[02] l'Aisne n°193 nov/déc 2012
[02] l'Aisne n°193 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°193 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : s'épanouir dans l'Aisne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 portraits l'Aisne 193 - Novembre/Décembre 2012 Enfant du pays, passionné de natation, juriste de formation, Louis-Frédéric Doyez évolue aujourd’hui dans les eaux internationales mais garde l’Aisne comme port d’attache. Villers-Cotterêts De la Butte aux bassins Louis-Frédéric Doyez a une préférence pour les bassins extérieurs, et bien évidemment axonais ! (ici Aulnois sous Laon) JO de Londres 2012. L’Axonais Louis- Frédéric Doyez, Directeur général des services de la Fédération Française de Natation (FFN), assiste avec grand bonheur au sacre de ses nageurs. Sept médailles. De beaux souvenirs à jamais gravés dans sa mémoire. Il garde également nombre de souvenirs emplis de tendresse de son enfance à Laon : balades clandestines dans les souterrains, escapades dans les tours de la cathédrale. « La Butte était ma cour de récré ». Durant sa scolarité laonnoise, Louis-Frédéric enchaîne les longueurs après les heures de cours. « J’ai orienté toute mon énergie dans la natation. » Menant de front études et performances sportives, il décroche un DEA Droit international et devient champion de l’Aisne. Il prend ensuite la présidence du FC Laon Natation. « J’ai assuré le déménagement de la piscine laonnoise de la ville haute à la ville basse. J’ai bien étudié le contrat de délégation de service public pour que le club dispose toujours d‘un bureau et du même nombre de créneaux horaires qu’avant ». Devenu Président du Comité départemental de natation, il renonce à ses responsabilités locales, devenues incompatibles avec sa carrière de juriste au sein de la FFN. Il gravit rapidement les échelons et est nommé à 29 ans Directeur général des services de la FFN, la troisième plus grosse Fédération de natation du monde. « Même si je voyage dans le monde entier et côtoie des champions, je n’oublie pas que la FFN fait du grand public comme du très haut niveau ». Bien que travaillant en région parisienne, Louis-Frédéric a fait le choix d’habiter dans l’Aisne. « La vie à Paris est passionnante mais étouffante. J’avais besoin de grands espaces et de verdure ». Il choisit Villers-Cotterêts, terre d’Alexandre Dumas. « J’aime cette petite ville au milieu des chasses de François 1 er. J’aime l’Aisne, les personnes qu’on y croise… et je travaille mon accent pour rester 100% pur l’Aisne ». Grâce à l‘ingénieuse invention de sa gérante, la manufacture d’instruments à vents et percussions PGM Couesnon résiste aux géants d’Asie. Etampes sur Marne Qualité made in Aisne 1827 la manufacture Guichard est créée à Paris. Elle s’installe à Etampes sur Marne en 1855 et prend le patronyme de Couesnon en 1881. Native de Château-Thierry, Ginette Planson est entrée dans l’entreprise en 1960, à la fabrication des accessoires (housses et cuirs). Licenciée après l’incendie de 1979, Ginette cogite et met au point une gamme de percussions en fibre de verre. C’est la naissance de Planson Glace Moret (son nom de famille et ceux de ses deux filles). Ginette rachète Couesnon en 1999. Grâce à son invention, Ginette remet Couesnon (devenue PGM Couesnon) sur les rails. Sa fille Sophie la rejoint en 1992 après un BTS Commerce international. « J’étais venue pour informatiser la société, puis j’ai commencé à prospecter à l’étranger sur des matières premières parfois difficiles à trouver ». Son mari a rejoint la société en 1992 en qualité de chef d’atelier. PGM Couesnon fait partie des trois dernières manufactures de France de percussions et d’instruments à vents (à l’exception des saxo- Ginette prépare la relève avec son gendre et sa fille. phones, clarinettes et flûtes). « Ici nous assurons la fabrication à la main de A à Z, jusqu’aux pistons, juste en partant d’une plaque de laiton. » La qualité des instruments est mondialement reconnue par les armées, pompiers, écoles de musique, etc. « Cette année nous avons exporté 80% de notre production. Par exemple un client algérien a passé une commande qui représente un an de travail. » Il y a trois ans la concurrence des pays d’Asie a failli mettre un terme à l’aventure Couesnon. Depuis les clients sont revenus. « Ils recherchent la qualité française avant tout. »
