[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°167 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : des mains pour soigner les chevaux (portrait).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 portrait Installée dans l’Aisne depuis cinq ans, Camille Simpson soigne les chevaux par l’ostéopathie. La main à la patte Pour « manipuler « un cheval, le principe est d’utiliser la force de l’animal. Pour la formule, on aurait envie de dire « ostéopathe… de cheval «, mais le terme exacte est « ostéopathe équin «. Métier peu répandu, c’est celui qu’a choisi d’exercer Camille Simpson, 29 ans, installée récemment à Clacy et Thierret dans la région laonnoise. Comme son nom de famille le laisse deviner, Camille a des origines anglaises, mais elle se présente avant tout comme bretonne car native du Finistère, près de Brest. Passionnée de cheval depuis son plus jeune âge, elle a attendu de décrocher une licence d’anglais avant de s’orienter définitivement vers le milieu équestre. « Les filières traditionnelles dans le monde du cheval ne m’intéressaient pas vraiment, avoue-t-elle. Je me suis tournée vers l’ostéopathie équine par intérêt pour l’animal avant tout, ainsi que pour le côté manuel. « Créée aux Etats-Unis par le docteur Andrew Still en 1874, l’ostéopathie est une médecine « non conventionnelle « basée effectivement sur des techniques manuelles. Son application à l’être humain s’est largement développée en Europe ces dernières années et se voit de mieux en mieux reconnue par le milieu médical. Appliquée à l’animal, elle est encore un phénomène émergent. Aucune école n’existe en France, quelques-unes se sont ouvertes en Espagne et en Belgique, mais c’est en Angleterre, pays du cheval par excellence, que Camille a suivi une formation sur quatre ans, sanctionnée par la soutenance d’un mémoire. « La première année était très théorique, abordant des questions de physiologie et de biomécanique qui n’étaient pas évidentes pour moi qui suis issue d’un cursus littéraire, précise-t-elle. Pour la soutenance du mémoire, la dernière année se passe sur l'Aisne 167 - Juillet/Août 2008 Clacy et Thierret le terrain avec des cas concrets. Pour trouver des chevaux à étudier j’ai donc fait le tour des écuries et clubs équestres dans la région de Soissons où je venais de m’installer, il y a maintenant cinq ans. » La plupart des chevaux se montrent très coopératifs avec Camille. Les pathologies du cheval sur lesquelles intervient l’ostéopathe sont légions et se rencontrent dans toutes les disciplines : course, saut d’obstacle, voltige, promenade de loisir ou attelage. Il peut s’agir d’une mauvaise chute, d’un tour de rein en se relevant ou encore, et c’est le plus fréquent, d’une mauvaise pratique. Une selle mal placée, un cheval mal ferré ou un problème de dentition dû à un mors mal adapté qui entraîne « Vous voyez mon gabarit, je ne peux pas soulever un cheval de 500 kg ! « une compensation dans la position de l’encolure de l’animal. De fait, le dialogue avec le propriétaire est une étape au moins aussi importante que la manipulation en elle-même. La manipulation, comment se passe-t-elle d’ailleurs ? « Vous voyez mon gabarit, sourit la jeune femme, je ne peux évidemment pas soulever un cheval de 500 kg ! Le principe est d’utiliser la force du cheval lui-même par « bras de levier ». D’où l’importance de savoir approcher le cheval et le mettre en confiance. A Soissons, Florence Wuillaume qui dirige les Ecuries de l’Etoile, ne tarit pas d’éloges sur les méthodes de Camille : « Son approche est toute en douceur, elle prend le temps nécessaire et assure un suivi avec le cheval. J’ai moi-même recours à l’ostéopathie pour des problèmes de dos et je sais que cela ne donne rien de bon de travailler en force, au contraire. Pour une écurie comme la nôtre, il y a trois personnes clés sur lesquelles il est important de pouvoir compter : un bon maréchal-ferrant, un bon vétérinaire et un bon ostéopathe. Leur travail est complémentaire. »
Photo Ludwig Barbaux 25 culture Saint-Gobain Festival : le rock se met au vert solidaire



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