[02] l'Aisne n°168 sep/oct 2008
[02] l'Aisne n°168 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°168 de sep/oct 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : des espaces naturels à redécouvrir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Joë Bousquet, infirme à vie après sa blessure du 27 mai 1918 à Vailly-sur- Aisne, dans sa chambre refuge de Carcassonne. Photo aimablement prêtée par l’association des amis de Joë Bousquet. Les cérémonies de l’armistice Vendredi 7 novembre : le collège de La Capelle reçoit officiellement le nom de Pierre Sellier, ce caporal clairon qui sonna le « haltelà ! Cessez-le-feu « le 7 novembre 1918 pour permettre aux plénipotentiaires allemands venus négocier un armistice de franchir les lignes françaises. Samedi 8 novembre : inauguration du lieu de mémoire franco-allemand à la villa Pasques en présence de délégations des communes de l’Aisne jumelées avec des villes allemandes. Rallye historique commémoratif entre La Capelle et Compiègne. Dimanche 9 novembre : cérémonie du 90 e anniversaire du cessez-le-feu à la Pierre d’Haudroy. Rens. Conseil général/Mission Chemin des Dames 03 23 24 88 39 gmarival@cg02.fr 26 culture Aisne 90 e anniversa La Bibliothèque départementale de prêt et la Caverne du Dragon - Musée du Chemin des Dames proposent dans le cadre de l’opération Lire en fête, dont le thème est cette année la jeunesse, deux manifestations, les 10 et 12 octobre prochains à la Caverne du Dragon. Un certain 12 octobre 1918, il y a 90 ans, les troupes françaises reprenaient possession de cette carrière située sous le Chemin des Dames. Le vendredi 10 octobre, matin et après-midi, l’historien Jean- Pierre Verney, auteur de La Première guerre mondiale, livre pour enfants publié en 2006 aux éditions Fleurus, échangera sur la Grande Guerre avec des élèves de classes de primaire du secteur du Chemin des Dames. Le dimanche 12 octobre à 16 heures, la Caverne du Dragon sera le théâtre d’une lecture à deux voix de la correspondance amoureuse d’un poilu et de son épouse (1). Intitulé « des tranchées à l’alcôve «, ce spectacle est proposé par la compagnie « Texte en main «. Morgane Bazennerye, comédienne, et Jacques Combe, conteur, y restituent des extraits choisis des 600 lettres que Gabrielle et Constant M. ont échangées durant une année de la guerre 14-18. Tous deux sont mariés depuis 10 ans quand l'Aisne 168 - Septembre/Octobre 2008 1918-2008 Du Chemin des Dames au cessez-le-feu Expositions, publication, spe L’association Patrimoine et environnement prépare une expo sur Joë Bousquet, écrivain surréaliste dont l’engagement littéraire est intimement lié à cette balle qui le 27 mai 1918 à Vailly-sur-Aisne rendit infirme à vie ce jeune homme de 20 ans. Joë Bousquet, de la balle à la plume « La blessure inaugurale ». Sous ce titre, Philippe Battefort, livre dans Source Vives (1) un texte remarquable et remarqué (2) sur la vie de Joë Bousquet, ce poète écrivain acteur de la révolution surréaliste dont la vocation littéraire se dessine à la suite d’une blessure de guerre qui le paralyse à vie. Le vice-président de l’Association Patrimoine et environnement de Vailly-sur-Aisne rappelle dans son article dans quel contexte fut blessé celui qui sublimera sa souffrance et son immobilité forcée par la création littéraire. 