[02] l'Aisne n°168 sep/oct 2008
[02] l'Aisne n°168 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°168 de sep/oct 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : des espaces naturels à redécouvrir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dans les fermes de la Liesse et des Logis Au Nouvion-en-Thiérache, La Ferme de la Liesse, une ancienne fromagerie comptant une centaine d’animaux s’est spécialisée dans l’accueil du public handicapé (moteur, visuel, auditif et mental). Dolorès Laurent, y présente aux visiteurs une exploitation du type de celles qui existaient à la fin du XIX e siècle. Le public participe aux soins des animaux, au travail de la laine ou à la fabrication du pain. Les visiteurs handicapés sont ici, en permanence, guidés par Dolorès Laurent et deux jeunes stagiaires. « Nous leur facilitons tous les mouvements, explique la fermière. Nous avons sélectionné des animaux de petite taille afin qu’ils puissent facilement être approchés et touchés ». La visite de la Ferme de la Liesse n’est pas limitée dans le temps. Elle est gratuite pour les éducateurs et les soignants des groupes de visiteurs handicapés. La Ferme des Logis à Besmé forme un ensemble de 2 gîtes ruraux, 2 chambres d’hôtes, 3 roulottes, une ferme pédagogique, une salle de séminaire. Et propose des goûters à la ferme. « Nous avons aménagé le rez-de-chaussée d’un gîte de manière à recevoir des personnes se déplaçant en fauteuil roulant, souligne Marinelle Rubio, la propriétaire. Nous sommes très sensibles aux problèmes du handicap pour y avoir fait face dans notre famille ». 22 tourisme Le Comité départemental du tourisme (CDT) de l’Aisne aide les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration à adapter leur établissement aux différentes formes du handicap. Le label Tourisme et Handicap signale des réalisations exemplaires. Des établissements labellisés Tourisme et Handicap « Dès le réaménagement de ces écuries, nous avons intégré dans nos plans la possibilité de recevoir des clients handicapés, explique Jean-Charles Wauthier, créateur et patron de la Sarl « le 1748 ». 1748, c’est la date de construction de ce bel édifice en brique, doté d’un porche ouvrant sur une cour fermée situé à Aisonville-et- Bernoville près de Guise. C’est également le nom de l’hôtel-restaurant ouvert en son sein en 2005. « Nous avons obtenu de l’aide du Conseil général et de l’Europe, au total 27% de subventions sur un coût total d’aménagement de 900 000 E. Nous disposons de 16 chambres dont une réservée aux personnes handicapées. Il a fallu pour cela re-profiler la cour, la rendre étale pour permettre l’accès des personnes à mobilité réduite », détaille le gérant. La largeur des portes de la chambre est plus importante que celle d’une porte standard. Les commodités de sa salle de bains sont placées à une hauteur adaptée aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. De même pour les interrupteurs et le grand lit. L’intensité de la sonnerie d’entrée est amplifiée pour les cas de handicap auditif. La chambre dispose d’alertes auditives. A l’extérieur, un chemin au pavage plat guide les clients souffrant de handicap visuel jusqu’à la salle de restaurant. « Le 1748 » - 3 étoiles - emploie six salariés et reçoit annuellement 2 500 clients dont un faible pourcentage, 3% de personnes han- l'Aisne 168 - Septembre/Octobre 2008 Aisne Délivré à des candidats volontaires. dicapées seules ou accompagnées. « Ce n’est pas le nombre qui compte, c’est la qualité de l’accueil, précise le gestionnaire. Obtenir le label Tourisme et Handicap a contribué à la bonne réputation de notre établissement ». Le label témoigne « de l’accès pour tous en toute autonomie ». Il a été créé par l’Etat en 2001 et mis en place en Picardie à partir de 2003. « En France, 2 500 sites touristiques en sont titulaires, A la ferme des logis de Besmé, le rez-de-chaussée d’un gîte a été spécialement aménagé pour circuler en fauteuil roulant. Aménagée dans les anciennes écuries, la salle du restaurant « le 1748 » peut recevoir des clients handicapés. dont 88 en Picardie et 26 dans l’Aisne. Ce sont des hôtels, des restaurants, des gîtes ou des sites de visite » précise Marie-Françoise Salon, déléguée régionale au tourisme auprès du préfet de région. Le label est délivré à des candidatures volontaires après une évaluation des lieux, puis une enquête sur place effectuée conjointement par les comités régional et départemental du tourisme. Il est accordé par l’association nationale Tourisme et Handicap pour une durée de cinq ans. Actuellement, dans l’Aisne, la Ferme du Château (Fédération des familles rurales) le sollicite. Elle agrandit à Monampteuil sa maison familiale de vacances, disposant déjà de deux chambres adaptées. Depuis 2005, la loi impose aux architectes et aux bâtisseurs de lieux recevant du public, d’intégrer dans leurs plans l’accessibilité aux quatre formes majeures de handicaps. + d’infos www.aisne.com les adresses des établissements labellisés Tourisme et Handicap
