[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°194 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : Investir au quotidien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 actualité l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 social Berry au Bac Solidarité pour tous Aide aux sans domicile, soutien aux populations étrangères et aux familles axonaises défavorisées, Emmaüs multiplie les actions de solidarité à l’encontre des plus faibles. Mouvement créé en 1949 par l’Abbé Pierre, Emmaüs lutte contre les causes et les conséquences de la misère. « Les gens pensent nous connaître, mais il n’en est rien. Ils ignorent qu’Emmaüs est actif sur chaque continent pour favoriser l’accès à l’eau, la santé, l’éducation, la libre circulation des personnes, l’économie solidaire, etc. Nos groupes et communautés s’inscrivent dans ces grands axes de solidarité. Ici nous soutenons les habitants de Roumanie en leur offrant meubles de qualité et des objets utiles, comme des vélos » explique avec pédagogie Gérard Racinne, responsable de la communauté de Berry au Bac. Au fond, la nouvelle résidence accueillant les compagnons. Les Axonais soutiennent également un chantier d’accès à l’eau au Bénin et des actions à portée politique. « Des pétitions ont été lancées dans de nombreux pays, dont la France, pour que l’eau ne soit plus considérée comme une marchandise mais un bien public. » Autant d’actions peu connues de la population. Au quotidien, la communauté soutient les familles axonaises en répondant aux demandes de solidarité mobilier transmises par les travailleurs sociaux. Les familles choisissent leurs meubles et bénéficient d’une réduction à l’achat. Et bien évidemment la communauté accueille des personnes ou familles, originaires de l’Aisne ou d’ailleurs, qui se sont retrouvées à la rue. Les compagnons sont accueillis de façon inconditionnelle. « Nous ne posons aucune question. La seule règle ici est le respect de l’autre et la participation au projet communautaire. Chaque personne est accueillie le temps nécessaire à sa reconstruction. » Communauté mixte, Berry au Bac héberge à l’heure actuelle 45 compagnons et compagnes de tous âges. Tous participent à la vie collective : les tâches ménagères (vaisselle, service à table), la vente, le tri (des habits, des électroménagers), la valorisation des articles invendables (récupération du cuivre), l’accueil téléphonique, etc. « Nous ne percevons aucune subvention de fonctionnement, nous vivons de la valorisation des dons de particuliers. » Meubles, jouets, vêtements, vélos, électroménagers, Emmaüs revend tout au profit de ses actions encore peu connues du grand public. contact Emmaüs Berry au Bac 3 avenue du Gal de Gaulle - 03 23 79 95 88 Une nouvelle résidence A Berry au Bac, les conditions d’hébergement n’étaient plus conformes. Une nouvelle résidence sociale a été construite par l’OPH. « Les plans ont été élaborés avec notre collaboration pour répondre à nos besoins, dans le respect de la réglementation actuelle. » La façade est dotée de panneaux solaires pour la production d’eau chaude. « Nous avons été attentifs aux coûts de construction et de fonctionnement : il fallait tenir compte des capacités financières de la communauté. Héberger une personne durant un mois coûte 100 E. » Cette résidence de 36 chambres a nécessité un investissement de 1,5 ME dont 302 000 E de l’Etat, 85 400 E du Conseil général et 40 000 E du Conseil régional. 115 l’hébergement d’urgence Actif toute l’année, 24h/24, le 115 est le numéro gratuit dédié à l’hébergement d’urgence coordonné par l’Association « Accueil et Promotion ». Les écoutants y reçoivent les appels de personnes sans domicile, de passants signalant un SDF, les demandes émanant des travailleurs sociaux, d’hôpitaux ou des forces de l’ordre, etc. Deux professionnels de la téléphonie sociale recueillent les informations, en tout anonymat. Une solution de mise à l’abri est proposée dans un lieu d’hébergement d’urgence, ou, si tout est complet, dans un hôtel parte- naire. Un transport est déclenché si besoin. L’appelant est pris en charge par une association ou par un taxi si les autres véhicules sont indisponibles. « Chaque demande aboutit à une proposition. Des informations sont également fournies en matière d’insertion, d’accès aux soins ou de violences conjugales » explique Francis Denoyelle, Directeur du 115. Du 1 er novembre 2012 au 31 mars 2013, 79 places hivernales sont ouvertes en plus des 264 places d’accueil pérennes. Divers publics y sont accueillis : les demandeurs d’asile, les sans domicile, des personnes en rupture familiale... En moyenne, 650 appels véritables sont traités chaque mois. Sur la période hivernale 2011/2012, 2 747 personnes ont été mises à l’abri. « Personne ne doit quitter un accueil d’urgence sans une autre solution derrière. Les accueillis entrent ensuite dans un dispositif d’insertion, le plus souvent un CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale) ou sont hébergés dans leur famille » conclut le chef de service 115.
