[02] l'Aisne n°207 mar/avr 2015
[02] l'Aisne n°207 mar/avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°207 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (190 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : reportages sur l'économie sociale et solidaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jo- 16 en savoir + Le Conseil général est chef de file en matière de protection de l’enfance. Une mission essentielle mais aussi délicate exercée sur le terrain par les travailleurs sociaux des UTAS (Unités Territoriales d’Action Sociale) et plus particulièrement le service de l’Aide à l’Enfance et à la Famille afin d’aider les familles en difficultés dans leurs devoirs d’entretien, de garde, de surveillance et d’éducation des enfants. Protection de l’enfance Les lois de décentralisation ont confié au Président du Conseil général les compétences et moyens du service social à l’enfance. La loi du 5 mars 2007 a entériné la position de chef de file du Conseil général en matière de protection de l’enfance avec 3 objectifs : le développement de la prévention, le repérage des situations de danger, la diversification des modalités d’accueil et de suivi des enfants. Les missions dévolues aux Départements sont définies dans le Code de l’action sociale et des familles. En premier lieu, le Conseil général doit apporter un accompagnement éducatif auprès des familles nécessitant l’aide de l’institution. « Nous intervenons dès lors qu’un enfant est évalué dans une situation susceptible de compromettre sa sécurité, sa santé, son Enfance et famille : équilibre » résume Caroline Buronfosse, Chef du Service aide à l’enfance et à la famille (Direction des politiques sociales et familiales du Conseil général). Le Département a aussi la volonté d‘accompagner les mineurs émancipés et les jeunes majeurs (lire l’encadré). Les informations préoccupantes L’une des missions primordiales confiée aux Départements par la loi du 5 mars 2007 demeure la gestion des informations préoccupantes. Le Conseil général a la responsabilité de mettre en place un dispositif de repérage des situations de danger potentiel. Les institutions, comme l’Inspection académique par exemple, ont pour règle de transmettre toute information jugée Aisne mag 207 - Mars/Avril 2015 préoccupante au BCIP (bureau de coordination des informations préoccupantes) dépendant du service Enfance et famille (Conseil général). C’est également là que sont transmises les informations arrivant du 119 (numéro national de l’enfance en danger). Dans l’Aisne, le choix a été fait de laisser plusieurs portes d’entrée. Ainsi, chaque UTAS peut également être destinataire d’informations mettant en doute la santé physique et/ou morale d’un enfant. Si nécessaire, des investigations sur le terrain sont ensuite menées par les travailleurs sociaux des UTAS. « Des accompagnements éducatifs peuvent être proposés à la famille, au domicile. Le placement n’est pas forcément la solution. » Action éducative En fonction des éléments et de la situation de la famille, l’UTAS pourra proposer une Les jeunes majeurs « Il est parfois nécessaire d’assurer une continuité dans le suivi des enfants confiés à nos services » résume Caroline Buronfosse. Ainsi, l’accompagnement peut se poursuivre après 18 ans notamment par le biais des contrats jeunes majeurs. « Nous pouvons accompagner un jeune jusqu’à ses 21 ans dans la mesure où sa vulnérabilité est telle que cela peut compromettre son avenir. » Le contrat jeune majeur comporte deux volets : un accompagnement éducatif assorti éventuellement d’une aide financière. « Attention, il s’agit bien d‘un contrat : en contrepartie, le jeune s’engage à respecter des objectifs, en termes de formation ou d’emploi par exemple. » En parallèle, des associations peuvent également accompagner le jeune majeur vers l’autonomie (lire pages 18-19).
 ? Le saviezvous Au titre de l’ASE, 272 places en structures collectives sont disponibles dans l’Aisne. A cela s’ajoutent les places en « familles d’accueil » : le Conseil général emploie 700 assistants familiaux chargés de veiller à l’épanouissement, la santé, la scolarité des enfants qu’ils accueillent à domicile. Ils sont agréés, recrutés et formés par le SAFA (Service d’Accueil Familial et d’Accompagnement) du Conseil général de l’Aisne.. en savoir + protéger et accompagner aide ponctuelle, en orientant la famille vers les professionnels adéquats, ou un accompagnement contractualisé dans le cadre d’une AED (action éducative à domicile) exercée par un éducateur intervenant au domicile pour soutenir les parents confrontés à des difficultés éducatives. Toutefois, en cas de non-adhésion de la famille à toute proposition d’aide et d’une situation de danger pour le mineur, un placement peut alors être décidé par le Parquet ou le juge des enfants. De même, dès lors que les faits révélés relèvent du pénal, les informations sont directement transmises au Parquet. Aide Sociale à l’Enfance Les enfants sont confiés à l’ASE (aide sociale à l’enfance). Ils sont accueillis en structures collectives, comme les foyers de l’EDEF (établissement départemental de l’enfance et de la famille) ou les MECS (maisons d’enfants à caractère social), ou chez une famille d’accueil (la solution privilégiée pour les tout-petits). Les parents conservent néanmoins leur autorité parentale. Les enfants sont suivis par les référents éducatifs des UTAS. Les levées de placements peuvent être prononcées par un juge si la situation de la famille a évolué favorablement. « Globalement la durée des placements s’allonge ce qui peut être problématique pour assurer le retour en famille dans de bonnes conditions. » A la maison des parents, les rencontres entre enfants et parents s’appuient sur le jeu et le dialogue. La Maison des parents Ouverte en janvier 2003, la Maison des parents permet d’organiser des rencontres médiatisées en lieu neutre entre les enfants de 0 à 18 ans placés par décision de justice et leur famille (parents, frères et sœurs…). « La préservation du lien entre l’enfant et sa famille est une priorité. C’est le Juge des enfants qui fixe la nature et la fréquence du droit de visite et d’hébergement accordé aux parents » rappelle Caroline Buronfosse. Les visites se déroulent du lundi au samedi sous l’égide de trois animatrices et d’une maîtresse de maison. « Nous accompagnons le dialogue et montrons aux parents comment éduquer leurs enfants sans recours à la maltraitance physique ou psychologique. » Dans cette maison, les parents peuvent prendre le temps de se recentrer sur leur rôle, sans interférence extérieure. La Maison est aussi ouverte aux parents n’ayant pas les moyens matériels de recevoir leurs enfants. Quatre salles de visites ont été aménagées dans ce petit pavillon situé à la sortie de Laon. Les familles s’y réunissent autour de la table et de jeux mis à disposition. « Nous préparons les salles en fonction des âges des enfants. Ensuite nous sommes présentes pour surveiller le dialogue, rassurer les enfants et parfois apprendre aux parents à jouer avec eux. Le jeu instaure une complicité. » Pour les jeunes parents, ces visites peuvent être l’occasion d’apprendre les gestes les plus simples comme donner le repas ou le bain. Le bilan de ces visites est transmis au juge lorsque la situation de la famille est réexaminée. En 2013, environ 80 familles ont bénéficié de ce dispositif unique dans le Département. Aisne mag 207 - Mars/Avril 2015 17



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