[02] l'Aisne n°193 nov/déc 2012
[02] l'Aisne n°193 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°193 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : s'épanouir dans l'Aisne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 un temps d'avance l'Aisne 193 - Novembre/Décembre 2012 Un salon à déguster Soissons 750g.com Le site 750g.com est le n°1 français sur le nombre de recettes. Chaque mois plus de 1000 recettes sont déposées et vérifiées. Fort de ce succès, le groupe Confidentielles (auquel appartient 750g.) va ouvrir 9 sites similaires à l’étranger. En plus des livres de sa collection « 750 g. de plaisir » qui déclinent les thèmes : muffins, apéro dînatoire, papillotes, gratins, macarons, verrines… Chef Damien mise sur la vidéo et dispose d’un studio au sein du lycée hôtelier. Avec des passionnés de cuisine de la région, Damien Duquesne propose des recettes « pas à pas » et même des cours de cuisine en direct avec jusqu’à 10 000 connexions simultanées. Toujours fourmillant d’idées, le Chef a décliné le salon du blog culinaire « devenu une vraie marque » en version sucrée avec le salon Sugar’N’Web (décembre 2012) et en version apéritive avec l’Apéro’N’Web (juin 2013) qui se dérouleront à Paris. rens. www.750g.com Les 17 et 18 novembre, l’abbaye Saint Léger de Soissons sera investie par des cuisines volantes et des brigades de toqués… Rien d’anormal à cela puisque la partie publique du Salon du blog culinaire se déroulera dans ce lieu magique. Au prix de 2 euros l’entrée (reversée entièrement à Action contre la Faim), les visiteurs pourront découvrir jusqu’à cinq démonstrations par jour avec notamment : un atelier pour les enfants, un atelier participatif « cuisine de noël », une démonstration par un blogueur et une démonstration faite par un professeur de l’école hôtelière « trucs et astuces du chef ». Plus de 450 blogueurs se relaieront pour partager leur amour de la cuisine et leurs meilleures recettes. Venant de toute la France (le blog du salon propose du covoiturage) mais aussi de Suisse, Belgique, Angleterre… et même du Québec, la plupart d’entre eux ne rateraient ce rendez-vous pour rien au monde ! « Pendant un week-end, ils se « voient enfin ». Ils nouent des relations virtuelles privilégiées et le salon est pour eux l’occasion de se retrouver en toute convivialité sans se soucier de l’organisation » explique Damien Duquesne, plus connu sous le nom de Chef Damien, l’organisateur du salon avec son équipe du site « 750 g. » et professeur au lycée hôtelier de Soissons. « Avec plus de 60 ateliers par jour et plus de Laurence Bargès (tablier blanc) en démonstration lors du salon du blog culinaire. Au salon du blog, les blogueurs se rencontrent, passant du virtuel au réel. 250 heures de cuisine sur le week-end, on monte le plus gros salon culinaire du monde. L’année prochaine, on le fait homologuer au Guinness Book ! » s’enthousiasme Chef Damien. En plus des démonstrations de cuisine, les visiteurs découvriront les vins et spiritueux avec des blogueurs spécialisés à Saint Léger et pourront aussi se balader au marché gourmand des producteurs locaux en centre-ville. Les étudiants du lycée hôtelier sont partie prenante dans l’organisation de cet événement puisqu’ils seconderont les blogueurs dans la préparation et l‘exécution de leurs recettes. Le salon du blog culinaire c’est aussi une partie réservée aux initiés et les démonstrations du lycée hôtelier ainsi que le food camp réservé aux seuls blogueurs. Régalez-vous ! rens. www.salondublogculinaire.com Laurence Bargès est blogueuse culinaire depuis 6 ans maintenant. Elle est tombée dans la tambouille du blog grâce à sa sœur qui le lui a « offert » pour son anniversaire. Car la passion de Laurence pour la cuisine est connue de toute sa famille. « J’ai toujours été passionnée et j’aimais cuisiner avec ma mère. Ma belle-mère qui est du sud m’a aussi beaucoup appris. Avec les allergies alimentaires de ma fille, je dois faire du 100% maison. » D’abord hésitante, elle s’est vite prise au jeu de la mise en ligne de recettes et est toujours étonnée de recevoir des photos d’internautes qui les ont essayées. « Avoir le blog m’oblige aussi à être créative, même si je propose des recettes familiales simples, j’aime aussi suggérer une salade de légumes anciens pour seulement 90 centimes par personne. » Son mari et ses enfants se sont eux aussi habitués à ce blog, intitulé « La popote de Lolo » et ils font bien attention à ne pas toucher au plat avant que Laurence ne l’ait photographié… Laurence sera bien entendu au salon du blog culinaire : « je trouve sympa que le salon soit ouvert au public, ça change de la cuisine seule chez soi ! Pour le salon, je prépare trois fois ma recette afin d’être prête le jour J ». son blog http://popotetricot.canalblog.com
