[02] l'Aisne n°169 nov/déc 2008
[02] l'Aisne n°169 nov/déc 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°169 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : toques en stock.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La Flamengrie La Capelle Le monument de la pierre d’Haudroy à La Flamengrie. 4 actualité Aisne 90 ans après, l’Aisne commémore les préliminaires de l’armistice de 1918. Dans le cadre du 90 e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, plusieurs manifestations soutenues par le Conseil général ont lieu du 7 au 9 novembre. l'Aisne 169 - Novembre/Décembre 2008 7 novembre 1918, 20h20… « Je viens de voir les plénipotentiaires allemands. Sur la première auto, un porte-fanion avec un immense drapeau blanc… » Dans une lettre qu’il écrit à sa fiancée au soir du 7 novembre 1918, Benjamin Arthaud, jeune médecin du 1er bataillon du 171 e régiment d’infanterie, ne peut cacher son émotion. Il vient d’entendre le cessez-le-feu sonné par Pierre Sellier, le caporal-clairon de son bataillon ! Dans son enthousiasme, il a même découpé dans le drapeau de la voiture de tête un morceau de tissu blanc qu’il conservera toute sa vie comme une relique… La scène se passe à Haudroy, un hameau de La Flamengrie, sur la route de La Capelle (actuelle D 285). Le premier acte de la fin d’une guerre qui dure depuis 52 mois et qui a englouti des millions d’hommes vient d’avoir lieu dans l’Aisne. La route de l’armistice se poursuit dans la nuit de novembre. Après Haudroy, les Allemands sont conduits à La Capelle, à la villa Pasques (aujourd’hui 13, rue de l’Armistice), où les attend le commandant de Bourbon- Busset, un officier de l’état-major de la 1 e Armée du général Debeney. Sans leur indiquer le lieu où ils doivent rencontrer le Maréchal Foch, Bourbon-Busset les invite à monter dans des voitures de l’armée française qui prennent la route de Guise. Il est 1 heure du matin quand le convoi s’arrête à Homblières où le général Debeney a installé le matin même son quartier général. Un frugal souper leur est servi dans le presbytère. Ils repartent ensuite pour Tergnier où un train les attend pour les conduire dans la forêt de Compiègne. La première entrevue avec Foch a lieu le 8 novembre à 9 heures du matin. La convention d’armistice est signée le 11 novembre à 5h10 du matin. Elle précise que les combats doivent cesser le même jour à 11 heures du matin. Vendredi 7 novembre : La Capelle 15h30 : cérémonie de dénomination du collège Pierre-Sellier à La Capelle en hommage au caporal clairon du 171e RI qui a sonné le premier cessez-le-feu au soir du 7 novembre 1918. La Flamengrie 20 heures : évocation historique à la Pierre d’Haudroy avec arrivée des voitures dans la nuit, fontaines lumineuses et lecture de textes. Samedi 8 novembre : La Capelle 8h30 : départ devant la villa Pasques du ral- lye historique commémoratif de « la route de l’Armistice ». Cinq véhicules d’époque suivent l’itinéraire des plénipotentiaires allemands dans la nuit du 7 au 8 novembre 1918. Arrêts du convoi à Guise, Origny-Sainte-Benoite, Homblières, Saint-Quentin. Arrivée à Tergnier à 16 heures devant la gare. Manifestation organisée en partenariat avec le Groupement des Amateurs de Véhicules anciens de Picardie (GAVAP). Inauguration à la villa Pasques de la nouvelle scénographie permanente évoquant les préliminaires de l’armistice de 1918 et l’histoire des relations franco-allemandes depuis 90 ans. Rassemblement franco-allemand à la villa Un extrait d’un journal de l’époque. Pasques, en présence de délégations des villes et communes de l’Aisne jumelées avec des villes allemandes. Dimanche 9 novembre : La Flamengrie A 15h30 à la Pierre d’Haudroy, cérémonie du 90 e anniversaire du cessez-le-feu avec la participation d’un détachement de la brigade franco-allemande et en présence de délégations écossaise et polonaise. + d’infos www.aisne.com
