[02] l'Aisne n°166 mai/jun 2008
[02] l'Aisne n°166 mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de mai/jun 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la pub de l'Aisne dans le Center Parcs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Aisne Quelques chiffres > L’Aisne est le 3 e producteur de pomme de terre de féculerie. > Pommes de terre et légumes frais représentent 3% des terres arables du département. Données enquête industries agro-alimentaires de l’Aisne - 2006 - Chambre d’agriculture de l’Aisne, CCIA. > Le Nord et la Picardie restent les principales régions productrices, représentant 63% de la production de pommes de terre de consommation. > Pommes de terre de consommation en Nord Picardie : 63 000 hectares de surfaces cultivées ; volume récolté ; 2,9 millions de tonnes ; nombre de producteurs, 5 100. > La pomme de terre se commercialise 100 euros la tonne*. > Matériel, investissement total pour 20 hectares : 150 000 E. > L’Union Expandis regroupe 15 producteurs de la région sur une surface de 160 hectares de plants. *Donnée début 2008. Rendez-vous international de la pomme de terre Villers-Saint-Christophe dans le Saint-Quentinois accueillera les 10 et 11 septembre prochains les 5 es journées internationales de la pomme de terre. Cette grande foire rassemble les différents métiers et intervenants du secteur à l’initiative de l’Institut du végétal Arvalis. Le Conseil général de l’Aisne soutient cette manifestation. Rens. www.pommedeterre2008.com 6 économie L’exploitation familiale de Bruno Lescieux, située à Dizy le Gros, entre Thiérache et Laonnois, consacre 25 hectares à la pomme de terre. Cet agriculteur de 42 ans cultive le tubercule à destination de plusieurs marchés : le frais, l’industrie et les fécules. « Cette culture est très technique. Un plant de pommes de terre est plus délicat qu’une graine. Au niveau sanitaire, cela nécessite beaucoup d’attention », explique Bruno qui travaille avec l’aide de son frère. La petite exploitation du Bois d’Angoute, qui produit également des céréales, fait appel à des saisonniers au temps fort de l’année. Elle garde donc son indépendance pour la récolte, mais aussi pour le triage et le stockage. « Nous avons investi dans du matériel spécialisé, malgré son coût important, note l’exploitant. Ce lourd investissement est souvent un frein pour les nouveaux producteurs ». La majeure partie de sa surface plantée en pommes de terre est réservée au marché du frais (les pommes de terre que l’on trouve dans les rayons des magasins), mais Bruno Lescieux reconnaît la nécessité économique de travailler également avec l’industrie : « nous produisons pour une célèbre marque de frites surgelées. L’avantage de l’industriel est qu’il nous garantit un prix. C’est plus sécurisant », analyse-t-il. L’Union Expandis, installée à Marchais dans le Laonnois, a également compris les intérêts de la transformation. « Nous permettons au producteur de jouer dans la même catégorie l'Aisne 166 - Mai/juin 2008 « Nous apportons à l’industriel tous les services dont il a besoin ». que ses clients. Nous apportons à l’industriel tous les services dont il a besoin, notamment la traçabilité, la qualité et la logistique », précise son président, Pierre Klein. Chips, frites, purées… La coopérative agricole, qui regroupe une qinzaine de producteurs pour ce qui concerne les plants de pommes de terre et stocke plusieurs tonnes pour le marché de la transformation. Les tubercules sont triés, calibrés, puis entreposés dans des chambres froides. « La pomme de terre, c’est toute une affaire, sourit Pierre Klein. Nous devons assurer une traçabilité totale, avant d’expédier notre produit aux clients Dans le labo de l’Union Expandis, on vérifie la qualité de la pomme de terre. Bruno Lescieux et son frère produisent à Dizy le Gros des pommes de terre pour le frais, l’industrie et les fécules. Le marché du tubercule cher à Parmentier se porte plutôt bien dans l’Aisne qui accueillera, les 10 et 11 septembre, les 5 es journées internationales de la pomme de terre. La pomme de terre a la patate en France et à l’étranger ». Dans le laboratoire de l’Union Expandis, on repère, en amont, tous les éventuels défauts du produit. C’est le travail de Ghislaine Etienne qui prélève des échantillons et doit repérer si toutes les pommes de terre sont « chipables ». Le produit transformé se retrouvera bientôt sur une table pour accompagner un apéritif ou dans la nature, en voiture… à l’occasion d’un pique nique. Quelle que soit sa forme, la pomme de terre reste un produit incontournable dans les assiettes des consommateurs aujourd’hui comme hier. Pierre Klein, Président de l’Union Expandis.
