[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°167 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : des mains pour soigner les chevaux (portrait).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le magazine du Conseil général de l’Aisne N°167 - 240 000 ex. Juillet/Août 2008 rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex Directeur de la publication : Yves DAUDIGNY Rédacteur en chef : Damien BECQUART Rédaction : Céline PÉRÉ-CARRAT Pascale CARTEGNIE Marie GOURLIN François-Xavier DESSIRIER Dossier : Pascale CARTEGNIE avec le concours de Annie BEAUVILLAIN Ont collaboré à ce numéro : Yves-Marie LUCOT Yves COURAUD Supplément de l'été du Conseil général : Céline VAN COPPENOLLE Fabien SALIGOT Photos : François-Xavier DESSIRIER Conception/Pré-presse : Christian JOMARD Service communication Conseil général de l’Aisne Secrétariat : 03 23 24 62 80 Imprimerie : Groupe MORAULT Distribution : La POSTE/MÉDIAPOST imprimé sur vgreen mat, 100% recyclé 2 sommaire Ludwig Barbaux l'Aisne 167 - Juillet/Août 2008 4/5 actualité Aisne : zoom sur les chantiers routiers 6/8 économie Les savoir-faire d’Aisne action emploi Aisne : un ambassadeur nommé Maroilles 9 solidarité Hirson : services pour personnes handicapées et âgées en un seul CLIC 10/11 l'entretien Saint-Quentin : les baguettes de Jérôme Bruet à la conquête de la Chine 12 tribune 13/19 dossier L'été 2008 dans l’Aisne 20 environnement Pendant les vacances, adoptez le geste vert 21 tourisme Randonnée dans l’Aisne : la mode est au géocaching 22 le point sur Tergnier : un dojo départemental en vue 23 sport Vervins : la Thiérache passée maître dans l’art du kung fu 24 portrait Clacy et Thierret : Camille Simpson, "ostéopathe… de cheval" 25/29 culture "Condamnés pour l’exemple" : l’appel de l’Aisne Saint-Gobain : le rock vert et solidaire 30/31 les rendez-vous 32 l'image Butte Chalmont - 30 août : rendez-vous avec "Les fantômes de 1918"
Yves DAUDIGNY Président du Conseil général de l’Aisne 3 éditorial Le 16 avril 2008, jour anniversaire de l’offensive du Chemin des Dames, les quarante-deux conseillers généraux de l’Aisne ont adopté à l’unanimité un vœu qui demande à la République française de reconnaître les « condamnés pour l’exemple « comme des soldats de la Grande Guerre à part entière. Chaque élu départemental s’est exprimé en son âme et conscience sur un texte dont chaque mot a été soigneusement pesé. Depuis cet appel de l’Aisne, le débat sur les « condamnés pour l’exemple « est revenu sur le devant de la scène. Pourquoi lancer aujourd’hui un appel relatif à des faits datant de 90 ans ? Question légitime. Y répondre, c’est d’abord rappeler que la Grande Guerre fut un séisme qui engloutit jusqu’à 1/5 e d’une classe d’âge et influa sur l’ensemble XX e siècle. Il y aurait contresens à vouloir lire l’Histoire à travers le seul prisme de cette question des « condamnés « et malhonnêteté à s’en emparer pour servir tel message philosophique ou politique comme cela se pratique dans certains régimes. Chacun pourrait presque encore le ressentir dans sa chair en songeant à l’itinéraire de sa propre famille : on ne s’empare pas de 14-18, on ne lui fait pas dire ce que l’on veut. Nous avons la chance dans notre pays de pouvoir bénéficier des travaux de nombreux historiens et spécialistes en sciences sociales pour faire avancer la connaissance et sa diffusion. Laissons donc travailler et se confronter librement ceux dont c’est le métier. Comme élus de l’Aisne nous pouvons, en revanche, faire beaucoup pour porter la mémoire d’événements qui se sont déroulés pour partie sur le territoire du département, la transmettre, en faciliter une pédagogie adaptée aux attentes des hommes et des femmes de notre temps. Ce travail, notre collectivité le mène depuis de nombreuses années. C’est ainsi que l’Aisne s’est dotée d’un véritable musée, de sites Internet consacrés à la Grande Guerre, que sont organisées des journées d’étude, des projections de films, proposés des programmes commémoratifs pour le 90 e anniversaire, qu’est soutenu le travail des historiens… Une phrase célèbre dit magnifiquement que l’homme ne peut construire un projet collectif sans connaître ses racines, savoir d’où il vient, comprendre son passé. Pour une mémoire apaisée En resserrant la perspective, on peut rappeler l’importance du théâtre de l’Aisne dans les événements de la Première Guerre mondiale : de la bataille de Guise en 1914 à l’arrivée des plénipotentiaires en novembre 1918 en passant par la deuxième bataille de la Marne, les combats du Chemin des Dames, les populations déplacées, les villes, villages et usines détruits qui ont valu à notre département le triste privilège d’être le plus sinistré d’entre les dix constituant la ligne de front. Nous sommes durablement marqués par cette histoire. Voilà pourquoi, de mémoire, nous avons le devoir. Voilà pourquoi le Conseil général est amené depuis plusieurs années à faciliter la connaissance de certains aspects du conflit. Cela se fait sans tabou, hors de toute volonté de polémique et dans un cadre de travail scientifique. Qu’il s’agisse des initiatives menées dans l’Aisne sur les « condamnés pour l’exemple «, de l’évocation du rôle des Tirailleurs sénégalais ou de la préparation du programme du 90 e anniversaire de 1917 et aujourd’hui de celui de 1918, l’ouverture et la volonté de favoriser l’esprit scientifique ont été, sont nos balises. S’il fallait résumer la démarche que l’Aisne défend, cette apostrophe de l’historien Rémy Cazals invitant à survoler la mêlée médiatique, conviendrait : « il faut restituer à cette guerre toute la complexité qui est la sienne ». L’appel de l’Aisne évoque un aspect de la Grande Guerre pour l’inscrire dans une mémoire générale comme l’ont été, avant celui-ci, d’autres sujets. L’appel de l’Aisne fait référence à l’ensemble des « condamnés pour l’exemple «, ce qui exclut de fait les personnes jugées pour des crimes de droit commun. L’appel de l’Aisne n’établit pas d’échelle de valeur, décrétant que les uns auraient plus de mérite que les autres. En vertu simplement de faits qui ont existé, comme le rappelle l’historien axonais Denis Rolland, au nom d’une mémoire apaisée, sur la base de travaux d’historiens qui ne sont plus contestés par personne, l’appel de l’Aisne propose que les « condamnés pour l’exemple «, combattants de la Grande Guerre, puissent figurer sur les monuments aux morts des communes de France ; que leurs petits-enfants et arrières petits-enfants, comme il s’en trouve dans l’Aisne et ailleurs, n’aient pas à rougir de l’histoire de leur ancêtre. l'Aisne 167 - Juillet/Août 2008



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