[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
[02] l'Aisne n°194 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°194 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : Investir au quotidien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 culture l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 à écouter patrimoine Des élèves qui profitent de leur temps libre pour découvrir la grande Histoire avec leurs professeurs… Insolite et inédite, l’option patrimoine du collège Le Nain compte 62 adeptes. Laon Cap au Sud « Salsa Club » Ce n’est qu’un aperçu : quatre petits brûlots latinos pour se mettre en appétit en attendant le vrai album que cet « Orquesta Salsa -Latin jazz « du sud de l’Aisne se prépare à sortir. Et il y a déjà là de quoi ravir les plus férus de rythmes cubains et de sonorités salsa mâtinées de jazz et de blues. Groupe de fusion par excellence, Cap au Sud puise bien sûr ses influences en Amérique Latine et notamment en Argentine, pays d’origine de Riccardo Jacobsohn le chanteur, saxophoniste et flutiste, mais aussi en Afrique ou dans le jazz new yorkais. On relèvera en particulier le très bel arrangement salsa réalisé sur « La complainte du progrès « de Boris Vian. C’est chaud comme la braise et ça donne irrésistiblement envie de se trémousser. www.capausud.net - 06 14 12 74 47 Starters « Mutine » 4 e album autoproduit pour ce quatuor laonnois qui s’inscrit de façon toujours plus marquée dans le registre Pop-rock avec un goût prononcé pour le gros son qui « envoie » comme on aime le dire dans le jargon des zikos. Coup de chapeau au passage à la production survitaminée réalisée au studio Music Box de Mont Saint Père et qui souligne l’évolution du groupe vers des sonorités plus rock. Les 11 titres de ce nouvel opus reflètent les influences multiples où les Clash croisent le fer avec No One Is Innocent et Joy Division voire même quelques groupes de registre résolument heavy avec en filigrane le frichti d’une ligne de Téléphone qu’on ne veut pas raccrocher. www.starters.fr.st - 06 27 80 62 47 Soif d’apprendre Découverte du Monument aux Morts de Laon. Trois professeurs sont à l’origine du projet de création d’une option patrimoine au collège Le Nain de Laon. « Nous souhaitions proposer un plus à nos élèves : une option ludique qui n’apporte pas de travail à la maison. Les élèves découvrent leur environnement, ils rencontrent des personnes évoluant dans le monde de l’art. » Christelle Cadeau, professeur de technologie, et deux professeurs d’histoire, Catherine Noël et Marie- Laure Demoulin, proposent « du concret pour se différencier des cours d’histoire. » Découvertes sur le terrain et travail à la main, comme la réalisation de vitraux par exemple, sont au menu chaque semaine. « Ils bénéficient d’une approche plus concrète via l’étude de tableaux ou de monuments, ce qui les prépare à la nouvelle épreuve du brevet des collèges portant sur l’histoire des Arts. » L’option patrimoine, en place pour la seconde année, est ouverte aux élèves de la 6 e à la 3 e, une heure par semaine, après les heures de cours. « Il faut souligner le volontariat des élèves. Ils sont vraiment motivés. Ce ne sont pas tous des excellents élèves. L’option est accessible à tous » s’enthousiasme M me Noël qui souhaiterait que cette option évolue prochainement en une véritable classe patrimoine. « Sorties ludiques et éducatives Chaque niveau travaille sur une problématique différente : la découverte de la notion de patrimoine en 6 e, le Moyen Age en 5 e et la notion de commémoration et le patrimoine de guerre en 4 e et 3e. « Notre département s’y prête bien : nous étudions les monuments aux morts et les traces laissées par la guerre, comme les cimetières. Enfin, nous nous pencherons sur la reconstruction et l’Art déco. » Fin novembre, les élèves de 3 e et 4 e ont été accueillis par Rémi Bazin, animateur de l’architecture et du patrimoine à la Ville de Laon. Depuis un an, il travaille avec le collège Le Nain. Pour cette première sortie, il a emmené 4 e et 3 e à la découverte du Monument aux Morts de Laon. C’est au pied de cette immense statue que se déroulent les commémorations officielles. « Nos élèves passent régulièrement devant sans la regarder. Ils ne savaient même pas qu’il y avait un monument des Déportés juste à côté. Nous travaillons sur la symbolique de ces statues et sur l’histoire d’un Poilu » explique Mme Noël. D’autres sorties seront programmées cette année, comme la visite du Musée de Laon couplée à un atelier céramique ou encore la découverte des principaux ornements Art déco de Saint-Quentin qui sera l’occasion de s’essayer à la mosaïque.