Découverte du dernier motif d’impression créé par la mini entreprise du collège Marthe Lefèvre à Saint-Quentin. Le Conseil général de l’Aisne a subventionné à hauteur de 5 000 E l’association Entreprendre pour apprendre pour l’organisation d’un salon régional de la mini entreprise en avril dernier à Saint-Quentin. 7 économie Mini entreprise à profit pédagogique « La mini entreprise a pour but de développer chez les jeunes le sens de l’initiative et des responsabilités. C’est un outil pédagogique d’initiation à la gestion de projet et à la vie économique », expose Nadia Zarkani, responsable pour l’Aisne de l’association Entreprendre pour apprendre qui est à l’origine du concept. Il existe à ce jour 14 mini entreprises dans le département, réparties entre collèges, lycées, centres de formation des apprentis et missions locales. La mini entreprise vit le temps d’une année scolaire. Elle est gérée par un groupe d’élèves volontaires qui se familiarisent par ce biais à toutes les étapes de la vie d’une société, de son montage à la cessation d’activité. Accompagnés par des professeurs référents, les jeunes, collégiens ou lycéens restent les principaux décideurs. L’expérience semble bénéfique tant sur le plan personnel que professionnel. « Sur le curriculum vitae, la mini entreprise compte pour un stage de longue durée », affirme ainsi Nadia Zarkani. L’opération induit des changements positifs dans le comportement et les résultats de certains jeunes, estime pour sa part Claude Vaillant, professeur référent de So’Fashion une mini entreprise créée cette année au collège Marthe Lefèvre à Saint-Quentin. Selon lui, « le fait de s’investir dans quelque chose de concret révèle des élèves qui jusque-là n’étaient pas forcément brillants. Ils se sentent concernés par leur affaire et gagnent confiance en eux ». La mini entreprise peut servir de support pour les autres matières. « En maths, nous revoyons les bilans financiers tandis qu’en français on travaille la rédaction de lettres de motivation et de courriers Coup de feu en cuisine : les mini entrepreneurs du CFA de La Capelle assurent la production de chocolats pour Pâques. administratifs. En classe de vie sociale et professionnelle, on étudie la législation de l’entreprise », témoigne Sandrine Bar, enseignante référente d’une mini entreprise au Centre de formation des apprentis de La Capelle. Les apprentis boulangers au CFA de La Capelle ont choisi de fabriquer et de commercialiser des chocolats pour les différentes périodes de fêtes de l’année (Noël, Saint-Valentin, Pâques). Les élèves de 3 e du collège Marthe Lefèvre à Saint-Quentin ont opté pour le flocage de tee-shirts. Après, avoir imaginé le logo et l’enseigne, un recrutement est organisé pour pourvoir les différents postes administratifs, techniques et de direction. « Chaque élève postule et passe un entretien d’embauche devant un groupe de profs volontaires », explique Ali Benabdelouahed, 15 ans, directeur financier de la mini entreprise du collège Marthe Lefèvre. Les collégiens ou lycéens doivent ensuite Saint-Quentin La Capelle L’Aisne en compte 14. Fruit d’un partenariat entre l’association Entreprendre pour apprendre et les profs, les mini entreprises permettent à de jeunes lycéens, collégiens et apprentis de découvrir l’expérience de la gestion de projet. Découverte à La Capelle et Saint-Quentin. se constituer un capital de départ en vendant des actions à leur entourage. « Nous avons vendu 112 actions à 4 E l’unité, soit un total de 448 E », indique Ali. A La Capelle, on annonce « 125 actions à 4 E l’unité, soit 500 E ». L’assemblée constitutive se fait en présence des actionnaires. Les apprentis boulangers confectionnent leurs chocolats dans le temps d’études consacré aux ateliers pratiques tandis que les collégiens de Saint-Quentin floquent les tee-shirts en cours de technologie. Des chocolats à La Capelle et des tee-shirts à Saint Quentin En juin, les mini entrepreneurs devront clôturer leur activité. Trois possibilités s’offriront à eux pour dissoudre les bénéfices : les reverser à une association, s’offrir une sortie pédagogique ou rembourser les actionnaires pour ceux qui le souhaiteraient. l'Aisne 166 - Mai/juin 2008



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