « Nouvion-le-Comte signifie « le nouveau village du Comte », en l’occurrence #Aisnemag n°217 été 2017 Paul France 77 ans Professeur d’histoire à la retraite Nouveau Greeter, Paul France propose un voyage dans le temps à travers la visite du village de Nouvion-le-Comte, à la frontière du Vermandois et du Pays de la Serre. Resté « dans son jus » le petit bourg de 300 âmes cache quelques trésors comme son église classée du XIII e siècle, ses blockhaus allemands ou encore l’unique fabricant français de tapettes à souris.comme autrefois le comte du Vermandois. Le village a été créé pour surveiller la frontière entre son territoire et celui du Roi de France avec qui les rapports étaient souvent tendus. » Un blockhaus allemand de la 1 ère Guerre mondiale, parfaitement intact, garde l’entrée du village. Une photo d’époque montre qu’il était dissimulé dans un bâtiment en briques. « Il en reste une douzaine
A découvrir Six nouveaux Greeters sont venus renforcer le réseau cette année. Rendez vous sur www.jaimelaisne.com pour découvrir les idées de balades proposées par Marie-Madeleine Brunetti à Vregny dans le Soissonnais, Clément Gilles dans le bocage thiérachien à Neuve-Maison, Maxime Mercier à Soucy dans le Valois, Jacques Philippot à l’Abbaye de Vauclair et Jean-Pierre Janic sur les traces de la Grande Guerre à Beaurevoir. Au programme  : visite à la ferme, balade nature, produits du terroir ou encore découvertes de vestiges historiques… sur le village qui était à proximité directe de la ligne Hindenburg. En 1917, le village a été entièrement vidé de ses habitants, c’était l’opération Alberich. » Le château de Nouvion-le-Comte, racheté avant-guerre par le colonel Driant, fut lui aussi bétonné de l’intérieur par l’occupant et rendu inutilisable. Il n’en reste aujourd’hui que les fondations. En comparant le village tel qu’il s’offre aujourd’hui avec les photos d’époque, on constate que la configuration générale est restée la même. « La plus ancienne maison était une chaumière à l’origine, c’est au cours du XIX e siècle que le modèle des longères s’est imposé pour des raisons sanitaires. Exposées plein sud, isolées au nord et équipées de fenêtres plus hautes, elles étaient plus saines. » Bijou gothique L’église du XIII e siècle est quant à elle un authentique bijou d’architecture gothique aux l’Aisne que j’aime 31 allures de petite cathédrale. Elle présente notamment un remarquable « narthex » en anse de panier. « C’est un lieu de transition, c’est là que les pénitents prenaient place pour assister à l’office. » A l’intérieur, une multitude de détails racontent l’histoire de l’édifice au fil des siècles. On y retrouve le blason des seigneurs du bourg, les Huguenis, ainsi qu’une vierge noire qui témoigne de l’importance que revêtait le pèlerinage à la basilique de Liesse. Passant devant un ancien bâtiment, Paul France sort de sa poche un objet inattendu  : la fameuse tapette à souris de la marque Lucifer. C’est en effet à Nouvion-le-Comte que l’entreprise Masy Père et Fils produit ces pièges au mécanisme simple depuis 1925 et les machines qui tournent dans les ateliers sont parfois d’origine ! été 2017 n°217 #Aisnemag



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