Guise culture 15 cinéma l'Aisne 194 - Janvier/Février 2013 Révolution numérique à lire Le cinéma municipal de Guise, le Vox, est passé au numérique en septembre. Adieu bobines, bonjour modernité ! Michel Mahieux, le régisseur du cinéma depuis plus de deux ans, est tout sourire : « depuis que le ciné est passé au numérique, la manipulation est devenue inexistante et croyez-moi ce n’était pas rien de monter ces bobines à bout de bras sur l’appareil de projection. » Pas nostalgique des bandes, Michel Mahieux apprécie la meilleure qualité d’image (les perspectives sont respectées) et de son qu’offre le numérique. Michel Mahieux travaille avec le programmateur du cinéma de Chauny, Olivier Defossé, qui lui propose une sélection et lui livre les films au format numérique. Avec cette nouvelle technologie, dont le coût avoisine les 110 000 euros, tout est piloté par informatique. Les films sont sur un disque dur transmis par le distributeur. Pour éviter le piratage, ils sont cryptés et une clé leur est associée. Ils sont même tracés : heure, lieu de diffusion… Michel Mahieux, télécharge le film avant sa projection. Il télécharge également les bandes-annonces sur un site spécialisé. Il peut ensuite faire le « montage » de sa séance sur son ordinateur. Grâce à un logiciel, il enchaîne les étapes : la publicité, les bandes- annonces, la réduction de l’éclairage de la salle et le lancement du film. « Il n’y a pas d’erreur possible avec le numérique. Le film ou la bande-annonce ne peut pas être monté à l’envers » se réjouit le régisseur guisard. Un des autres atouts du numérique pour un petit cinéma géré par une seule personne est le temps gagné. « Avant je devais rembobiner les bandes, ça prenait au moins 45 minutes, maintenant je peux enchaîner les séances. » Depuis son arrivée, Michel Mahieux a ajouté aux traditionnelles projections des vendredis, samedis soirs et à celles du dimanche, une séance par jour. Voire deux quand le film rencontre beaucoup de succès ou en période de vacances scolaires. Les prix sont néanmoins restés attractifs. Michel Mahieux apprécie aussi la disponibilité que lui offre le numérique : « je suis plus libre pour animer le cinéma, pour discuter du film avec le public. » Avec Manuel Caré, cinéphile averti et président de l’association l’Entente du Gué de l’Oise (qui propose des cafés philo et littéraires), Michel Mahieux a renoué avec le ciné-club. Un mardi soir une fois tous les deux mois, une séance est animée par Manuel Caré. « Devenir critique d’un soir, tel est le fondement. » Avant la projection, le film est remis dans son contexte de l’époque (critiques, historique cinématographique...). Après, les spectateurs sont invités à partager leurs émotions, impressions, idées au sujet du film. Chaque séance suit une thématique. En février, Saint-Valentin oblige, ce sera l’amour. contact Ciné-Club http://kesskinne.over-blog.com Cinéma Vox de Guise 09 64 06 12 16 « L’entonnoir » de Charles André Legrand Témoignage Société des écrivains - 9 E Charles André Legrand réside dans l’Aisne. De sa profession antérieure - cadre technique - il a probablement gardé le goût absolu de chercher les causes qui engendrent des conséquences. Charles André Legrand est un chercheur de vérité guidé par le besoin de savoir et de savoir pourquoi. Un jour, le chercheur de vérité, qui est aussi cycliste, tombe, se fait assez mal mais s’en sort bien... il aurait pu se tuer ou rester paraplégique. Non, ses blessures physiques guériront mais la porte entrouverte par la chute donne sur un monde d’administration et de cases où tout un chacun se doit de rentrer... un monde que Kafka connaissait si bien... un monde que l’auteur refuse de cautionner, sauvegardant ainsi sa liberté tripale. Osez lire et relire ce témoignage, une espèce de descente en absurdité, tout empreint de précision dans l’écriture et porteur d’un grand souffle de vie. Michel Mahieux a troqué avec joie l’imposant outillage de projection contre un ordinateur. « Poussières d’Est » de Lucia Jalba A Contresens Editions - 16 E Ancienne journaliste en Roumanie, Lucia Jalba réside à Coincy, dans l’Aisne. Ses « Poussières d’Est », remplies des poussières d’or d’une écriture authentique, font de ce texte un roman remarquable et puissant, une œuvre littéraire indispensable à tout ami des mots. Un livre fort, à lire absolument, en suivant les conseils de Horia, l’un des protagonistes : « regarder pour comprendre, écouter pour entendre, s’en souvenir pour ne pas oublier. » Un livre de quêtes et de questionnements, de mémoire et d’identité, un livre d’amour et d’humanité.



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