[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°194 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : Investir au quotidien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 actualité l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 santé Comment sont gérés les appels adressés au 18 dans notre département ? Visite du nouveau centre de traitement de l’alerte (CTA) aux côtés des soldats du feu. Laon Allo les pompiers Le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) a quitté la ville haute de Laon pour s’installer au parc Foch. Les pompiers ont investi d’anciens casernements rénovés et agrandis, accueillant entre autres le nouveau centre de traitement de l’alerte. Les opérateurs localisent l’alerte et déclenchent les secours. V. Duquesne - SDIS 02 Le CTA reçoit tous les appels 18, en provenance du département et parfois de communes limitrophes. Il s’agit d’appels pour détresse vitale, accidents de la route, incendies, sinistres de toutes natures. Les opérateurs doivent localiser l’adresse de l’incident, en apprécier la gravité et déclencher les secours en conséquence. « Nous utilisons un nouveau logiciel d’aide à la décision. Néanmoins ce sont bien les opérateurs qui analysent la situation et qui prennent les décisions adaptées » rappelle le commandant Jean-Claude Ouguel, chef du CTA. Ce logiciel est un outil de gestion des moyens matériels et humains : l’opérateur peut visualiser les effectifs disponibles détenant les compétences nécessaires à l’intervention. « 80% des pompiers volontaires ont une activité professionnelle, parfois éloignée de leur caserne. » Autre nouveauté : une cartographie des Suivez le guide ! Le nouveau bâtiment (1 000 m²) est également doté d’une salle de gestion de crise. En cas de gros aléas climatiques les moyens déployés seront coordonnés depuis ce centre en collaboration avec la Voirie départementale (Conseil général). Un mur d’écrans permet de visualiser en temps interventions en cours sur tout le département. « Nous pouvons vérifier qu’un accident n’a pas déjà été signalé ou qu’un incendie ne menace pas une maison de retraite par exemple. » L’opérateur peut également constater qu’une caserne est débordée et décider d’envoyer des renforts sur ce secteur. Des couleurs différentes sont utilisées pour les interventions en cours, en fonction de l’avancée des opérations (départ de la caserne, arrivée sur place, transport à l’hôpital). « Grâce au réseau terrestre numérique sécurisé ANTARES (adaptation nationale des transmissions aux risques et aux secours) le trafic radio est allégé. Avant les véhicules nous informaient par radio, maintenant tout se fait par codes. La phonie est réservée aux renseignements pris sur place, comme le nombre de blessés par exemple. » réel la situation sur le terrain (nombre de camions disponibles, interventions en cours, cartographies, etc). Autre nouveauté : l’école de formation dédiée aux sapeurs-pompiers professionnels. Pompiers axonais et d’autres départements pourront profiter de salles adaptées et de chambres sur place. L’ancien casernement (6 800 m²) a été réhabilité pour accueillir l’ensemble des services du SDIS (ressources humaines, direction, formation, communication, recrutement, service médical, etc.). Les cérémonies, comme la traditionnelle Sainte-Barbe, se dérouleront dans la cour d‘honneur, devant le bâtiment. Les travaux, étalés sur deux années, ont nécessité un investissement de 9,4 ME (mobilier compris) auquel s’ajoutent 4,4 ME pour l’équipement du CTA/CODIS. Toutes les informations sont transmises au CODIS (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) qui coordonne le dispositif d’intervention et renseigne les partenaires publics, tels que les gendarmes ou le SAMU. Ce centre gère également les interventions spécifiques comme les inondations ou les éboulements. En moyenne, les pompiers axonais interviennent 100 fois par jour pour des secours à victimes (77,5%), des opérations diverses (inondations, pollutions 8,5%), des incendies (8%) et des accidents de la circulation (6%). Le SDIS en chiffres 150 000 appels à l’année 36 819 interventions en 2011 350 pompiers professionnels 1 800 pompiers volontaires 69 centres 57 ME de budget (dont 20,2 ME alloués par le Conseil général et 18,7 ME par les communes) - soit un coût par habitant de 78 E contre 80 pour la moyenne nationale. les de www.aisne.com La rapidité d’intervention des secours dépend des renseignements fournis par l’appelant. Retrouvez sur notre site internet quelques bons conseils à appliquer en cas d’urgence. > A lire dans la rubrique actualités sur aisne.com
