[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
[02] l'Aisne n°167 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°167 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : des mains pour soigner les chevaux (portrait).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le judo pied au plancher A l’origine du projet de dojo, un constat appuyé par quelques chiffres. Constat : le judo et les arts martiaux ont le vent en poupe dans l’Aisne. Quelques chiffres : les judokas licenciés sont 5 600 répartis dans 54 clubs sur l’ensemble du territoire. Sport de masse, il aligne dans l’Aisne quatre ceintures noires au 6 e dan, organise un tournoi national, possède une école départementale d’arbitrage et de commissaires sportifs ainsi qu’une école de dirigeants. Le judo est la deuxième discipline sportive de l’Aisne avec 5 600 licenciés. 22 le point sur L’Aisne va se doter d’un dojo départemental pour la pratique du judo, discipline forte de 5 600 licenciés, et des autres arts martiaux. Sous maîtrise d’ouvrage du Conseil général, le projet bénéficie du soutien de la commune de Tergnier, où il sera implanté, et de la Région. Tapis rouge pour les arts martiaux Quatre tapis de compétition formant une surface de 12 mètres par 42 mètres, modulables en 16 aires de combat d’animation pour les plus jeunes ; une salle de compétition de près de 900 m² ; des gradins pour 150 à 300 spectateurs : telles sont les principales caractéristiques en terme de services sportifs du futur dojo départemental dont la construction est prévue à Tergnier/Vouël. Cet équipement, dont les travaux devraient démarrer en 2009 et s’achever fin 2010, s’adresse aux pratiquants du judo en particulier et des arts martiaux en général. Il doit permettre le déroulement des animations scolaires, des stages départementaux, des compétitions de niveau départemental, l’entraînement des clubs locaux et l’organisation de manifestations grand public, type journées portes ouvertes, événements de promotion. Après avoir commandé une étude de programmation, le Conseil général de l’Aisne assurera le portage du projet, c’est à dire le l'Aisne 167 - Juillet/Août 2008 160 jours d’utilisation prioritaire suivi de sa conception et de sa réalisation. Dans le cadre du contrat de développement Aisne-Picardie, la Région devrait intervenir à hauteur de 50% aux côtés du Conseil général de l’Aisne et de la commune dans le financement des investissements. Le partage des usages et la gestion du lieu seront définis dans une convention passée entre les différents clubs, la commune et la fédération de judo. L’accord comprendra notamment la réservation de 160 jours annuels dits d’utilisation prioritaire pour les manifestations organisées par la Fédération départementale de judo (compétitions, entraînements, passage de ceinture...), l’espace revenant le reste du temps à des pratiques dans le cadre communal. Tergnier Le dojo sera divisé en cinq espaces : sportif, administratif, zone public, espaces techniques et parties extérieures. Autour du pôle principal dédié à la pratique sportive seront aménagés : un hall d’accueil, une zone de convivialité, une salle de réunion et de formation, deux bureaux pour le comité départemental de judo, une salle d’échauffement et de musculation, deux salles de pesée, un sauna, les vestiaires et sanitaires et une infirmerie avec toilettes pour… les contrôles anti-dopage. L’ensemble parking compris s’étendra sur 4 000 m². Dans le programme, un effort particulier sera porté sur la qualité acoustique dans le souci d’une ambiance sonore confortable pour les utilisateurs et le personnel. Le dojo disposera d’une connexion wi-fi. Enfin, si le projet ne fait pas l’objet d’une demande de certification, plusieurs cibles haute qualité environnementale (HQE) seront demandées au maître d’œuvre : harmonie du bâtiment avec son environnement immédiat, gestion de l’énergie, confort visuel, confort acoustique.