Une galerie d’art en pleine campagne, c’est l’idée originale de l’association « GalerieDArt - Expo « basée à Aizelles. Elle regroupe de façon solidaire artistes professionnels et amateurs pour leur offrir visibilité et entraide. Campagne art Aizelles portraits 23 l'Aisne 193 - Novembre/Décembre 2012 « Tout a commencé vers 2005 sur un forum, se souvient Myriam Hanon, alias Mhaize, sculpteur et céramiste qui accueille la galerie dans une ancienne grange de sa maison de famille à Aizelles, où se trouve également son atelier. « Un petit groupe s’est formé, nous nous aidions mutuellement pour rendre nos travaux visibles sur la toile, des gens d’un peu partout, jusqu’à Toulon et Poitiers. L’idée d’organiser des manifestations alternatives est née et comme je disposais de ce lieu, cela s’est fait tout naturellement. » La première exposition est organisée en juillet 2009 autour des peintures contemporaines de Christophe Forget et Ilgvars Zalans. Lentement mais sûrement, la galerie d’Aizelles se fait connaître. Des artistes axonais, rémois et ardennais y exposent et d’autres associations viennent enrichir le réseau comme les collectifs « The Narrow-minded art killers » et « Slap-R » ou l’association « A.NA Productions » de Saint-Malo qui investissait le lieu en juin dernier. L’abbaye de Vauclair et le Salon de Reims (face au conservatoire de musique) se portent alors volontaires pour présenter les œuvres de ces artistes, une galerie d’art à Beauvais est également intéressée pour les accueillir. Parallèlement, les liens se resserrent entre les membres et le Une grange réaménagée est devenue la salle d’exposition. peintre poitevin Nicolas Trieste qui décide de venir installer son atelier à Aizelles. « Je traversais une période difficile à Poitiers » explique l’artiste protéiforme qui s’exprime autant sur toile qu’à travers ses graffs et création audiovisuelles. « Ici j’ai trouvé un havre de paix très propice à la création. » Vitrine de l’association, le site internet de GalerieDArt- Expo est devenu au fil du temps une base de données communautaire utilisée par plus de 300 artistes sur toute la France pour montrer leur travail et annoncer leurs expositions. Le prochain rendez-vous en mars-avril 2013 sera une exposition collective à l’abbaye de Vauclair. La galerie proposera ensuite les œuvres du peintre Nicolas Hoët de Tugny et Pont en juin puis de Monique Caffet, artiste de Mont Notre Dame, en juillet. contact http://galeriedart-expo.com Morsain Dernière à Berlinval Maître des lieux, Richard Bréchet organise un baroud d’honneur. Le peintre Nicolas Trieste a quitté Poitiers pour installer son atelier à Aizelles. Pionnière en matière d’art en milieu rural, la Galerie de Berlinval à Morsain prépare un grand final pour sa dernière manifestation les 23, 24 et 25 novembre. Cette grande dernière est aussi l’occasion de célébrer les 30 ans d’activité de l’A.L.I.B.I (Association pour la libre interprétation des bonnes idées) créée par Richard Bréchet et qui depuis 2004 faisait de Berlinval un site hyperactif en matière d’expositions, performances et concerts de jazz réunissant les plus grandes pointures. Hommage sera rendu aux fondateurs et icônes ayant soutenu l’A.L.I.B.I durant ces trente ans, de Kenny Clarke à Archie Sheppen passant par Abbey Lincoln et Dee Bee Bridgewater. contact 03 23 59 01 32



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