développement local actualité 9 l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 348 ME d’investissements 63 ME depuis 2005. Via les CDDL (Contrats départementaux de développement local), le Conseil général soutient l’investissement des communes. CDDL. Ce sigle est peu connu. Pourtant c’est grâce à ce dispositif que les communes financent nombre d’investissements impactant directement notre vie quotidienne : équipements culturels et sportifs, travaux dans les écoles, rénovations de salles de fêtes, réfections du petit patrimoine, créations d’aires de jeux, etc. C’est en 2005 que le Conseil général a mis en place un nouveau mode d’accompagnement des territoires : le Contrat départemental de développement local. Il a pour objectif d’accompagner et de soutenir les projets de dimension intercommunale, syndicale et communale. Le CDDL a vocation à financer des projets d’investissement, et exceptionnellement de fonctionnement, dans une dizaine de domaines (eau potable, assainissement, sport, culture, éducation, économie, logement, patrimoine…). Il est signé pour six ans entre le Département et l’intercommunalité (qui représente un territoire et donc les communes et leurs syndicats) sous l’égide de son Président et du ou des Conseillers généraux concernés. Attention : les bénéficiaires des subventions demeurent les communes et syndicats de ce territoire. D’ailleurs c’est le Comité de pilotage du territoire (composé d’élus) qui a pouvoir de décision et non la Communauté de communes. La programmation porte sur deux fois trois années. « Il est difficile pour les plus petites communes de se projeter au-delà de trois ans » souligne Elisabeth Musil Chef du Service des Territoires à la DATEDD (Direction de l’Aménagement du Territoire, de l’Economie et du Développement Durable) du Conseil général. Chaque territoire lance un appel à projets. Une ébauche de programmation est concoctée et validée par le Comité de pilotage local puis par les Conseillers généraux en assemblée. Enfin, les demandes de subventions suivent la procédure habituelle : elles sont instruites par les services du Département et validées par les élus de la Commission permanente. Une première phase d’expérimentation a débuté dès 2005 avec sept territoires volontaires : les Communautés d’agglomération de Saint-Quentin et du Soissonnais, les Communautés de communes de Chauny-Tergnier, du canton de Condé-en-Brie, du Val de l’Aisne, des Villes d’Oyse et du Pays des Trois Rivières. L’expérimentation a abouti à la généralisation de « Premier bilan cette politique dès 2010. Vingt-huit contrats ont été signés et 100% de la population axonaise bénéficie au quotidien de cette politique. Les contrats de deuxième génération ont été signés en 2012. La nouveauté : un fonds de solidarité spécifique a été créé pour les stations d’épuration. Ces opérations qui mobilisent de grosses subventions ne sont plus financées sur l’enveloppe des CDDL. Autre avancée notoire : le plafond minimum de subvention accordable passe de 1000 à 500 E, ce qui réjouira les plus petites communes. « Les CDDL sont appréciés des élus pour leur souplesse : les montants d’opérations peuvent être revus à la hausse ou à la baisse, n’importe quand » conclut Sophie Grzeziczak, chargée du suivi administratif des CDDL au Conseil général. contact DATEDD Service des territoires 03 23 24 62 34 La couverture de l’église de Bellicourt (43 047 E) a été financée en partie sur le CDDL de la Communauté de communes du Vermandois pour 8 681 E. En chiffres 63 ME Sur la période 2005-2011, l’engagement financier du Département s’élève à 63ME pour un total d’investissements de 348 ME à l’initiative des collectivités dans le cadre des CDDL. Un euro alloué par le Conseil général a un effet levier de 5 E sur le territoire. Plus de 3 000 opérations ont été financées, principalement dans les domaines de l’assainissement, l’éducation et la culture. En 2011, la Ville de Soissons a bénéficié d’un soutien de 28 721 E pour la réalisation d’un équipement multisports dans le quartier de Presles (63 157 E).



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