Dans l'Aisne L’Aisne compte environ 1000 pratiquants d’arts martiaux affiliés à la Fédération française de Wushu et arts énergétiques martiaux chinois (FFWAEMC) qui regroupe notamment des disciplines comme le kung fu et le taï chi. Quatre associations sont affiliées à cette fédération dans l’Aisne : Le wu chi tao à Vervins à Vervins - 06 80 71 15 89 Le yoseikan budo (taï chi chuan) à Guise - 03 23 60 96 81 Le dojo naihanchi à Autreville - 03 23 39 98 72 La voie du taï chi à La Chapelle Monthodon - 03 23 83 57 10 23 sport Insolite. C’est à Vervins en Thiérache qu’une école de Wu chi tao, comprendre « la voie de l’art et de l’énergie », forme et produit depuis bientôt dix ans des pointures du kung fu. Rencontre avec l’une d’entre elles, Aurélie Bochert, vice-championne de France. Vervins Les rois du kung fu à Vervins Aurélie Bochert, 27 ans, de Fontaine les Vervins est une jeune athlète de haut niveau soutenue par le Conseil général de l’Aisne (1). La raison ? Elle excelle dans le maniement des armes du kung fu. Après seulement quatre ans de pratique, elle affiche un beau palmarès. Plusieurs fois médaillée d’or au niveau régional, elle a décroché la saison dernière la médaille de bronze aux championnats de France de kung fu. Méfiez-vous de l’eau qui dort. Le petit bout de femme blonde, calme et posée frappe vite, juste et utile à la manière des moines Shaolin à l’origine de cette discipline millénaire. « Les mouvements codifiés des techniques de défense que l’on nomme taos (l’équivalent des katas en karaté) sont mon terrain de prédilection. Ces mouvements, nous pouvons les travailler à mains nues ou avec les différentes armes utilisées en kung fu », explique l’athlète. Aurélie a choisi les armes. « Le maniement est très technique et esthétique, ça me fascine. Nous avons le choix entre les sabres, les doubles sabres (un dans chaque main), le bâton, l’épée, la lance, le crochet, la massue. Aujourd’hui, je prends la lance ». Débute une chorégraphie guerrière fidèle au style traditionnel à ne pas confondre avec le kung fu moderne (2) plus acrobatique et gymnique. Sur le tatami, Aurélie occupe l’espace de mouvements amples, circulaires et rapides. Elle se défend, fend l’air et pique au bout de sa lance son adversaire imaginaire d’un geste propre et énergique. Un trop plein d’énergie. « C’était mon problème avant de commencer le kung fu il y a quatre ans. J’occupe un emploi de téléconseillère et j’étais très stressée par mes journées passées au téléphone. Dans le kung fu, j’ai trouvé un défouloir et un équilibre. La philosophie de cet art martial est intéressante, les exercices qui sollicitent à la fois le corps et l’esprit m’ont énormément fait progresser en confiance en moi. Depuis que je pratique le kung fu, j’ai gagné en force mentale et j’avance mieux dans la vie, dans tous les domaines », assure la jeune femme qui vient tout juste de se marier. « Aurélie est une athlète très assidue et rigoureuse au sein de l’école. Sa motivation lui a permis de progresser d’une façon fulgurante et de se faire remarquer par Sylvie Copeaux, une autre de nos élèves, championne de France de kung fu 2007 qui lui a fait bénéficier de son expérience. Sylvie attend un heureux événement et a dû mettre sa carrière sportive entre parenthèses », explique le Vervinois Stéphane Dubus, 37 ans, triple champion de France de la discipline, instructeur fédéral de l’école Wu chi tao et également président du Comité régional de Picardie de la Fédération française de Wushu et arts énergétiques martiaux chinois (FFWaemc). Aurélie Bochert excelle dans le maniement des armes du kung fu. « Le kung fu m’a permis de canaliser une énergie débordante ». (1)Le Conseil général de l’Aisne soutient financièrement les athlètes de haut niveau. Dans ce cadre, en 2007, Aurélie Bochert et Sylvie Copeaux ont toutes deux bénéficié à titre individuel d’une subvention de 350 E octroyée par l’assemblée départementale. (2) Le kung fu moderne est apparu vers 1970, lorsque le Président de la République populaire de Chine Mao Tsé-Toung a interdit la pratique du kung fu traditionnel (qui utilise les armes). Un style de kung fu « moderne », pacifique, plus acrobatique et artistique s’est alors développé. On compte pas moins de 450 styles d’arts martiaux différents en Chine. Le kung fu peut se pratiquer à partir de l’âge de 6 ans. l'Aisne 167 - Juillet/Août 2008



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