27 mai 1918, les Allemands lancent une vaste offensive à partir du Chemin des Dames dont ils enfoncent les défenses en quelques heures à peine. Le 156 e corps d’attaque, auquel appartient le lieutenant Joë Bousquet, positionné à Vailly-sur-Aisne, reçoit l’ordre de « tenir coûte que coûte ». « Je comptais les hommes qu’il fallait faire tuer avec moi (…) Enfin, nous avons débouché sous le feu (…) Les Allemands avançaient de trois côtés à la fois, quarante fois plus nombreux que nous, couverts par un feu très violent qui commençait à me blesser et me tuer des hommes (…) J’ai compris que c’était fini et je suis resté debout. Une balle m’a atteint en pleine poitrine (…) J’ai été emmené malgré moi, complètement inerte déjà. Car le choc avait immédiatement paralysé les jambes ». Evacué vers l’arrière, le jeune Joë - il n’a que 20 ans - échappe miraculeusement au « diamant des vertiges » (la mort). « Il sera, écrit Philippe Battefort, désormais paralysé des membres inférieurs, crucifié dans sa chair. Mais un nouveau jour se lève », qui a pour horizon une chambre aux volets clos, rue de Verdun à Carcassonne. Ce refuge hérissé de livres, Joë Bousquet ne le quitte plus. C’est là que la mort, qui l’avait laissé irrémédiablement blessé dans son corps en mai 1918, reviendra le chercher en 1950. En cet antre où il cloître son infirmité, le blessé de Vailly cherche une lumière dans la vie de l’esprit et ses prolongements littéraires ; il tente de devenir « étranger à son désespoir » et surmonte ses douleurs aidé par l’opium. Dans la pièce de la rue de Verdun se succèdent philosophes, poètes et artistes ; amitiés de chevet qui déterminent son engagement dans la révolution surréaliste. Au mi temps des années 1920, Joë Bousquet y « énonce ce qui sera la règle de sa vie : « Deviens l’homme de tes malheurs, apprends à en incarner la perfection et l’éclat «. Ainsi, relève encore Philippe Battefort « la blessure va inaugurer la création littéraire, la recherche poétique de l’homme soutenu par l’amitié et l’amour, une sorte d’état de grâce suggéré par la vie nocturne et le rêve ». L’écrivain poète, auteur de Connaissance du Soir, La tisane de Sarments, Traduit du silence, Le médisant par bonté, achève son parcours terrestre le 28 septembre 1950, terrassé par une crise d’urémie. Philippe Battefort termine en citant la sœur de Joë Bousquet : « il est retombé souriant contre moi qui le soutenais et il est resté là au garde à vous, comme si la balle qui devait le tuer à 20 ans, ne l’avait atteint qu’à cette minute ». Exposition Joë Bousquet - Du 8 au 23 novembre à la salle culturelle de Vailly-sur- Aisne, place Bouvines, tous les jours de 15 à 18h. sauf le lundi. Rens. au 03 23 54 75 74. Visite de groupe sur rendez-vous. (1) - Sources Vives - juin 2008. Rens. 03 23 74 62 52. (2) - L’article a été remarqué par l’académicien Jean-Marie Rouart. Lire en fête à la Caverne du Dragon : pendant la guerre l’amour continue le conflit éclate. De la mobilisation de Constant en février 1915 à sa mort au front en 1916, Gabrielle et lui entretiennent une correspondance quotidienne dans laquelle se dévoile un amour d’autant plus urgent que la mort guette chaque jour Constant. Cette lecture texte en main, mise en espace et en musique permet au spectateur d’approcher l’intimité de ces deux êtres séparés par la folie des hommes. Cette abondante correspondance, qui n’a été retrouvée qu’en 2003, est publiée dans un ouvrage préfacé par l’historien Jean-Yves Le Naour (2), également conseiller du spectacle proposé à la Caverne du Dragon le dimanche 12 octobre. Cette lecture sera suivie à 18h30 d’un récital de Tichot. Accompagné de Caro (accordéon) et Camille (tuba et piano), l’artiste remet en musique poèmes et chansons de l’époque de la Grande Guerre. Pour ces deux spectacles le nombre de places étant limité, il est vivement recommandé de réserver sa place au 03 23 25 14 18 La Caverne du Dragon - Musée du Chemin des Dames, RD 18 CD, Oulches-la-Vallée-Foulon. www.caverne-du-dragon.fr (1) - Ce spectacle, accessible à tous, est régulièrement donné dans les collèges. (2) - Constant et Gabrielle M., Des tranchées à l’alcôve, correspondance amoureuse et érotique pendant la Grande Guerre. Editions Imago.
