[02] l'Aisne n°207 mar/avr 2015
[02] l'Aisne n°207 mar/avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°207 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (190 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : reportages sur l'économie sociale et solidaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Protection de l’enfance : et C’est l’une des orientations du nouveau schéma départemental de la famille et de l’enfance : développer des solutions d’accompagnement adaptées aux jeunes majeurs. En effet, si le cadre législatif a confié aux Conseils généraux la mission de protection de l’enfance, qu’en est-il une fois la majorité atteinte ? Dans l’Aisne, ces jeunes peuvent continuer à bénéficier d’un appui, notamment via un réseau associatif. Rencontres. Apprentissage de l’autonomie ? Le saviezvous L’association AJP, principalement financée par le Conseil général, gère 13 établissements sociaux et médico-sociaux et emploie 160 salariés. Ses missions principales demeurent la protection de l’enfance (prise en charge de 85 enfants et adolescents orientés par les magistrats et services sociaux départementaux) et l’accompagnement de 200 personnes adultes présentant une déficience intellectuelle reconnue par la MDPH de l’Aisne (maison départementale des personnes handicapées). Un dispositif expérimental de soutien à la parentalité vient également d’être mis sur pied. Pour les jeunes sortant de l’ASE (aide sociale à l’enfance), le saut dans l’âge adulte peut s’avérer difficile. A 18 ans, ils doivent gérer toutes les questions auparavant prises en charge par l’institution : démarches administratives, monde du travail, difficultés financières, … C’est pour les accompagner et travailler sur leur autonomie que l’AJP (accueil et soutien des jeunes en difficulté et des personnes handicapées) a ouvert son Service de suite à Saint-Quentin en 1996. 40% des jeunes accueillis proviennent du réseau d‘accueil de l’AJP. D’autres arrivent de structures collectives ou de familles d’accueil par l’intermédiaire du Conseil général. « Il y a tout un travail préparatoire en amont, tant par l’Unité Territoriale d’Action Sociale (UTAS) que par les lieux d’accueil » explique le Directeur Mathieu Destrez. 18 en savoir + Au Service de suite de l’AJP deux éducateurs accompagnent les jeunes vers une autonomie totale. Aisne mag 207 - Mars/Avril 2015 Prendre son indépendance A l’arrivée d’un jeune, sa situation et son niveau d’autonomie sont évalués par les éducateurs. Objectif : travailler sur les points faibles comme la gestion du budget, l’entretien du domicile, la scolarité… Il s’installe ensuite dans un studio en centre-ville, à proximité des établissements scolaires, centres de formation, administrations. « Les bailleurs acceptent de jouer le jeu, s’appuyant sur l’équipe éducative garante du respect de ce contrat. Chaque jeune est responsable de son logement et signe lui-même son bail » explique Marie-Ange Destrez, éducatrice à l’AJP depuis 25 ans, dont 15 ans au Service de suite. Les jeunes doivent apprendre à gérer la solitude, le quotidien (se lever, préparer un repas), les tâches ménagères, les démarches auprès de la CAF... « Parfois ce sont de totales découvertes ! » Bien qu’indépendants, ils doivent respecter un règlement de fonctionnement et un contrat de séjour. Sur des temps de soirée, un éducateur leur rend visite. « Les jeunes se confient plus facilement chez eux que pendant les entretiens au bureau. Nous sommes des personnes ressources, nous les soutenons dans leur passage à la vie d’adulte. » Chaque jeune intègre pour une année le Service de suite. Actuellement, tous les jeunes suivent une formation ou des études, parfois jusqu’à un haut niveau universitaire. « Il y a de belles réussites, dans des domaines variés. Nous leur donnons l’impulsion, le petit coup de pouce au bon moment. » Certains reviennent parfois donner des nouvelles, partager un heureux événement ou simplement demander conseil. Le Conseil général a sollicité l’AJP pour que ses missions soient étendues : le service passera de 13 à 21 places et accueillera de jeunes mineurs isolés. e www.a-j-p.fr
après 18 ans ? ADEPAPE 02, comprenez Association départementale d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance de l’Aisne. Basée à Laon, cette association a été créée en 1943 suite à la promulgation d’une loi relative à la prise en charge des pupilles de la Nation. En 1984, l’ADEPAPE s’ouvre aux anciens de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), autrefois DDASS. Sa mission : participer à l’insertion sociale de ses adhérents et les épauler tout au long de leur vie. Secours, primes et prêts Tous les anciens de l’ASE sont invités à adhérer à l’association. « Les jeunes sortant de l’ASE sont peu au fait des rouages administratifs et ont parfois des difficultés économiques. Nous apportons un soutien, avec nos moyens, le tout s’appuyant sur un vécu et une expérience. Moi-même j’étais pupille de l’Etat » résume Jean-Luc Liénard, administrateur depuis 1986 et président depuis 1992. L’association est financée par le Département et l’Etat, les donateurs et les en savoir + Un réseau d’entraide et de soutien membres cotisants. Ce budget de 49 000 € permet de financer des secours, primes diverses et prêts d’honneur. « Nous sommes un peu le grand frère. Certains membres continuent à verser leur cotisation tous les ans par reconnaissance pour ce que nous avons fait pour eux. » L’ADE- PAPE 02 propose par exemple des bourses d’études. Le président n’est pas peu fier de ses adhérents devenus ingénieurs, infirmières ou partis s’installer à l’étranger. Les 200 adhérents peuvent solliciter l’aide de l’association en cas de coups durs tout au long de leur vie. Divers secours sont proposés (alimentation, loyers en retard), des prêts à taux zéro ou encore des aides à la famille (prime de naissance, aide en cas de décès). Dans le domaine du logement, l’association peut apporter sa caution ou octroyer un prêt d’honneur pour des travaux de rénovation. « Nous privilégions de petites mensualités pour éviter de mettre le demandeur en difficulté. » Conseiller et orienter 80 dossiers (dont la moitié pour des secours) sont validés chaque année par le conseil d’administration. Le financement peut parfois porter sur un gros projet s’il est primordial pour l’insertion du jeune. « Nous sommes vigilants quant à l’utilisation des fonds. Ces soutiens sont ponctuels pour aider nos adhérents à repartir du bon pied. » Bien souvent, une aide financière n’est pas nécessaire. Beaucoup poussent la porte de l’ADEPAPE pour être épaulés dans leurs démarches administratives. Lorsqu’un adhérent expose son problème, l’association l’oriente vers les dispositifs existants. Aisne mag 207 - Mars/Avril 2015 19 Le président Jean-Luc Liénard assure une permanence chaque mardi soir. « C’est un aspect primordial de notre travail : orienter, trouver des solutions ou les bons interlocuteurs. » Enfin, certains jeunes recherchent juste un soutien moral, un conseil, une information. « Les jeunes n’ont pas toujours de contacts avec leurs familles. Sur le papier ils sont majeurs mais ne sont pas autonomes. » Et de souligner l’importance du travail réalisé en amont par certaines UTAS pour informer les futurs majeurs sur les structures pouvant les aider par la suite, dont l’ADEPAPE 02. L’association organise également des moments de convivialité, tels que l’assemblée générale, l’arbre de Noël des enfants ou encore la distribution de cadeaux de Noël aux adhérents vivant en maison de retraite. « Nous tissons des liens forts entre nous, c’est aussi l’intérêt de notre association. » e www.adepape02.com 03 23 79 34 67



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