services actualité 5 l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 Après les intempéries au caractère exceptionnel de l’hiver 2010, les services de la Voirie départementale ont modifié l’organisation du plan de viabilité hivernale. L’hiver, saison haute pour la Voirie Les équipes de la Voirie veillent 24h/24 et 7j/7 en période hivernale. De novembre à mars, dans le cadre du plan de viabilité hivernale, ce sont 230 agents du Département (service entretien et exploitation, unités départementales et pôle régie) qui sont prêts à sortir en cas de chute de neige ou de verglas. Dans chaque unité départementale, des équipes (terrain et veille météo) sont d’astreinte une semaine sur trois. Pour prévoir les interventions et informer les usagers, la Voirie effectue une veille météorologique quotidienne (voire en continu si les prévisions sont mauvaises) grâce à un site internet exclusivement dédié au département par Météo France. Prévisions à 24 heures, 3 et 9 jours, cartes radar détaillées, température des sols... toutes les informations du site sont recoupées avec celles des cinq stations météorologiques dirigées par la Voirie départementale. Afin de couvrir au mieux l’ensemble du réseau routier départemental (5 467 km), le plan de viabilité hivernale définit trois niveaux de priorité de traitement des routes départementales en fonction de leur fréquentation et des conditions météorologiques. Pour un hiver normal : le circuit 1 correspond aux itinéraires à traiter en priorité (y compris le week-end et les jours fériés), le 2 correspond aux circuits traités après un retour à des conditions de circulation acceptables sur le circuit 1. Le numéro 3 comprend les itinéraires traités à la suite des itinéraires des circuits 2, uniquement en journée et dans la mesure des moyens disponibles. Pour un hiver au caractère exceptionnel, tel celui de 2010, le réseau stratégique, traité en premier, concerne les routes les plus fréquentées, les dessertes d’hôpitaux et des pôles économiques. Le réseau de désenclavement concerne les routes traitées en se- cond (ou prises en charge par un prestataire extérieur) et a pour objectif de permettre aux usagers d’accéder au réseau stratégique. Le 3 e niveau concerne les routes les moins empruntées et, en raison des conditions, il peut ne pas être traité. Cette nouvelle organisation a pour objectif de permettre aux usagers de rejoindre un axe stratégique. Dans ces conditions exceptionnelles, chaque engin de service hivernal effectue un parcours moins long afin d’assurer le dégagement de la route. Depuis 2011, pour la sécurité des agents et l’amélioration du traitement des routes, les véhicules d’intervention sont géolocalisés et équipés de chaînes à mise en place automatique. Les agriculteurs en renfort Pendant l’hiver 2010, les agriculteurs s’étaient spontanément mobilisés pour dégager les routes. Depuis octobre 2011, une convention entre la Chambre d’agriculture de l’Aisne, l’USAA (Union des syndicats agricoles de l’Aisne) et le Conseil général a été établie, ce qui permet de faire intervenir les agriculteurs dans un cadre réglementaire et d’organiser au mieux le maillage. En cas d’épisode neigeux important, le Conseil général n’a pas les moyens humains pour faire face à la situation. Pour l’hiver 2012-2013 près de 300 agriculteurs ont signé la convention. La communication est également renforcée : tous les maires de l’Aisne ont reçu un courrier du Conseil général leur indiquant le niveau de service pratiqué sur leur secteur. Les usagers peuvent consulter sur www.aisne.com (rubrique inforoute) les conditions de circulation. Les sociétés de transport, directement concernées par la mise en place des barrières de dégel, peuvent s’abonner à une lettre d’information les tenant alertées de la situation. L’importance des barrières de dégel Essentielles pour la préservation de l’état des routes départementales, elles ne sont posées que sur les axes où la structure de la chaussée est insuffisamment épaisse pour résister à la succession des cycles de gel et de dégel. Lors des périodes de fortes gelées, les patrouilleurs de la Voirie effectuent des mesures pour connaître la résistance des chaussées au passage des poids lourds. L’analyse de ces données détermine la nécessité de la pose ou de la dépose des barrières de dégel. www.aisne.com Infos pratiques Les informations routières en temps réel : http://www.inforoute02.fr Les barrières de dégel : http://www.aisne.com/info-routes-en-saisonhivernale Pour connaître en temps réel l’état d’avancement de la pose et de la levée de ces barrières flashez ce code avec votre smartphone



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