ire de 1918, la suitectacle, programme musical... morceaux choisis des événements de l’automne. A l’écran, l’Aisne en 1918 La Société historique de Soissons s’est plongée dans les archives de la Grande Guerre pour réaliser un film à partir des collections de l’Etablissement cinématographique des armées (ECPAD). Elle propose un montage d’images sous-titrées qui aborde en trois chapitres de 32 min puis deux fois 15 min les thèmes suivants : l’Aisne dévastée en 1918, les premiers chars et l’arrivée des Américains à Soissons en 1918. Projection le 17 octobre à 14h30 au centre culturel de Soissons avec en appui une conférence de l’historien Philippe Nivet sur les civils durant la Grande Guerre. Rens. Société historique Soissons 03 23 59 32 36 De guerre lasse 1918 Publication de 84 pages sur l’année 1918 dans l’Aisne, disponible gratuitement à la Caverne du Dragon - Musée du Chemin des Dames, au Familistère Godin et dans les principaux offices de tourisme de l’Aisne. Tout savoir sur Bertha, En exclusivité à la Caverne du Dragon - Musée du Chemin des Dames, prolongation de l’exposition sur le canon géant qui bombarda Paris depuis l’Aisne, en 1918. Appelée à tort « grosse Bertha «, cette pièce d’artillerie avait été positionnée à Crépy-en- Laonnois, en mars 1918. Rens. 03 23 25 14 18 www.caverne-du-dragon.fr Le duo de pianistes Bizjak qui se produira le 21 novembre à la salle de l’Eden à Hirson aux côtés du comédien Michel Duchaussoy (sous réserve). A l’occasion du 90 e anniversaire de 1918 dans le Département de l’Aisne, l’Association pour le développement des activités musicales dans l’Aisne (ADAMA) propose une série d’événements musicaux. Le 27 septembre à 20 heures à la MAL de Laon : « concerts métèques et concerts salades « de Jean Wiener par Denis Pascal, piano et ses invités (Benoît Fromanger, flûte ; Eric Lacrouts et Simon Milone, violons ; Françoise Gnieri, alto ; Marie-Paule Milone, violoncelle ; Flannan Obé, récital et chant ; Paul Lay, piano). Autour de la personnalité de Jean Wiener, ami d’enfance de Milhaud, un kaléidoscope des nouvelles musiques de l’Entre-deux-guerres dont l’artiste fut le promoteur. Le 11 novembre à 16 heures, cathédrale de Soissons : « La mémoire partagée «, programme composé du Prélude de Parsifal de Wagner, d’extraits des Planètes op. 32 de Gustav Holst, de l’Adagio pour cordes op. 11 de Samuel Barber et de la Sinfonia brevis De bello gallico de Vincent d’Indy. Interprété par l’Orchestre Les Siècles, direction François- Xavier Roth. Le chapiteau rond des Mélangeurs. En musique avec l’ADAMA Un programme symphonique constitué d’œuvres d’artistes originaires des principaux pays belligérants. (Gratuit pour les moins de 15 ans). Le 21 novembre à 20h30, salle de l’Eden à Hirson : « Jean Cocteau, Le Coq et l’Arlequin (1918), autour du groupe des Six «. Par Lidija Bizjak et Sanda Bizjak, pianos et Michel Duchaussoy, comédien (sous réserve). Pour évoquer l’effervescence artistique de 1918 et des Années folles, deux brillantes pianistes interprètent D. Milhaud (Le Bœuf sur le Toit, Scaramouche) et F. Poulenc (sonate) tandis qu’un très grand comédien déclame un fameux texte polémique de Jean Cocteau. Le 22 novembre à 20 h 30 à l’église de Fèreen-Tardenois : dans le cadre des Belles Pages de l’Aisne, « Debussy chez Camille Claudel, un art visuel et musical «. Œuvres de Debussy et de Lili Boulanger par le trio George Sand Belleau : le journal D’Adrien Blanc par Les Mélangeurs (Virginie Buscail, violon ; Nadine Pierre, violoncelle et Anne-Lise Gastaldi, piano). 1918, année de la mort de Claude Debussy et de Lili Boulanger. Programme musical qui suggère les relations de Camille Claudel et de Debussy, le compositeur qui résida en villégiature dans la propriété du Conseiller d’Etat Arthur Fontaine, à Mercin, près de Soissons. Le 29 novembre à 20 h 30 au Forum à Chauny : « De Debussy à Bernstein «, récital à deux pianos, quatre mains et percussions par D. Plancade,L. Fromentin, pianos, E. Curt et F. Desforges, percussions. Debussy donne son premier son premier concert public à Chauny en 1876. Quand il s’éteint, un autre compositeur voit le jour en la personne de Leonard Bernstein. Un voyage musical de Debussy à Bernstein en empruntant à Camille Saint-Saëns, Francis Poulenc et George Gershwin. Dans le cadre du 90 e anniversaire de 1918, la compagnie Les Mélangeurs, installée à Vendières dans le sud de l’Aisne, proposera au mois d’octobre, à Belleau près de Château-Thierry, une création originale à dominante musicale. Le compositeur Michel Blanc à l’origine de ce projet s’est inspiré du journal de marche du soldat Adrien Blanc, son grand-père. Le spectacle qui mêle musique, lecture, chorégraphie et acrobatie utilise la vidéo et la projection d’images de danseurs en ombres portées pour mieux saisir l’attention du public et donner du relief à la lecture des textes. Le spectacle se déroule sous le dôme, le chapiteau de forme ronde récemment acquis par la compagnie, qui permet une grande proximité entre artistes et spectateurs. Spectacle soutenu par le Conseil général de l’Aisne. Direction artistique : Jérôme Cury ; composition : Michel Blanc ; chorégraphie et vidéo : Yutaka Takei ; lecture : Patrick Mons ; trapèze : Laetitia. Rens. www.aisne.com - Date non encore définitive. l'Aisne 168 - Septembre/Octobre 2008



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