La Capelle 5 actualité L’hippodrome international de La Capelle fait peau neuve. 8 ME de travaux ont transformé le champ de courses en équipement haut de gamme. Labellisé « pôle d’excellence rurale », le site joue désormais la carte du développement économique. Du haut de gamme pour les investisseurs Le nouvel équipement a déjà attiré des investisseurs lituaniens. La rénovation permet un meilleur accueil des parieurs les jours de courses. C’est bien plus qu’un simple coup de ripolin sur un équipement ancien. L’hippodrome de La Capelle a été démoli et reconstruit entièrement. Il est aujourd’hui méconnaissable et seuls les nostalgiques regretteront l’ancien hall des paris et les vénérables tribunes d’autrefois. Le Conseil général de l’Aisne qui a porté le dossier aux côtés de la Société des courses (1), a choisi d’en faire ce que l’on appelle un « équipement structurant », autrement dit un site d’envergure départementale. Bien sûr, le champ de courses reste le terrain privilégié des turfistes. L’an dernier, ils ont été près de 60 000 à suivre les courses, confortant La Capelle dans son rang de cinquième hippodrome de France. De nombreux équipements neufs renforcent son attractivité : tribunes couvertes et chauffées de 400 places, restaurant panoramique somp- tueux, hall des paris de 1 500 places, installations vidéos très haut de gamme - 140 écrans, dont trois géants, qui permettent de suivre les courses sur trois hippodromes en simultané… Le choix d’un accueil « premium » n’est pas le fait du hasard. « Nous allons faire face à la libéralisation des paris, explique Ludovic Pacaud, directeur général délégué des haras nationaux de Compiègne. Dans ce contexte, il faut s’attendre à une baisse probable du financement par le PMU et donc, prévoir d’autres ressources. » En France, le PMU participe directement au financement de la filière cheval, qui fait vivre environ 120 000 personnes. Les travaux permettent également d’ouvrir l’hippodrome vers le monde de l’entreprise. « C’est une sorte de centre de congrès qui bénéficie d’une animation permanente, avec le centre d’entraînement. Vous voyez toujours des chevaux sur la piste » précise Jean-Luc Autour de l’hippodrome, c’est toute une filière qui se développe. Egret, président de la société des courses. Autour de l’hippodrome, toute une filière économique s’est constituée : écoles de formation aux métiers équestres, centre technique des haras nationaux, centre d’entraînement, élevages de champions… Si le projet de reconstruction a reçu le label national de « pôle d’excellence rurale », ce n’est pas un hasard. Au total, une cinquantaine d’emplois permanents sont directement liés à l’activité de l’hippodrome. Sans compter les vacataires, de 80 à 130 à chaque réunion. D’autres emplois devraient suivre. En effet, pour attirer les investissements privés, le projet comprend la vente de 7 parcelles d’un hectare, sur le site même, à des propriétaires privés. « Nous en avons déjà vendu trois à des Lituaniens, se réjouit Jean-Luc Egret. Ils vont construire des box qui abriteront une cinquantaine de chevaux. Leur arrivée va permettre de créer 10 emplois. Et nous sommes en négociations très avancées avec un Belge et un Français. Il ne nous restera donc plus que deux lots à vendre. » Au total, le centre d’entraînement va passer de 50 à 200 chevaux, ce qui peut se traduire par une trentaine d’emplois supplémentaires. (1) Outre son rôle déterminant dans le portage du dossier, le Conseil général de l’Aisne a financé l’équipement à hauteur de 2,55 ME. Conseil régional de Picardie (2,55 ME), Europe (à travers le Feder, 800 000 E), Etat (964 770 E pour le pôle d’excellence rural), fonds commun des courses et société des courses complètent le financement. l'Aisne 169 - Novembre/Décembre 2008



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