Rendez-vous sportifs 20 septembre Vesles et Caumont : 7 e édition de la Souche multi sports limitée à 70 équipes - Raid de 36,200 kms avec course à pied, canoë, tir à la carabine, run and bike, questionnaire sportif, épreuve VTT, tir à l’arc, lancer de poids. Inscription avant le 15 sept. et retrait des dossards le 20, de 10h à 13h à Froidmont-Cohartille. Départ et arrivée prévus à Autremencourt. Rens. 03 23 20 33 49 www.f-r-i-de-veslesetcaumont.fr 21 septembre Berny-Rivière : foulées à partir de 15h. Rens. 03 23 55 59 78 http://hodelots.free.fr 25 et 26 octobre Blangy : Thiérache raid aventure par équipe de deux : course à pied, canoë en rivière, run & bike, course à pied enC.O, VTT... Programme extrême : le samedi en semi nocturne et nocturne. Départ en ligne 18h. Le dimanche : départs échelonnés à partir de 9h30. Programme découverte : départ en ligne le dimanche à 8h30. Inscription avant le 20 octobre. Rens. 03 23 58 34 41 et www.thierache-sport-nature.com 1er novembre Marle : cyclo-crossinternational. Rens. 03 23 20 04 00 23 sport Si Christophe Jonneau espère faire quelques podiums dans les futurs championnats, son premier objectif est de se maintenir en 1 ère division dans l’espoir de concourir un jour en international. Bonneil Le haut du panier Passionné de pêche depuis son plus jeune âge, Christophe Jonneau a rejoint l’année dernière l’élite nationale de cette discipline et compte bien s’y maintenir. On l’oublie facilement, mais en plus d’être un loisir très répandu et une activité économique qui fait parfois l’actualité, la pêche est aussi une discipline sportive. Eh oui, « taquiner le goujon « comme on dit, cela s’appelle aussi « pêche sportive au coup « et c’est un vrai sport avec ses règles, ses épreuves et ses champions qui, arrivés à un certain stade, entrent dans la catégorie « sportif de haut niveau «. C’est le cas de Christophe Jonneau, 39 ans, habitant de Bonneil et licencié au club « Le brochet de la vallée » à Jaulgonne. L’année dernière, après avoir fini premier lors du championnat national de 2 e division à Lille, il se classait 15 e des épreuves de Compiègne et entrait ainsi en 1 ère division nationale. Difficile de faire la différence entre le pêcheur du dimanche et l’athlète accompli tranquillement installés sur les bords de Marne. Un léger détail pourtant : Le maté- riel qui laisse deviner le vrai professionnel. Emboîtés les uns dans les autres, les tubes de carbone au logo d’une marque réputée vont chercher le poisson à une distance de 13 mètres du bord. 13 mètres, c’est la taille maximum réglementaire d’une canne pour la pêche sportive au coup. « L’un des avantages de faire des résultats en compétition, c’est que cela ouvre la porte du sponsoring, glisse l’intéressé, car le matériel et les amorces cela coûte assez cher. Une canne de compétition de ce gabarit, c’est entre 2 500 et 3 000 E. C’est d’ailleurs tout ce qu’on peut espérer financièrement de ce sport, car contrairement au foot, même à haut niveau, on ne gagne absolument rien. » Effectivement, il n’y a que sur un chalutier que l’on peut envisager une carrière de pêcheur professionnel. Christophe Jonneau travaille comme responsable achat dans une société d’électricité à Azy sur Marne. La pêche, cela reste une histoire de passion. La sienne a commencé très tôt, tout gamin même. Dans le petit village de Chartèves où il a grandi, la maison familiale était au pied de la rivière. Alors dès la sortie de l’école, le mercredi après-midi et tous les week-ends, son premier réflexe était de prendre sa canne et d’aller se poster au bord de l’eau. Par la suite, il participera à de nombreux concours autour de Château- Thierry et, réalisant qu’il faisait souvent aussi bien, et parfois même mieux que nombre de ses acolytes licenciés, il est Malgré ses 13 mètres de long, une canne de compétition en fibre de carbone reste légère et maniable. « A chaque situation sa stratégie «. entré en club et s’est lancé dans la compétition. A la question « qu’est ce qui fait un bon pêcheur ? « Christophe Jonneau a la réponse modeste. « Il y a un facteur chance qui est prépondérant dans toute compétition, avoue-t-il. Les épreuves se déroulent en quatre manches avec à chaque fois un placement par tirage au sort et cela joue beaucoup même si les sites d’épreuve sont choisis pour leur densité en poisson. Après, il s’agit surtout de bien gérer les paramètres extérieurs pour faire les bons choix. Choix des amorces, choix des lignes en terme de poids et d’équilibre, à chaque situation sa stratégie. Parfois, les brèmes sont là, mais elles ne veulent pas mordre, c’est qu’il faut changer de stratégie ! « Maintenant qu’il a atteint la 1 ère division nationale, l’objectif de Christophe est d’y rester. Faire un podium, oui, pourquoi pas, mais il faut savoir que c’est en fonction du nombre d’années pendant lesquelles on se maintient à ce niveau de compétition que l’on peut espérer participer ensuite aux épreuves internationales. Le prochain challenge se tiendra au mois d’octobre à Lille, ce qui lui laisse le temps pour quelques entraînements sur les bords de Marne. « Une rivière très poissonneuse, avance-t-il en spécialiste et en écologiste. Elle est d’ailleurs de plus en plus poissonneuse, c’est la preuve que la pollution recule et que les politiques d’environnement portent leurs fruits petit à petit. On voit même des saumons remonter la Seine jusqu’à Paris alors qu’ils avaient complètement disparu depuis près d’un siècle ! « l'Aisne 168 - Septembre/Octobre 2008



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