histoire 25 l'Aisne 193 - Novembre/Décembre 2012 14-18 : des villages rayés de la carte Au sortir de la Grande Guerre, le département de l’Aisne est dévasté. Le canton de Craonne, lieu de violents combats, est particulièrement touché. Sur des kilomètres et des kilomètres c’est la désolation. Habitations détruites, champs incultivables… certains villages seront définitivement rayés de la carte. En 1919, près de 19 000 hectares sont classés en zone rouge. Le rouge comme couleur de l’impossible : terres trop difficiles à réaménager à cause de la présence de cadavres, de munitions non explosées et de dégâts trop importants. Craonne Finalement, avec la détermination des élus locaux et des agriculteurs seuls 717 hectares restent en zone rouge après 1927. Néanmoins, pour certains territoires, les dommages sont irréparables et le retour de population trop faible (l’Aisne a perdu 100 000 habitants) pour que certains villages soient sauvés. Le décret du 9 septembre 1923 signe la mort administrative de six d’entre eux : Ailles, Courtecon, Crandelain et Malval, Verneuil-Courteconne, Vendresse et Troyon et Vauclerc la Vallée Foulon. Tous sont situés dans le canton de Craonne. Aujourd’hui, leur nom survit en partie avec le rattachement à d’autres communes. Avec la loi sur les dommages de guerre du 17 avril 1919, les villages de rattachement ont pu bénéficier des fonds versés aux villages disparus pour réparer les pertes subies pendant le conflit. C’est en partie avec ces fonds que les communes sinistrées ont été réhabilitées. A Ailles : 73% du territoire est classé en zone rouge et est rattaché à Chermizy. Un monument en granit rose, dont on dit que le socle est composé de reliques du village disparu (érigé grâce au Touring club de France dans les années 30), rappelle la commune disparue : « ici fut Ailles détruit en 1914- 1918 pendant l’invasion allemande ». Autre village disparu : Courtecon qui fusionne avec Pancy et devient Pancy-Courtecon. Sur l’ancien Courtecon, une chapelle commémorative est construite en 1932 à l’emplacement de l’ancienne école publique. Crandelain, classé en zone rouge à plus de 40%, est en partie reconstruit grâce à la La chapelle commémorative de Courtecon. Le jardin du souvenir de Sancy les Cheminots. détermination des villageois. Le hameau de Malval est quant à lui complètement détruit et sa ferme déplacée sur le territoire de Braye en Laonnois. En 1923, Crandelain est rattaché à Colligis et devient Colligis-Crandelain. Vauclerc la Vallée Foulon voit après la guerre plus de 31% de sa surface interdite de reconstruction. En 1923, la Vallée Foulon est rattachée à Oulches et devient Oulches la Vallée Foulon. Vauclerc intègre Bouconville pour devenir Bouconville Vauclair (orthographe actuelle de Vauclerc). Après la guerre Verneuil-Courtonne est complètement détruit comme son voisin Moussy sur Aisne. Les deux villages sont entièrement rebâtis et fusionnent en 1923 pour devenir Moussy-Verneuil. Les villages de Vendresse et Troyon rejoignent Beaulne et son hameau Chivy, ce dernier étant entièrement détruit par les combats. Aujourd’hui la Chapelle Saint Pierre commémore la mémoire de Chivy. Les deux villages deviennent Vendresse-Beaulne. De nombreux autres villages de l’Aisne comme Allemant, Cerny en Laonnois et Craonne ont été entièrement arasés par la guerre. S’ils ont pu être reconstruits, car confrontés à un contexte géographique, économique, administratif ou humain différent, leur population n’en a pas moins vécu pendant des décennies sur une mémoire douloureuse du conflit. Dans une situation de destruction généralisée - les deux tiers du département ont eu à connaître des dommages considérables - les communes rayées de la carte administrative ont acquis rang de symbole.



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